25/06/2006
Une longue histoire sur l'eau salée
Un peu d'embruns, de vagues, d'eau salée, de police maritime, d'insconscients et de voileux
Le 23 Août 2002 restera à jamais gravé dans ma mémoire comme un des moments les plus angoissants de mon existence.
Quelle idée m'était passée par la tête quand je m'étais mis à apprécier la voile ? J'avais d'abord fait plusieurs week-end avec mon CE. Je suis passé ensuite à des croisières de 10 jours sur un ancien voilier qui participait dans le temps à la transat anglaise. En 2000, je rallonge encore la durée des expériences maritimes. Nous faisons cette année là une première croisière de quinze jours en méditerranée avec un couple d'amis marseillais rencontrés sur les pistes de ski de la station de Luc Alphand.
Notre itinéraire comprend Porquerolles, Port-Crau, Port-Grimau, Cannes, les îles de Lerins et le retour sur Toulon en nous arrêtant de nouveau dans les différentes îles. Quelques souvenirs avec Christophe qui nous a chassé une murène entre l'ile Saint Honorat et l'ile Sainte Marguerite. Nous nous faisions une joie de la déguster au dîner ce soir là. Quelle déception, tant la bête était immangeable car bourrée d'arêtes. Mais le souvenir le plus comique étant le sauvetage que nous avons effectué en revenant de Saint Honorat.

Je vous décris le tableau. Nous sommes au près, sur notre tribord un couple de personnes d'un age avancé nous fait des signes désespérés. Nous enclenchons le moteur et affalons les voiles pour faire une manoeuvre d'approche de ces étonnants personnages. Ce couple est sur un voilier mais ils ne savent pas s'en servir. Ce qui est fort problématique car leur moteur vient de les lâcher. Nous lançons un bout pour que le septuagénaire le rattrape avec la gaffe. Au bout de plusieurs essais infructueux, il réussit enfin à s'en emparer. Malgré notre consigne de passer le bout par le chaumard, ils s'y mettent maintenant à deux pour tenir le cordage sans l'attacher nulle part. Le monsieur nous demande alors de les tracter jusqu'au Yachting Club en nous précisant qu'il en est le président. Nous ne relevons pas. Par contre, nous n'en pensons pas moins. Une fois dans le port, il lache le cordage et avec l'inertie l'embarcation se dirige vers une place libre. Nous jetons un dernier regard pour voir qu'ils viennent de perdre leur gaffe dans la mer et qu'un groupe de personnes arrive à leur rescousse. Nous nous éclipsons en abandonnant monsieur le Président à une fin de sortie bien ridicule.
La dernière annecdote significative de notre croisière intervient dans un des derniers jours. Nous sommes au mouillage devant une grande plage de Porquerolles. Nous ne sommes pas les seuls. Une bonne trentaine de bateaux sont à l'arrêt dans notre zone. Christophe décide de partir faire son commandant Cousteau dans les alentours. Il met sa combinaison et s'en va faire un peu d'apnée vers un bloc de rochers. Pendant que leur fils et ma fille jouent, nous entâmons une discussion avec la femme de Christophe. Une poignée de dizaine de minutes passent. Soudain, la police maritime arrive et demande à l'ensemble des bateaux de notre secteur de quitter les lieux.
Nous faisons la sourde oreille et cherchons des yeux Christophe. Il est impossible à repèrer. Nous tentons de discuter avec les policiers mais ils ne sont pas d'humeur. Ils nous expliquent que nous nous trouvons sur une zone de taxifolia. Cette algue tueuse détruit peu à peu l'écosystème méditérranéen en se substituant à la posidonie. Nous n'avons pas le choix. Nous démarrons le moteur et partons plus loin. J'imagine en souriant la tête de Christophe s'il sort la tête de l'eau au moment où son bateau part avec sa femme et son fils...
Cela était vraiment très drôle à part le fait qu'une fois repéré le tueur de murènes, il ne me restait plus qu'à prendre l'annexe et à ramer pour aller le rechercher.
Des marins privés de mer
Après cette première longue croisière, j'ai laissé passer 2 ans avant d'attaquer cette épique épisode de 2002. L'été 2001, j'ai continué dans des aventures nord-africaines par un petit périple en Tunisie. Mais cela est une autre histoire...
