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28/07/2006
Morts au Champ d'Honneur
La guerre est toujours présente sur une bonne partie du globe. Il est sans doute temps d'en parler un peu sur mon blog.
Au moment où Israël continue de pilonner le Liban pour affaiblir le Hezbollah, où l'Irak plonge chaque jour un peu plus dans la guerre civile, où l'Afghanistan ne semble pas tirée d'affaire...
Au moment où des pays comme la Somalie, l'Ethiopie, le Soudan, la Côte d'Ivoire, la République Démocratique du Congo, la Colombie, le Pérou et tous les autres pays qui sont en proie à des guerres larvées ou avérées mais non médiatisées sont aussi sur une bien mauvaise voie.
Je dédie cette note aux "Effacés" qui tombent sous "le feu" de la mitraille à cause de dirigeants politiques bien protégés dans leur bureau indestructible. Hommes ou femmes de pouvoir qui ne défendent souvent que des intérêts personnels, au pire ou égoïstement les intérêt d'une nation, au mieux. Un peu comme-ci, nous ne vivions pas tous sur la même planète du Cap au pôle Nord ou de Sydney à Paris.
- La première chanson est de Bertrand Boulbar qu'il a dédiée à son arrière grand-père Joseph Boulbar. J'ai reçu aujourd'hui le CD que j'avais commandé pour avoir les chansons en qualité CD et le livret avec toutes les paroles.
- La seconde chanson est de Lonah qui la présente par le texte qui suit: "Et si tous les pauvres damnés, millions de crétins tombés là plus par hasard que par choix, dans des tranchées, dans des camps, dans des guerres, se levaient pour aller réclamer à l'Histoire ce qu'elle leur doit ? Pour ces bouts de chair amenés là juste pour mourir, qu'importent les causes, les raisons de leur combat face à la valeur de son sang. C'est en songeant à ces effacés que ce morceau est né. Parce que l'Histoire, comme bric à brac immonde de voix tonnantes, d'images faciles, existe bien sans ces vies raturées. Parce que l'Histoire, bon, voilà, ça se dissout dans de la mauvaise vodka."
- Les photos pour illustrer sont celles que j'ai prises lors de mon séjour près du Mont Saint-Michel. Dans cette campagne Normande, il y a un cimetière américain près de Saint-James avec ses traditionnelles croix blanches et un cimetière allemand au Mont de Huisnes dans la commune de Huisnes-sur-mer.
"Le Feu"
de Bertrand Boulbar, chanson dédiée à Joseph Boulbar son arrière grand-père
Tirée de l'album "Boulbar"
Il se passe des choses que je ne peux te dire
Il se passe des choses que je ne peux t'écrire
Je suis seul, si seul au fond de rien du tout
Juste un trou dans la terre et tout le monde s'en fout
Et ma vie qui fout le camp par un tout petit trou
Un petit trou sanglant et tout le monde s'en fout
Il n'y a que la boue, les obus, la mitraille
Le bruit partout et mon sang, qui coule vaille que vaille
J'ai couru comme les autres, je n'ai pas eu le choix
J'ai couru vers nulle part, vers je ne sais quoi
Maintenant, je sais quoi, vers le manque de chance
J'ai un morceau de fer bien au fond de ma panse

Ils diront de moi: "mort au Champ d'Honneur"
Mais l'honneur ici n'existe pas, il n'y a que l'horreur
De piétiner les corps et de tuer pour survivre
Et puis crever de peur quand l'offensive arrive
Sauter sur le parapet face à la grande loterie
Des balles qui vous touchent ou qui vous laissent en vie
Pour tenter de reprendre un morceau de terrain
Qui sera reperdu dès le lendemain
J'ai couru comme les autres, je n'ai pas eu le choix
J'ai couru vers nulle part, vers je ne sais quoi
Maintenant je sais quoi, vers le manque de chance
J'ai un morceau de fer bien au fond de ma panse
Mon nom ne restera pas gravé au panthéon des héros
Seuls les ministres et les généraux
Passent de leur bureau aux manuels scolaires
En nous envoyant jouer face à des balles en fer
Je rentre dans l'Histoire par la petite porte
Juste un numéro sur une feuille morte
Aux bons patriotes, je laisse cette pensée
Mourir pour la France, je m'en serais bien passé
J'ai couru comme les autres, je n'ai pas eu le choix
J'ai couru vers nulle part, vers je ne sais quoi
Maintenant je sais quoi, vers le manque de chance
J'ai un morceau de fer bien au fond de ma panse
"Les Effacés"
Composition et texte d'Eric Debeir, Mix : Antoine Liutkus et Eric Debeir, Chant : Raphaëlle Fortier, Guitares : Fabrice Levillain
Cendres sous l'incendie
Silences entre les écrits
Sous terre, fils de la misère
Mémoires jamais invoquées
Nous les effacés
Les tombes perdues
les sabre de gloires, les miettes de victoire
refusons l'oubli

Et nous marcherons, chargerons vos histoires de papier
et nous chargerons, sabrerons vos mémoires mutilées
Pantins de parjure
Marionnettes de vent
nos chutes, battîrent les temples
les royaumes et les légendes
vos légendes
mais à notre heure
refusons l'oubli

Et nous marcherons chargerons vos histoires de papier
et nous chargerons sabrerons vos mémoires mutilées
Nos noms restent cachés, gravés sur la cendre, écrits dans le sable
Histoires
Tranches dans le blesures
Signes de larmes
Vieux diables
A notre heure


17:30 Publié dans Musique Indépendante | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Boulbar, Lonah, guerre, liban, Israël, Musique Indépendante, mort
Commentaires
Dans le même ordre d'idées, voici une chanson dont j'ai écrit le texte le premier jour de la première guerre du Golfe :
http://www.noosfere.com/heberg/rcw/audio/ari64.mp3
Le texte est là :
http://www.noosfere.com/heberg/rcw/brain/textes.htm#armag
Et mes « motivations » sont ici :
http://www.noosfere.com/heberg/rcw/bio/guerre.htm
« Armageddon Rag » est aussi disponible via BnFlower sur ma page flower_pot:
http://bnflower.com/beta/page_perso_flower-165.html
Ecrit par : Brain Damage | 05/08/2006
Merci Roland,
J'ai écouté la chanson. Elle est clairement dans l'esprit de cette note. J'ai regardé ton site. Il faudra que je lise un de tes romans de SF.
Ecrit par : bee_human | 06/08/2006
Ben « La Saison de la Sorcière » il est vraiment pas cher, il est en vente partout en ce moment, et il est, je pense, lui aussi dans l'esprit de cette note.
Merci, en tout cas.
Ecrit par : Brain Damage | 06/08/2006
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