24/09/2007

Un discours qui continue de faire des vagues

b5faa3dfa1a2256cdb0b30fdf92af20d.jpgPendant qu'Henri Guaino*, la plume de Sarkozy est passé à l'attaque de l'euro fort, son discours de Dakar continue d'inspirer les intellectuels africain. Ainsi "Adame Ba Konaré, historienne et épouse de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, a invité dimanche les historiens africains à participer à la rédaction d'un manuel d'histoire sur leur continent destiné à "mettre à niveau" les connaissances de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique".

Lire la suite sur le monde

 

Il serait assez intéressant de fouiller son background, pour y trouver l'origine de sa méconnaissance totale du continent africain.

Si la France s'occupait réellement de régler en toute bonne foi les problèmes de l'Afrique, quelques dictateurs, de nos anciennes colonies françaises, prendraient la direction du TPI pour génocide par les armes ou par faits économiques.

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10/09/2007

Carte postale du Président

Mes Chers Amis,

Je viens de quitter Cannes après quelques jours de vacances. Après Marbella où j'ai pu m'amuser sans bobonne, je me suis retrouvé sur la Côte d'Azur pour assister au mariage de la fille du Vice-président, le grand entrepreneur de travaux publics et des routes que ne verront jamais les Congolais. Nous nous sommes retrouvés en bonne compagnie, beaucoup de blancs, beaucoup d'entrepreneurs qui ne jurent que par ma grandeur, par mes mérites et qui prient le ciel que mon règne dure jusqu'à la fin des temps ! Que des gens que j'ai enrichis sur votre misère. Noire cela va sans dire car je suis d'excellente humeur lorsque je suis loin de vous et de la puanteur de vos quartiers. La vie est très belle en Espagne et trop belle sur la Riviera !

Rassurez-vous, tout y est beau et propre. Les hommes et les femmes sont bien habillés, bien portants et tout le monde se plie en quatre pour me rendre les honneurs et me faire plaisir. Ma réputation de prédateur de fonds publics, avant même la décision du Procureur de Paris, me précède et tout le monde guette ma venue pour avoir droit à une petite partie de mes larcins. Les routes sont lisses comme les mains de ces dizaines de milliers de chômeurs congolais qui, " par paresse ", n'ont jamais travaillé et là, je peux vraiment profiter des berlines qui me transportent. Pas le moindre petit nid de poule ! Ma grosse Mercedes roule comme sur un billard.

La suite ici... 

17/08/2007

Retour en françafrique

Un article très intéressant sur le figaro online à propos du Gabon. La déliquescence des Etats pétroliers de la françafrique, l'attente de la Chine pour prendre la place des français... c'est à lire.

Un extrait: "On ne va nulle part sans a priori. Il y a trois mois, j'étais passé à Dubaï, la capitale des Émirats arabes unis, où je m'attendais au pire tape-à-l'oeil, au clinquant inutile. J'avais été étonné par le développement intelligent et spectaculaire de ce pays moins riche que le Gabon. À Libreville, où j'arrivais, je me réjouissais de retrouver le petit émirat tropical, coquet, que je n'avais plus revu depuis vingt ans. Il devait s'être spectaculairement développé. La réalité était opposée : le Gabon était devenu un émirat misérable. Le tiers de son million d'habitants vivait sous le niveau de pauvreté (un dollar par jour). Libreville s'était défaite, elle s'étalait tristement avec ses carcasses d'immeubles abandonnés sur le bord de mer, ses rues défoncées, ses coupures de courant, ses égouts débordants. Dans les quartiers populaires, des habitants fouillaient les poubelles et s'y nourrissaient, dans une misère humide de flaques boueuses. À l'hôpital central, les malades arrivés en urgence étaient posés sur le sol. Les écoles comptaient soixante élèves par classe. La plupart des chaînes d'hôtels internationales s'étaient retirées du pays."

Pour lire la suite "Bal lugubre dans les monarchies africaines" par François Hauter.