En 2002, nous descendons à Marseille en avion depuis Paris pour rejoindre nos compagnons d'aventure. Nous nous rendons à Toulon pour préparer le bateau et nous occuper de l'avitaillement. La femme de Christophe étant enceinte de 6 mois, une règle d'or est adoptée : nous ne ferons pas de navigation au-delà de force 5. Nous prévoyons cette fois-ci de descendre jusqu'à Barcelone et pour partir dans les meilleurs conditions nous préfèrons attendre un vent favorable. Durant cinq jours le vent vient de l'ouest et la houle est importante.
Nous en profitons pour faire la maintenance des feux qui se trouvent en haut du mât. C'est toujours amusant de faire un peu l'équilibriste. Ai-je destabilisé la balise Argos dans les différentes opérations effectuées là haut ?
Nous faisons également du Karting sur la presqu'île de Giens. J'ai découvert à cette occasion qu'ils fabriquaient des karts à 2 places. Ceci m'a permis de faire quelques frayeurs à ma fille en véritable père indigne que je suis. Nous faisons également des ballades sur les hauteurs pour avoir une magnifique vue sur Toulon et Saint-Mandrier.
Mais à force, le trampoline, les ballades, le karting et les acrobaties diverses sont des activités lassantes quand on est venu pour faire de la voile. Cependant le constat est vite fait. Même dans le port, l'eau est fortement agitée. Ce qui laisse imaginer ce qui se passe au large ! Nous avons une règle d'or à tenir. Il n'y a que cela qui compte. Nous ferons également une sortie ciné pour voir MIB II.
Un voilier au moteur qui ne tient pas la distance
Finalement après 5 jours d'attente, le vent tourne. Il n'est pas portant mais nous évitera de multiplier les virements de bord. Nous décidons de faire une très longue première étape. Nous partons de Toulon et visons Palavas Les Flots. Nous ferons une navigation de nuit pour y arriver. Nuit qui nécessitera une certaine concentration car nous sommes au large de Fos Sur Mer alors qu'il fait déjà nuit. Il faut être attentif aux sorties des Tankers et à la houle croisée engendrée par l'arrivée des eaux du Rhone en méditérannée. Nous gardons cependant un oeil sur le magnifique ciel étoilé de ce mois août. Les choses se passent sans encombre. Christophe et moi nous partageons les quarts à la barre. Le lendemain le vent disparaît complètement. La mer est étale. La fin de l'étape au moteur est interminable. En fin d'après-midi nous amarrons condiments* dans le Port de Palavas les Flots. Le restaurant tournant nous surplombe. Nous décidons d'y prendre notre dîner et par chance nous y trouvons une table sans avoir réservé, ce qui est visiblement un exploit.
Le lendemain nous réduisons la longueur de l'étape pour rejoindre le Cap d'Agde. Nous enchaînons ensuite sur une étape plus longue pour rejoindre Argelès (Nous visions plutôt Collioure ou Port-Vendres mais à cette époque de l'année les places de port sont rares). Nous sommes un samedi. Nous prévoyons de passer la frontière espagnole le lendemain.
C'est avec envie que nous appareillons le dimance matin pour passer le cap Cerbère. Nous sortons du port au moteur. Je suis dans la cabine pour préparer la navigation. Les enfants finissent leur petit déjeuner sur la table du carré. Soudain Christophe nous crie de sortir. Nous sortons tous, le moteur est coupé mais une fumée pas sympathique s'échappe du caisson moteur. Nous voilà donc sans moteur. Nous laissons dériver un peu pour jeter l'ancre en dehors du passage d'entrée et de sortie du port. Après avoir pris contact avec les autorités du port, nous nous faisons remorquer à quai.
Un dimanche même en plein été c'est plutôt difficile de trouver un mécano ou alors déjà fort chargé. En fouillant dans les pièces de rechange que nous avons à bord, nous trouvons un rotor de la pompe à eau de mer. La documentation nous informe que c'est une pièce fort fragile. La présence à bord de cette pièce laissée par le précédent propriétaire nous suggère que nous devons tenir la pièce stratégique. Les discussions avec nos voisins d'amarrages nous confirment cette hypothèse quand nous évoquons les symptômes de la panne moteur. Malgré l'inaccessibilité de cette partie du moteur nous nous mettons au travail pour changer la pièce déficiente. Quand nous sortons la pièce précédente nous sommes certains d'avoir résolu notre problème. Le rotor en place a perdu quelle pales qui devaient avoir une certaine utilité. Une journée de navigation de perdue et trois heures d'expérience mécanique en plus.
