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07/02/2009

Article de CPJ sur Bruno

Un article en anglais de CPJ "Committee to protect journalists" (Defending journalists worldwide)

After mysterious fire, online columnist dead in Congo
New York, February 6, 2009--An online columnist known for criticizing the government and alleging high-level corruption was buried in the Republic of Congo today following his death in a military hospital on Monday, according to local journalists. Bruno Ossébi, left, was badly burned in a late-night fire at his residence on January 21, although he was said to be recovering and his death was unexpected. Authorities have not provided any information on the cause and circumstances of the fire, which coincided with a similar fire at the French home of an exiled political dissident.

[lire la suite en anglais...]

Ma traduction, qui n'engage que moi... :

Après un incendie suspect, un journaliste du net meurt au Congo

New-York, 6 Février 2009 -- Les journalistes locaux nous informent que le journaliste du net, connu pour ses critiques du gouvernement et ses dénonciations du haut niveau de corruption, a été enterré aujourd'hui en République du Congo après son décès lundi dans un hôpital militaire. Bruno Ossébi est parti, il avait été gravement brûlé le 21 janvier au petit matin au cours d'un incendie à son domicile, bien que les nouvelles précisaient qu'il se remettait  et que son diagnostic vital ne semblait plus engagé. Les autorités n'ont donné aucune information sur les causes et les circonstances de cet incendie qui a coïncidé avec un incendie similaire au domicile français d'un dissident politique exilé.

Ossébi, qui avait la double nationalité française et congolaise, souffrait de brulûres au second degré lié à un incendie non élucidé qui a tué sa compagne et les deux enfants de celle-ci agés de 8 et 10 ans, d'après les informations des journalistes locaux. L'attaché de presse de l'ambassade de France, Bernard de Marignan, a indiqué à CPJ que Bruno Ossébi était mort un jour avant son évacuation planifiée pour la France.

Dans une interview avec CPJ, le porte-parole de la police, le Colonel Jean Aive Alakoua a dit que les circonstances et les causes de l'incendie n'étaient pas encore déterminées. "Nous ne savons pas pour le moment si l'incendie est criminel ou accidentel" nous a-t-il dit. Il y a des indications qui plaideraient pour une origine électrique, a dit Alakoua, mais il ne pouvait pas développer. Parlant aujourd'hui à CPJ, le procureur de la République Alphonse Dinard Mokondzi a dit que la première déposition d'un témoin oculaire avait parlé d'une explosion de télévision dans la maison d'Ossébi.

L'observatoire congolais des droits de l'homme a déclaré, par la voix de son directeur Roger Bouka, qu'il ménerait des investigations indépendantes sur l'incendie et la mort de Bruno Ossébi.

"Nous déplorons le décès de Bruno Ossébi et nous présentons nos condoléances à sa famille et ses amis", nous a déclaré Thom Rhodes, le coordinateur de CPJ pour l'Afrique. "Nous appelons les autorités à assurer qu'une enquête approfondie et transparente soit menée".

Dans une interview de ce jour avec CPJ, le ministre de la communication Alain Akouala, qui lui a rendu visite à l'hôpital, déplore la mort de Bruno Ossébi et indiqué que des investigations officielles sont en cours. "C'est triste car c'était quelqu'un qui participait à sa manière aux débats d'idées" a-t-il ajouté.

L'incendie du 21 janvier chez Bruno Ossébi a coïncidé avec un incident identique au domicile du dissident politique exilé Benjamin Toungamani. Ces incendies se sont passés trois jours après que le journal en ligne Mwinda ait publié une interview exclusive de Toungamani dans laquelle il accusait le Président Denis Sassou-Nguesso de corruption, d'après les recherches de CPJ. Toungamani n'a pas été blessé.

Ossébi et Toungamani prévoyaient tous les deux de se porter partie civile au côté de l'organisation Sherpa dans une plainte internationale contre Sassou-Nguesso et les présidents de la Guinée Equatoriale et du Gabon voisins, d'après l'avocate Maud Perdriel-Vaissière. En décembre, Sherpa et le groupe de lutte contre la corruption Transparency International, ont demandé une instruction pour déterminé la façon par laquelle les dirigeants des trois pays africains riches en pétrole ont accumulé un tel patrimoine en France.

Les trois Présidents ont contre-attaqué par au moins deux plaintes à l'encontre des ONG. En plus, les autorités gabonaises ont arrêté un coplaignant et deux journalistes à la fin du mois de décembre après avoir déjà suspendu un journal quelques mois plus tôt car il avait repris un article du journal français "le monde" sur le patrimoine du Président gabonais Omar Bongo.

Ossébi avait également dénoncé en janvier sur le journal en ligne Mwinda la tentative par la Société Nationale des Pétroles du Congo d'obtenir un préfinancement de 100 millions de dollars auprès d'une banque française qui était la conséquence de la mauvaise gestion des profits pétroliers par le gouvernement, d'après les recherches de CPJ. Il n'y a pas eu de réactions officielles à ces allégations, d'après les journalistes locaux.

21:03 Publié dans République du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bruno ossébi, cpj

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