14/08/2007

Second formulaire contact sur le site de l'Elysée

Bonjour,

J'ai posé un certain nombre de questions par l'intermédiaire de ce formulaire début juillet à l'occasion de la venue de Sassou-Nguesso reçu à l'Elysée le 5 juillet.

La copie de ces demandes est ici:


N'ayant ni accusé de réception, ni réponse, j'ai plusieurs alternatives à ma disposition:
-le formulaire n'a pas bien fonctionné, nous verrons donc cette fois-ci si j'obtiens un signe de vie de votre système numérique
-les réponses sont réservées à certaines personnes. Dans ce cas ne connaissant pas trop les critères, pouvez-vous me fournir une adresse postale à laquelle je puisse vous faire parvenir les copies de mes quittances d'impôts sur les dix dernières années ?

Dans l'attente d'un signe numérique ou de la part d'un être vivant derrière ce formulaire, veuillez recevoir mes salutations binaires.

La France n'accepte pas qu'on joue avec ses intérêts en Afrique

On trouve depuis hier sur le site de l'Elysée une lettre de remerciement de Sarkozy à Thabo Mbeki:

Lettre de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, adressée à M. Thabo Mbeki, Président de la République d'Afrique du Sud.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 13 août 2007


Monsieur le Président,


Je tiens à vous remercier très sincèrement pour le message de félicitations que vous avez bien voulu m'adresser à propos du discours que j'ai prononcé à l'Université de Dakar le 26 juillet dernier.

Je suis très touché que vous ayez pris le temps de lire ce discours auquel j'accordais une importance toute particulière et suis sensible à votre proposition de porter mon message au peuple sud-africain mais aussi au continent africain tout entier.

Venant de vous qui êtes un des dirigeants qui incarnez la fierté retrouvée de l'Afrique et qui contribuez sans relâche à insuffler une nouvelle dynamique à ce continent, je ne peux qu'être honoré d'un tel jugement.

Vous voulez bien souligner « le courage et la franchise » de ce discours de Dakar. Je vous en remercie. Mais vous le savez, l'Afrique a besoin d'amis francs pour relever les défis auxquels elle doit faire face et je suis convaincu qu'elle y parviendra.

Soyez persuadé, Monsieur le Président, que vous pouvez compter sur la France et sur moi-même dans vos efforts en faveur d'une renaissance africaine. J'espère vivement avoir très vite l'occasion d'un échange avec vous sur ce sujet.

Je vous prie d'agréer Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération et amicale.


Nicolas SARKOZY

Monsieur Thabo Mbeki
Président de la République d'Afrique du Sud

Le président français répond aux félicitations mais pas aux interrogations et aux critiques de ceux qui n'ont pas eu la même lecture de son discours de Dakar. Il est vrai que Thabo Mbeki est réellement le mieux placé, compte tenu de l'histoire de l'Afrique du Sud, pour donner une vision éclairée de ce qu'est la françafrique et des desseins de Nicolas Sarkozy vis à vis des africains (surtout des anciennes colonies françaises). Le monde s'est lui aussi empressé de faire un article sur les félicitations de Thabo Mbeki.

Rien ne change. La politique africaine de la France reste la même et nos médias nationaux se confinent dans un autisme coupable. Et pourtant des voix crédibles s'élèvent pour dire que cela ne peut plus durer. C'est le cas d'Eva Joly qui répondait récemment à une interview dans la tribune de Xavier Harel un autre convaincu que la France doit changer son comportement vis à vis des peuples africains: Article sur le blog de Chantal Cutajar.

Finalement comme l'écrit Eric Mapouya en paraphrasant le Général de Gaulle: "La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts":