La frontière espagnole sera pour le lundi.
Le temps se fait court
C'est dans un temps britannique que nous hissons les couleurs espagnoles. Nous n'y voyons pas à 10 mètres. Le vent est faible. Le silence est pesant. Il est parfois interrompu par le bruit d'un hors-bord lancé à pleine vitesse. Nous nous attendons à chaque fois à nous faire découper en deux par un abruti qui ne se contente pas d'être un meurtrier potentiel sur route mais également sur mer.

Finalement, nous atteignons le port espagnol qui devait être notre première étape dans ce pays (Port de la Selva).
Le retard du départ, les ennuis avec le moteur, le manque de vent et l'anticipation du retour à Toulon nous obligent à restreindre nos ambitions. Nous ne pourrons pas atteindre Barcelone sans risquer de ne pas être de retour pour l'avion de Paris que nous avions réservé. Nous sommes descendus jusqu'à la Escala en passant devant Cadaquès (Village de bord de mer rendu célèbre par Salvador Dali). Après avoir cherché chez plusieurs loueurs, nous avons trouvé une voiture pour 3 jours. La première journée, nous nous sommes rendus à Figueras pour visiter le musée Dali.Le lendemain nous nous rendons à Barcelone pour y visiter plusieurs sites où l'empreinte de Gaudi est dorénavant indélébile.
La visite de Barcelone est en images. J'ai créé un album qui reprend quelques photos des oeuvres de Gaudi, en particulier la Sagrada Familia. Il y a aussi quelques photos du parc que l'on voit dans le film "L'auberge Espagnole" de Cédric Klapisch avec Romain Duris, Cécile de France, Audrey Tautou et Judith Godrèche entre autres.
Album Photo : Barcelone (2002)
C'est maintenant que l'affaire se gâte avec la météo qui se dégrade
Le 22 août, nous faisons d’une traite Port-Vendres à Port-Camargue, il n’y a pas de vent et nous finissons au moteur et nous amarrons à la station service du port à 1 heure du matin. A 6 heures du matin des coups de pieds dans la coque nous réveillent. Le gérant de la station service nous fait comprendre qu’il faut que nous décampions. A moitié endormis, nous appareillons sans avoir pu prendre la météo. Nous voilà partis dans un épisode très angoissant. Le début de la navigation commence tranquillement sans réel souci. Les bulletins météos pris à la radio n’annoncent rien de particulièrement inquiétant. Pourtant dans la matinée le ciel à l’horizon commence à se couvrir de nuages menaçants qui ne présagent rien de bon. Nous décidons de nous équiper quand il devient clair que nous nous dirigeons droit sur un grain. Nous ne nous doutions pas, alors qu’il était 11 heures du matin, que nous allions garder nos harnais pendant les 13 heures suivantes.Le premier grain passé, un second lui succède, puis un suivant jusqu’à réaliser que nous sommes en pleine tempête. Nous sommes à la voile, nous faisons bord sur bord en face des Saintes-Marie de la Mer et ses bancs de sable. Je descends fréquemment pour faire le point à la table à cartes. Nous avons beau faire, nous n’avançons pas. Pire, les éléments contraires nous ramènent d’où nous venons. Pendant une à deux heures nous nous entêtons à rester toilé. Nous sommes encouragés par la vision d’un autre voilier luttant lui aussi avec les éléments. Le vent ne cesse de forcir. Nous avons rencontré le premier grain à force 6-7. Nous en sommes maintenant à 7-8 beaufort.
Nous ne voyons plus l’autre bateau, compagnon d’infortune dans cette mer déchaînée. A-t-il renoncé ? Est-il parti plus au large pour s’écarter des bancs de sables ? Nous ne le saurons jamais. Nous décidons de ne pas renoncer mais de changer de stratégie. Nous allons continuer au moteur avec 2 ris dans la grand-voile. Pourvu que le rotor de pompe ne nous lâche pas une nouvelle fois. Nos talents de mécaniciens étaient-ils suffisants ?
Nous inversons la tendance, à la carte je constate que nous gagnons péniblement dixième de miles par dixième de miles. Mais le vent continue de forcir pendant le reste de l’après-midi. La nuit commence à tomber et nous n’avons pas atteint le point critique de Fos sur Mer. L’endroit où l’arrivée du Rhône et la houle se conjuguent pour donner une mer si difficile. Je continue de faire fréquemment le point. A chaque descente dans la cabine, je dédramatise la situation auprès des enfants et de la femme de Christophe qui ne doit pas être dupe. Quand nous sommes à force dix, je demande à Christophe quelles solutions de replis il y a. Sa réponse me glace le sang, les seuls ports possibles sont à Marseille. Marseille est à 30 miles nautiques après Fos. L’autre alternative c’est la fuite, à savoir se laisser porter par le vent vers notre point départ. Ce qui en fait nous ramènerait à Sète avec une forte probabilité de nous échouer sur un banc de sable. Je tente de contacter le CROS pour me renseigner sur les évolutions de la météo et au moins signaler notre position, impossible de les joindre. Nous apprendrons le lendemain que leur émetteur était tombé en panne à cause de la tempête. Pour couronner le tout Christophe me montre l’étui ouvert de la balise Argos au sommet du mât. Nous continuons d’avancer à raison d’1 ou 2 miles par heure.
La situation est stressante. Parfois Christophe me fait remonter en urgence pour choquer la grand-voile alors qu’une rafale couche notre frêle embarcation. Je surveille la jauge à carburant car la capacité de notre réservoir ne nous permet pas d’atteindre Marseille sans ravitaillement. Je devrais dans un tel déchaînement de vagues me rendre à l’avant du bateau avec un bidon de gasoil pour remplir le réservoir. Cette perspective m’enchante peu. Mais Christophe étant à la barre, il n’y a que moi pour cette tâche. Après avoir de nouveau surveillé notre niveau de carburant, je calcule notre route vers le port de Pointe-Rouge. Mes calculs m’indiquent que le cap que nous tenons nous permet de passer tout droit vers le port en laissant le phare du Planier à tribord et les îles du Frioul à bâbord. Nous avons finalement un peu de chance dans cette tempête. Même si Christophe est sceptique sur ma navigation, craignant que nous nous approchions trop du phare ou des rochers qui entourent les îles. Je suis pour ma part serein sur mes calculs.
Alors que je suis une nouvelle fois en cabine, Christophe me crie violemment : « Patrice, tu t’es planté ! ». Je remonte précipitamment. Alors que le bateau émerge d’une vague, des lumières sont apparues droit devant nous à quelques centaines de mètres. Vers quelle terre allons-nous nous écraser ? Est-ce un mauvais calcul de ma part ? L’Atlantide est-elle en train de réapparaître devant notre frêle esquif ? Soyons rationnels, tout cela n’est que le fruit de notre imagination. Quand nous observons que ces lumières sont en mouvement nous réalisons notre erreur de jugement. C’est un super Tanker qui a quitté Fos et qui suit tranquillement sa route comme si les creux, qui m’impressionnent tant, n’existaient pas. Nous ne savons pas s’il nous a vu mais sa vitesse était suffisante pour que nous croisions son sillage plutôt que nous nous fassions déchiqueter par sa coque métallique. C’est une nouvelle frayeur dans cette journée déjà bien chargée.
Nous n’avons pourtant pas de répit, la jauge arrive à un seuil critique. C’est le moment de prendre son courage à deux mains et d’aller remplir le réservoir dont l’accès se trouve au milieu du pont. Plus tôt dans la soirée, j’avais recherché une autre embouchure. Sans succès, le seul point d’entrée se trouvait au milieu du pont. Nous commençons par déterrer le bidon de gasoil qui se trouve dans les équipées du cockpit sous une masse de bouts, de matériels de plongée et de pêche. Cela a déjà été une sacrée prouesse, vu les circonstances. J’écoute d’une oreille distraite et fatiguée les explications sur le fonctionnement du système de remplissage. Trop distrait, une fois au milieu du pont, je monte le système à l’envers. Christophe est furieux. Je rectifie rapidement l’erreur avant que de l’eau salée ne puisse s’introduire dans le réservoir ce qui serait une catastrophe pour notre moteur et par la même occasion pour notre destination finale. Me voila en équilibre au milieu du pont, mon dos protège l’ouverture de l’eau qui s’écrase sur moi. Le réservoir met un temps infini à se remplir. Mais l’opération est menée à son terme sans conséquence néfaste.