"Quand le Général De Gaulle disait solennellement que "la France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts", il n'avait pas du tout tort dans la mesure où sa vision des relations bilatérales et multilatérales entre pays, est centrée sur cette réalité.
De Pompidou en passant par Valéry Giscard d'Estaing et récemment François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les successeurs du Général De Gaulle qu'ils soient de la gauche ou de la droite, continuent de prendre fait et cause pour ce principe qu'ils appliquent à la lettre.
Le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy qui avait promis lors de la campagne présidentielle en France une totale rupture avec le passé, a tout de même réitéré son ferme engagement envers le principe gaulliste selon lequel "les intérêts français de par le monde sont intouchables".
Intouchables sont les sociétés françaises installées en Afrique ainsi que dans d'autres pays car comme on le dit souvent, qui veut s'en prendre à la France, n'a qu'à s'en prendre à ses intérêts installés en Afrique.
Et dans ce cadre, ce ne sont nullement les présidents du Niger, du Centrafrique, de la Côte d'Ivoire, du Tchad, du Gabon etc qui nous démentiront.
Il suffit de prendre connaissance des objectifs du déplacement éclair du secrétaire d'État français à la Coopération et à la Francophonie M. Jean-Marie Bockel au Niger et en République Centrafricaine pour s'en convaincre.
En effet, la visite éclair de Jean-Marie Bockel qualifiée de : "Mission de vérité en Afrique, Amitié et Sécurité, Pétrole et Uranium" a été l'occasion pour le diplomate français de préciser les règles du jeu de la diplomatie française et notamment sarkozienne après son élection à la présidence dans les anciennes colonies considérées comme étant sa chasse gardée. Ce qu'il y'a lieu de dire, c'est que le message des autorités françaises est clair comme l'eau de roche : "il n' y a ni rupture ni continuité dans la doctrine française mais on ne peut pas tout accepter, surtout pas que l'on fasse n'importe quoi".

Et ce n'importe quoi, ce n'est nullement les violations des droits de l'Homme en vogue dans la plupart des pays africains, l'impunité, la mauvaise gouvernance etc. mais c'est plutôt les intérêts français qui sont menacés par les dirigeants africains qui aimeraient faire profiter à leur peuple, les retombées de l'exploitation minière, forestière…, des ressources provenant de leur sol et sous-sol.
A Niamey au Niger, le géant français de l'atome AREVA est soupçonné de financer dans l'ombre la rébellion touareg. C'est ainsi que les autorités de ce pays ont expulsé deux de ses dirigeants. En Centrafrique, les intérêts de la société française Total sont menacés avec la libéralisation du secteur de l'énergie.
Alors, les enjeux sont importants et il fallait coûte que coûte le soutien de Paris pour que le bras de fer entre lesdites sociétés et les dirigeants de ces pays soit décanté. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy tout comme ses prédécesseurs n'a pas lésiné sur les moyens pour dire haut et fort que les "intérêts français sont intouchables et malheur à celui qui s'y aventure" car, il risquera fort bien de perdre sa peau renchérit un observateur de la scène politique nationale.

Au cours d'un tête-à-tête entre le président centrafricain François Bozizé et Jean-Marie Bockel, l'émissaire de l'Élysée n'est pas passé par quatre chemins pour dire que "Paris veut bien aider la République Centrafricaine ainsi que d'autres pays mais à condition qu'ils ne prennent pas en otages les intérêts économiques de la France".
Pauvre au milieu de tant de richesses nationales, la République Centrafricaine tout comme le Niger fait face à une réalité si dure soit-elle, qui impose aux gouvernants de ces deux pays d'entreprendre toutes les réformes économiques possibles tout en protégeant les intérêts de la France. La France alors intouchable ?
C'est toute la question qui se pose et on comprend aisément pourquoi Paris n'a ménagé aucun effort pour voler au secours des régimes tchadien, centrafricain, nigérien qui font face à des mouvements rebelles.

Et dans ce jeu de David contre Goliath que se livrent la France et les États d'Afrique francophone suscités, les aides budgétaires octroyées par Paris à ses anciennes colonies ainsi que les forces françaises déployées par la métropole pour appuyer sinon protéger leurs propres intérêts dans lesdits États sont, à n'en point douter, le symbole de la puissance française dans ces zones.  Une autre manière de promouvoir le néo-colonialisme.

Et comme le dit un ex-combattant de la 2ème guerre mondiale, "Paris pourrait tout de même apparaître dans ce jeu comme le pyromane et le sapeur-pompier".