Finalement, ma route était bonne. Nous laissons le phare du Planier à tribord comme prévu. Quelques instants après nous longeons les masses sombres du frioul. Nous sommes en baie de Marseille. C’est sans doute l’une des rares fois où un parisien a été si content de voir les lumières de la ville phocéenne. Voila enfin les petites lueurs vertes et rouges qui marquent l’entrée du port de Pointe-Rouge. Dans la baie la force du vent est plus faible. L’angoisse est terminée, nous sommes arrivés à bon port. Nous prenons la première place inoccupée que nous trouvons. Il y avait peu de chance que l’on vienne nous en déloger par le temps qu’il faisait.
La femme de Christophe et les enfants montent à l’appartement de Marseille. Nous sommes plus que 2 sur le voilier. Je vais chercher le journal pour voir ce qu'ils racontent sur cette tempête. Je découvre que nous n'étions pas les seuls dans la panade.
Nous ne sommes plus que 2 sur le voilier. Le hors-bord (un « promène-couillons » comme l’appelle les voileux que nous sommes) à qui nous avons pris la place, se présente pendant leur absence. Au moment où nous longeons le quai nous apercevons les enfants. J’attrape le ravitaillement en marche. Direction le port d’attache de « condiments ». Encore une journée de mer alors que nous sommes complètement épuisés. Nous avons beaucoup d’heures de sommeil à rattraper. Le temps sera bon pour nous, même si à plusieurs reprises nous observons de violents orages dont la route évitera finalement la notre.
Maintenant quand je regarde la scène finale du film "En pleine Tempête", c'est avec des frissons que je suis des yeux le bateau qui escalade la vague fatale.
12:05 Publié dans Voyages et Balades | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : *De tout et de rien*, Journal intime, voile, voyages, mer
23/06/2006
Un gros bug sur les commentaires Hautetfort
L'informatique c'est bien utile mais parfois ça prend la tête. C'est un informaticien qui vous le dit !
Avec la nouvelle version de Hautetfort, j'ai connu quelques soucis sur les commentaires. Il était tout simplement impossible d'en laisser un nouveau depuis quelques jours. Visiblement les robots de spamm y arrivaient mais je n'en suis plus trop sur.
D'après le support, c'est moi qui avait mal bidouillé dans le code du template. Pour avoir fait du support, je sais très bien que l'utilisateur final a toujours tort.
Il est vrai aussi que le support tombe parfois sur des cas. Pour le plaisir, strip tease avait fait une émission sur la livraison d'un PC portable à entrepreneur laveur de vitres. Les clips que vous pouvez visualiser ici sont phénoménaux :
00:40 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BLOG, Musique, Libérez la musique, journal intime, *de tout et de rien*
15/06/2006
A12 or not A12, that is the question ?
Bon, en fait ce n'est pas tout à fait la question. C'est plutôt, par où faire passer le prolongement de l'A12 dont on parle depuis 30 ans ?
Cette question tient en haleine les Yvelines en général mais plus particulièrement quelques communes bien concernées: Trappes (qui n'à rien à voir avec le disque de David TMX "Avant j'étais trappeur"...), La Verrière, Montigny le Bretonneux (à ne pas confondre avec Montigny le Boutonneux qui est un village encore adolescent), le Mesnil Saint-Denis, Lévis Saint-Nom, Coignières et quelques lieu-dits pittoresques.
Pour résumer: y'a ceux qui sont complétement contre, ceux qui sont pour un passage "hors la ville" dans le parc national pour faire suer les riches et ceux qui sont pour un passage "dans la ville" pour faire suer les pauvres.
J'ai fait un petit album photo des revendications des uns et des autres: A12 en ... 11 photos. Il y a la dernière réunion de concertation demain à Montigny.
20:00 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Yvelines, *de tout et de rien*, JOURNAL INTIME, politique, UMP, PS, UDF
13/06/2006
La Chaîne (IX) : La photo du pendu - Terreur dans le terroir
On ne peut pas dire que la chaîne de notes que j'avais commencé, avance beaucoup. Je n'en suis qu'à la 9ème. Il reste du chemin à parcourir.
Aujourd'hui, c'est la séquence frisson. On y parlera de la photo d'un pendu.
A la fin des années 80, encore étudiant, j'étais parti, avec un autre camarade, dans la maison familiale d'un de nos collègue. Cette maison familiale qui datait du XVème siècle, se trouvait en Corrèze. Plutôt plus près de Brive que de Tulle. Je vous rassure tout de suite, ce copain n'avait rien à voir avec notre Président futur prisonnier de droit commun.
C'était une bâtisse extraordinaire avec une crypte, de nombreuses pièces sinistres, un arbre occupé par une nuée de chauve-souris, un sous-sol qui donnait sur un dédale de plusieurs caves voutées et un donjon dont la pièce supérieure aménagée en micro-chapelle avait le sol recouvert de mouche en hibernation au point de ne pas savoir si le sol était un parquet ou de la pierre. Le donjon étant assez fréquemment survolé par une vingtaine de corbeaux croassant lugubrement.
Un vrai paradis pour y tourner un film d'horreur comme "Damien chez chichi", "Nuée de zombies sur Brive","Cannibal au low cost des petites pièces jaunes", "La malédiction du président" ou bien encore "69 chauves-souris et 666 mouches". Sauf qu'à cette époque là, le matériel de cinéma était trop coûteux pour des étudiants. J'avais bien une caméra 8 mn mais je ne l'avais pas prise.
Un soir après avoir joué la corvée de vaisselle aux flêchettes ou au billard, l'un d'entre nous s'écria:
"Et si nous faisions un roman photo ?"
En voila, une idée qu'elle est bonne rétorquèrent les 2 autres (surtout celui qui devait faire la corvée vaisselle). Nous avions à notre disposition un magnifique appareil photo dont la pellicule était une sorte de roue à 12 poses. Genre de matériel dont le succès a été pour le moins confidentiel à l'époque. S'il reste un exemplaire de cet appareil, il doit être exposé dans le musée des flops. On a consommé quelques roues pour arriver au bout de notre roman photo intitulé "Terreur dans le terroir" (on fait ce qu'on peut sur les titres...).
Pour les décors, nous ne pouvions rêver mieux que les possibilités offertes par la maison. De nombreuses armes tapissant les murs, nous avions les accessoires. Pour les costumes nous nous sommes débrouillé avec ce que nous avions amené comme affaires. Au niveau des effets spéciaux, nécessaires pour le type de superproduction sanglante retenue, nous avions à disposition de la gelée de groseille pour faire le sang en cours de coagulation.
Mais le meilleur effet spécial reste tout de même la scène du pendu. Dans notre histoire tirée par les cheveux et abracadabrantesque, un des personnages se pendait dans le grenier. Ensuite, il revenait sous forme de fantôme. Comme cela l'un de nous faisait 2 personnages ce qui enrichissait le casting sans coût supplémentaire.
La difficulté d'une telle scène c'est de pendre quelqu'un sans le pendre par le cou tout en donnant l'impression qu'il est pendu par le cou. Ce que nous avions fait finalement, c'est de le pendre sous les aisselles. On avait roulé la corde au tour du torse sous les aiselles et on l'avait accroché à une poutre. Cela faisait un peu mal malgré les linges qu'on avait calés entre la corde et les aisselles. Le directeur de la photographie devait donc se dépêcher de prendre la photo pour que l'on puisse détacher notre copain suicidaire.
C'est là que le drame c'est produit !
Le photographe, c'était moi. J'ai mitraillé 2 photos au flash dont voici le résultat :
23:50 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Da Vinci Code, comique, Journal Intime, *de tout et de rien*, VIVE LA VIE !!!, Inclassables
Il ne fait pas bon être opposant en Afrique
Le résultat le plus probant du Président actuel de l'Union Africaine est très certainement de voir les droits des opposants bafoués. Au Congo, Mounzeo et Mackosso sont victimes de l'exterminateur du beach, Jean-François Ndenguet. Le même qui avait été libéré en pleine nuit de la prison de la santé par notre Président de la République qui déteste la prison et les jugements pour les hommes politiques, au point de cultiver l'immunité et l'amnistie des amis.