Lorsque ses intérêts sont menacés, il reconnaît que le peuple souffre, que les droits de l'homme sont violés, que les dirigeants africains pillent le pays, qu'il y a une politique d'exclusion et la mal gouvernance etc. ce n'est qu'au cas où les intérêts de Paris sont bien protégés, qu'il assure la longévité aux régimes dictatoriaux en Afrique francophone. Drôle, vraiment drôle cette politique française.
Alors, on s'aperçoit que dans le cas d'espèce que tous les moyens de pression sont bons et la France ne lésinera pas sur les moyens pour faire taire tous ceux qui tenteront de s'en prendre à ses intérêts fussent-ils aussi présidents des États souverains."

Eric Mampouya

12/08/2007

Discours de Sarkozy à Dakar

0b5dd29a57d24ab6c40efeb9dfb0924f.jpgSarkozy a été récemment sur le continent africain pour réitérer l'appui de la France aux dictateurs habituels de la mafiafrique françafricaine et même faire passer le dictateur Libyen Kadhafi pour un gentil boy scout. C'est vrai que c'est l'époque puique l'on fête cette année les cent ans du scoutisme imaginé par cet ancien militaire, Baden Powell.

Notre Président a fait un discours à l'Université de Dakar. L'allocution a été écrite par un conseiller qui en était très fier. L'accueil à Dakar a été poli, les réactions des élites intellectuelles africaines sont plutôt très critiques par rapport à cette intervention. Quand on lit le discours, on ne peut que les comprendre.

Voici quelques extraits commentés de ma part:

"J'aime l'Afrique, je respecte et j'aime les Africains".

Attachés sur le siège d'un avion d'Air France qui les ramène vers leurs pays d'origine ?

"Je veux, ce soir, m'adresser à tous les Africains qui sont si différents les uns des autres, qui n'ont pas la même langue, qui n'ont pas la même religion, qui n'ont pas les mêmes coutumes, qui n'ont pas la même culture, qui n'ont pas la même histoire et qui pourtant se reconnaissent les uns les autres comme des Africains. Là réside le premier mystère de l'Afrique."

Je trouve ce paragraphe d'une profonde bêtise mais cela doit être mon manque d'intelligence...

"Je ne suis pas venu, jeunes d'Afrique, pour m'apitoyer sur votre sort parce que votre sort est d'abord entre vos mains. Que feriez-vous, fière jeunesse africaine de ma pitié ?"

Faux, archi-faux !! S'il est vrai que la jeunesse africaine n'a que faire de la pitié de Sarkozy, la jeunesse de l'Afrique francophone souhaite réellement avoir son sort entre ses mains avec l'éradication pure et simple de tous les réseaux mafieux de la françafrique.

"La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique. Elle n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n'est pas responsable des génocides. Elle n'est pas responsable des dictateurs. Elle n'est pas responsable du fanatisme. Elle n'est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n'est pas responsable des gaspillages et de la pollution."

La colonisation n'est pas responsable des dictateurs. Il faut donc chercher ailleurs. Peut-être dans la politique néocolonialisme de la France engagée à la demande du général de Gaulle par Foccart  et toujours poursuivie par tous les gouvernements de droite ou de gauche qui se sont succédés à la tête de la France.

"La colonisation fut une grande faute mais de cette grande faute est né l'embryon d'une destinée commune. Et cette idée me tient particulièrement à cœur."

Mea Culpa qui ne convainc personne. La destinée commune qui est de piller les ressources naturelles de l'Afrique et la matière grise du continent tout en renvoyant les malades, vieux et pauvres dans leur pays de misère, où l'on soutient des despotes, pour qu'il disparaissent un peu plus rapidement de la surface de la planète ?

"La colonisation fut une faute qui a changé le destin de l'Europe et le destin de l'Afrique et qui les a mêlés. Et ce destin commun a été scellé par le sang des Africains qui sont venus mourir dans les guerres européennes. Et la France n'oublie pas ce sang africain versé pour sa liberté."
Comme se donner le beau rôle. Ces fameux tirailleurs sénégalais que nous aimions tant et pour qui nous avions tant de respect... Hum, Hum... Cela sent vraiment la moquerie.


"Jeunes d'Afrique, ne cédez pas à la tentation de la pureté parce qu'elle est une maladie, une maladie de l'intelligence, et qui est ce qu'il y a de plus dangereux au monde."

Le conseiller englué dans sa vision de l'homme noir en symbiose avec la nature part ensuite dans une description des africains qui en a fait réagir plus d'un.

"C'est en puisant dans l'imaginaire africain que vous ont légué vos ancêtres, c'est en puisant dans les contes, dans les proverbes, dans les mythologies, dans les rites, dans ces formes qui, depuis l'aube des temps, se transmettent et s'enrichissent de génération en génération que vous trouverez l'imagination et la force de vous inventer un avenir qui vous soit propre, un avenir singulier qui ne ressemblera à aucun autre, où vous vous sentirez enfin libres, libres, jeunes d'Afrique d'être vous-mêmes, libres de décider par vous-mêmes."

En gros Sarkozy dit: "Jeunes Africains droguez vous et faites pas chier !"

"Je suis venu vous dire que vous n'avez pas à avoir honte des valeurs de la civilisation africaine, qu'elles ne vous tirent pas vers le bas mais vers le haut, qu'elles sont un antidote au matérialisme et à l'individualisme qui asservissent l'homme moderne, qu'elles sont le plus précieux des héritages face à la déshumanisation et à l'aplatissement du monde."

J'ai sans doute raté un épisode, mais sur quelles valeurs a été élu Sarkozy en tant que Président de la France: bouclier fiscal, élimination des droits de succession... Qui lui prêtent des villas et des bateaux sur des vacances ? Des gens qui ont trouvé l'antidote au matérialisme et à l'individualisme ?

"Mais je suis aussi venu vous dire qu'il y a en vous, jeunes d'Afrique, deux héritages, deux sagesses, deux traditions qui se sont longtemps combattues : celle de l'Afrique et celle de l'Europe. Je suis venu vous dire que cette part africaine et cette part européenne de vous-mêmes forment votre identité déchirée."

Les africains doivent se taper une identité européenne en plus de celle africaine mais il leur est interdit de profiter de cette identité pour émigrer en Europe afin que les européens soient eux aussi empreints d'une double identité liée à leur passé chargé.

Morceau de choix:
"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin."

Voila comment Sarkozy aime l'africain, un être immobile qui subit les dictateurs soutenus par Paris en la fermant. Que connait Sarkozy à l'Afrique ?

"Le problème de l'Afrique et permettez à un ami de l'Afrique de le dire  :lol:  , il est là. Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire."

Monsieur Sarkozy, l'Afrique avait tout, c'est nous européens qui lui avons tout retiré ! Est-ce si compliqué à comprendre ?

"Le défi de l'Afrique, c'est d'apprendre à se sentir l'héritière de tout ce qu'il y a d'universel dans toutes les civilisations humaines. C'est de s'approprier les droits de l'homme, la démocratie, la liberté, l'égalité, la justice comme l'héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes."

Franchement le conseiller est d'un cynisme sans équivalent. Même si nous ne devons pas porter le poids des erreurs de nos pères, arrêtons aussi de nous targuer des avancées extraordinaires de ceux-ci, nous ne sommes pas en Afrique la patrie des droits de l'homme.  Nous sommes la main armée de la politique initiée par Foccart qui est responsable de la mort de nombreux africains qui ne sera jamais autant médiatisée que celle des trop nombreux GIs américains en Irak (mais par rapport à combien de victimes innocentes sur le continent africain ?).