On apprend par cyber@cteurs que l'opposant Claude Bayanda risque aussi la peine de mort en Centrafrique. Le dictateur Bozizé ne voyant pas d'un bon oeil l'arrivée sur ses terres d'un opposant charismatique.
Le message de cyber@cteurs :
Claude Yabanda a été arrêté le samedi 29 avril à Bangui, en République Centrafricaine.
Militant de longue date des verts français, de manière très active au sein du groupe Afrique et de la commission transnationale, il est revenu en centrafrique pour aider son pays et a rejoint, dans ce cadre, le Front Patriotique pour le Progrès.
Les autorités l'ont accusé de collaborer avec des groupes armés qui s'efforcent de renverser le gouvernement du président François Bozizé, et l'auraient inculpé d'«atteinte à la sûreté intérieure de l'État», une infraction passible de la peine de mort.
Nous vous invitons à intervenir pour demander sa libération.
Patrick Farbiaz, délégué aux relations internationales des Verts
Alain Uguen Association Cyber@cteurs
Claude Yabanda, le site de soutien :
http://liberezclaudeyabanda.info
22:00 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, *de tout et de rien*, Voyageurs du monde, Politique
11/06/2006
Les médias nous mentent
Une note d'énervement. Les médias se moquent de nous sans arrêt. Récemment, Sassou est allé voir Bush. Les médias nous disent qu'ils ont discuté du Darfour, du SIDA et de l'Iran. Quand on voit la photo et la tête de Sassou, qui va bien au-dela de sa physionomie habituellement antipathique, on se dit que celui-ci s'est fait passé un savon. Se faire passer un savon par le rigolo le plus puissant du monde, ça doit être un peu douloureux.
Mais les médias nous mentent aussi dans le domaine du sport. C'est en ce moment la coupe du monde. On nous serine continuellement que les footballeurs sont trop payés, que c'est scandaleux etc...
C'est un énorme mensonge ! Les footballeurs sont très mal payés. Ronaldinho*, le meilleur joueur du monde fait ses courses chez Leader Price. Et en plus, il n'y achète que du café. C'est pour vous dire que s'il gagnait des millions, comme on veut nous le faire croire, cela ne se passerait pas comme ça.
Il faut que les journalistes arrêtent de nous raconter des bêtises. Cela ne peut plus durer.
Car tout cela n'est pas d'hier, déjà en 1870, Touchatout un journaliste réécrivait l'histoire de France à sa manière pour tromper ses contemporains.
Bon, c'est pas tout ça. J'vais aller me chercher un paquet de café chez Leader Price. Peut-être que Ronaldinho* fait la manche devant pour se payer son paquet de café.
* Mais bon sang quelle est la bonne orthographe de Ronaldinho ? Ronaldino, Ronald dino, Ronaldhino, Ronaldinio ?
22:55 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : *de tout et de rien*, afrique, football, média
09/06/2006
La politique un bon moyen de s'enrichir
La politique est un très bon moyen pour s'enrichir. Moins aléatoire et bien plus lucratif que le premier prix de l'euromillions. En France, l'affaire clearstream nous a confirmé que nos politiciens sont corrompus, menteurs et se nuisent mutuellement.
L'amnistie de Guy Drut, le clientélisme, les emplois fictifs, l'immunité du Président ou les dessous de table montrent que notre pays démocratique n'a pas grand chose à envier aux républiques bananières Africaines comme l'a dit Noël Mamère. C'est sans doute pour cette raison que notre Jacquot Chichi national soutient les dictateurs du pré carré français de toutes ses forces. Comme il le fait aussi pour le 1er sinistre Dominique de Villepin qui est en passe d'égaler les statistiques de Michaël Schumacher en terme de taux d'impopularité tout en restant loin du compte en termes de résultats, malheureusement pour nous.
Mais ne nous plaignons pas trop, nous qui vivons en France, car les républiques bananières, comme le Congo, accentuent leur avance en taux de pauvreté, en manque d'eau potable et d'absence d'electricité. Merci chichi, merci dénisse. Ces 2 individus ont vraiment un comportement similaire. On dénonce d'un côté, on pratique de l'autre. Cela doit être propre à la culture franc-maçonnique. Les 2 ont pris comme conseiller d'eux-même leur propre fille. Filles qui émargent sur le budget de leur Etat respectif. Le patrimoine de Chirac et de sa famille est-il aussi imposant que celui de Sassou ? On parlait d'un compte au Japon pour Jacquot. Il semble cependant surclassé par le Président de l'UA, comme le montre mwinda.