"Dès lors que vous regarderez bien en face la réalité de l'Afrique et que vous la prendrez à bras le corps, alors commencera la Renaissance africaine. Car le problème de l'Afrique, c'est qu'elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause. Et ce mythe empêche de regarder en face la réalité de l'Afrique. La réalité de l'Afrique, c'est une démographie trop forte pour une croissance économique trop faible. La réalité de l'Afrique, c'est encore trop de famine, trop de misère. La réalité de l'Afrique, c'est la rareté qui suscite la violence. La réalité de l'Afrique, c'est le développement qui ne va pas assez vite, c'est l'agriculture qui ne produit pas assez, c'est le manque de routes, c'est le manque d'écoles, c'est le manque d'hôpitaux. La réalité de l'Afrique, c'est un grand gaspillage d'énergie, de courage, de talents, d'intelligence. La réalité de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu'il n'arrive pas à se libérer de ses mythes. La Renaissance dont l'Afrique a besoin, vous seuls, Jeunes d'Afrique, vous pouvez l'accomplir parce que vous seuls en aurez la force. Cette Renaissance, je suis venu vous la proposer. Je suis venu vous la proposer pour que nous l'accomplissions ensemble parce que de la Renaissance de l'Afrique dépend pour une large part la Renaissance de l'Europe et la Renaissance du monde. Je sais l'envie de partir qu'éprouvent un si grand nombre d'entre vous confrontés aux difficultés de l'Afrique. Je sais la tentation de l'exil qui pousse tant de jeunes Africains à aller chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas ici pour faire vivre leur famille. Je sais ce qu'il faut de volonté, ce qu'il faut de courage pour tenter cette aventure, pour quitter sa patrie, la terre où l'on est né, où l'on a grandi, pour laisser derrière soi les lieux familiers où l'on a été heureux, l'amour d'une mère, d'un père ou d'un frère et cette solidarité, cette chaleur, cet esprit communautaire qui sont si forts en Afrique. Je sais ce qu'il faut de force d'âme pour affronter le dépaysement, l'éloignement, la solitude. Je sais ce que la plupart d'entre eux doivent affronter comme épreuves, comme difficultés, comme risques. Je sais qu'ils iront parfois jusqu'à risquer leur vie pour aller jusqu'au bout de ce qu'ils croient être leur rêve. Mais je sais que rien ne les retiendra. Car rien ne retient jamais la jeunesse quand elle se croit portée par ses rêves. Je ne crois pas que la jeunesse africaine ne soit poussée à partir que pour fuir la misère. Je crois que la jeunesse africaine s'en va parce que, comme toutes les jeunesses, elle veut conquérir le monde."

En attendant, c'est surtout la jeunesse africaine que l'on renvoie par charter. Le gaspillage de talent et de toutes les autres choses, finalement, il est initié par qui ?

"Ce que la France veut faire avec l'Afrique, c'est le co-développement, c'est-à-dire le développement partagé."

C'est une bonne nouvelle, si on doit faire du 50-50, après avoir eu du 100-0 depuis plusieurs décennies, je propose que la France rende déjà tout ce qu'elle a engrangé de trop par rapport à un réel partage. Histoire de repartir sur de bonnes bases.

"Alors, mes chers Amis, alors seulement, l'enfant noir de Camara Laye, à genoux dans le silence de la nuit africaine, saura et comprendra qu'il peut lever la tête et regarder avec confiance l'avenir. Et cet enfant noir de Camara Laye, il sentira réconciliées en lui les deux parts de lui-même. Et il se sentira enfin un homme comme tous les autres hommes de l'humanité."

Alors, Monsieur Sarkozy, l'enfant de Camara Laye, voudra relever la tête et ne pas voir votre tête lui faire une leçon de néocolonialisme et d'ignorance sur la réalité africaine. Il relévera la tête pour voir des politiciens occidentaux qui décident de supprimer les paradis fiscaux, qui demandent à leurs multinationales de payer à leur vrai prix les ressources qu'elles tirent de l'Afrique et qui refusent que pour un dollar d'aide, les pays occidentaux en récupèrent 4.

Au fait, j'ai corrigé un des paragraphes de votre discours qui était bourré de fautes de frappes, je le fais bien gracieusement:

"Jeunes d'Afrique, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie.