Le patrimoine immobilier des politiciens Congolais est plutôt impressionnant pour des dirigeants d'un pays pauvre très endetté*. Au-dessus vous avez par exemple un "HLM" de Courbevoie (avec vue sur l'arche de la Défense) où les locataires sont en fait propriétaires d'appartements qui doivent être à 5000-6000 € le m2. Wilfrid Nguesso y a un appartement de 550 m2 qu'il a touché neuf mais dans lequel il s'est empressé de tout refaire car il a un autre train de vie que les autres copropriétaires de l'immeuble (qui sont pourtant à ranger dans les classes aisées d'un pays dit riche). Faire partie du clan champion du monde dans la spoliation d'un peuple entier mérite tout de même les justes récompenses. Un appartement marbré et richement décoré et plusieurs voitures de luxes au sous-sol gardées par un vigile à molosse en font partie.

L'appartement est vraiment récent car les photos satellites de google en sont restées au moment de sa construction comme le montre la photo qui suit. L'appartement se situe maintenant à l'endroit où l'on voit la grue rouge et blanche. Cet appartement a l'eau courante, froide ou chaude, potable et l'electricité. Les eaux usées sont évacuées vers des égouts. Un ramassage des ordures ménagères est fait régulièrement. Ce qui pourra paraître impensable pour certains Congolais qui me lisent et à qui on aura refusé le visa pour vérifier sur place. En France, on a une devise: "le pétrole Congolais, oui. Les familles Congolaises amies de Chirac, oui. Les autres Congolais, pour Sarkozy !".
Denis Sassou-Nguesso vient de promettre 1 Milliards 650 millions de Francs CFA dans un plan d'urgence pour réhabiliter le CHU de Brazzaville (100 lits et 1700 agents qui y travaillent, au CHU pas dans les lits...).
Faisons un peu d'arithmétique, le CHU n'était pas beau à voir avant la guerre civile. Après la guerre civile, il ne ressemblait plus à rien. Un plan d'urgence de 1.650.000.000 / 100 / 6.55957 = 2 millions 500 milles € est décidé par l'homme qui a pris le pouvoir par les armes il y a 9 ans alors que l'hôpital était déjà cliniquement mort. On ne doit pas avoir la même notion de la chose urgente. Surtout que pendant ce temps un appartement de 550 x 6000 = 3 300 000 € + (disons) 500 000 € de travaux (9 salles de bains, 7 cusines et 12 chambres, à se demander s'il ne s'agit pas d'un hotel de passe) = 3 800 000 € est sorti de terre à Courbevoie avec une belle terrasse de 100 m2. Et je ne compte pas les automobiles qui dorment dans le garage. Au bout du compte, 3 800 000 / 24 (2 par chambre) = 158 333 € le prix de revient par membre de la famille Sassou-Nguesso dans un de leurs pieds à terre parisiens à comparer avec 2 500 000 / 700 x 120 (1 client tous les 3 jours par chambre) = 29 € pour chaque miséreux Congolais qui aura droit à trois jours pour mourir dans une chambre du CHU de Brazzaville. C'est la gestion des priorités et le prix relatif de l'être humain Congolais. Tu fais partie du clan : 160 000 €, tu fais partie de ceux qui doivent vivre avec moins de 2 $ par jour : 30 €.
C'est pour cette raison que Denis Sassou Nguesso n'a pas regardé à la dépense pour les travaux de confort et de sécurisation de sa bicoque du Vésinet dont la ligne téléphonique est toujours au nom d'un défunt.
Les outils gratuits de google : google earth et picasa (gestion des photos) sont très pratique pour repérer les chantiers en cours pour le bonheur du peuple congolais du clan au pouvoir ou classer les photos des palaces des ces énergumènes. Dans picasa, ma galerie se nomme "les images de la spoliation d'un peuple".
* Le FMI a publié en français le document qui a permis le point de décision de l'initiative sur son site (il faut le noter car tous les documents qui concernent les francophones ne sont pas toujours disponible dans cette langue).
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