Mais le voulez-vous  voulons-nous vraiment ? Voulez-vous  voulons-nous que cessent l'arbitraire, la corruption, la violence ? Voulez-vous voulons-nous que la propriété soit respectée, que l'argent soit investi au lieu d'être détourné ? Voulez-vous voulons-nous que l'État se remette à faire son métier, qu'il soit allégé des bureaucraties qui l'étouffent, qu'il soit libéré du parasitisme, du clientélisme, que son autorité soit restaurée, qu'il domine les féodalités, qu'il domine les corporatismes ? Voulez-vous voulons-nous que partout règne l'État de droit qui permet à chacun de savoir raisonnablement ce qu'il peut attendre des autres ?"

Message personnel à Monsieur Sarkozy: Bien que je paie des impôts, je n'ai toujours pas reçu d'accusé de réception, ni de réponses aux questions que j'ai posées par le formulaire du site de l'Elysée. Je trouve cela assez impoli et très peu efficace pour un quinquennat qui est censé être marqué du sceau de l'efficacité. 

05/07/2007

Visite du dictateur Sassou à Paris: Communiqué de survie

Voici le communiqué que l'association Survie diffuse suite à l'annonce de réception à l'Elysée par Nicolas Sarkozy de Denis Sassou Nguesso:

Après avoir reçu le dictateur gabonais Omar Bongo (au pouvoir depuis 1967) à la fin du mois de mai dernier, le président français Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée, le jeudi 5 juillet, Denis Sassou Nguesso (dictateur du Congo-Brazzaville de 1979 à 1991 et depuis 1997). Loin de rompre comme il l’avait promis avec les réseaux de la Françafrique et de « mettre un terme » au « système de relations personnalisées » Nicolas Sarkozy insulte par cette réception les nombreuses victimes du criminel Sassou.

Denis Sassou Nguesso, dictateur et criminel

Le président français ne peut ignorer la nature prédatrice et dictatoriale du régime congolais, qui est de notoriété publique.

Pour rappel, la justice française donnait raison, en 2002, à François-Xavier Verschave (alors président de Survie) auteur du livre Noir Silence (les Arènes, 2000) dans lequel il démontrait que Denis Sassou Nguesso était un dictateur auteur de crimes contre l’humanité.

En 2006, la justice américaine donnait raison aux fonds d’investissement qui démontraient l’ampleur des détournements opérés par le régime Sassou sur les revenus pétroliers : environ 20% du budget parti se cacher, avec la complicité de banques et d’entreprises françaises, dans les circuits opaques de la finance mondiale. Un mécanisme parfaitement huilé décrit avec talent par Xavier Harel dans Afrique, pillage à huis clos (Fayard, 2006).

Il y a deux semaines, le 19 juin 2007, le Parquet de Paris donnait raison aux associations Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD) qui accusent Sassou de profiter en France d’argent détourné au Congo, en ouvrant une enquête préliminaire sur son patrimoine immobilier en Île-de-France. Quelques jours plus tard, l’ONG Global Witness mettait à jour les dépenses somptuaires, financées par le pétrole, du fils du dictateur, Denis Chrystel Sassou Nguesso.

N’oublions pas l’affaire dite des disparus du Beach, massacre perpétré en 2000 contre des civils congolais et pour lequel une instruction judicaire est en cour en France.

Une rupture avec la Françafrique qui se fait attendre

Manifestement, Nicolas Sarkozy se soucie peu de cet édifiant curriculum. Déjà, en novembre dernier, dans un entretien au journal Jeune Afrique (n° 2391), Nicolas Sarkozy avouait apprécier Denis Sassou Nguesso (en plus de déclarer son amitié pour Omar Bongo). Le voilà donc, moins de deux mois après son élection, qui s’apprête à recevoir le tyran congolais.

Le discours que tient Sassou est simple : le Congo a besoin de l’aide internationale et des allègements de dette promis aux pays pauvres très endettés ; pour y avoir accès il lui faut redorer son blason auprès des institutions financières internationales comme le FMI, soucieux de la gestion des revenus pétroliers ; l’enquête ouverte à Paris pour « recel de détournement d’argent public » tombe donc au plus mal pour la « réputation » du régime. Et ce ne sont pas les conditions déplorables dans lesquelles s’est déroulé le 1er tour des élections législatives au Congo le 22 juin dernier (une sombre mascarade entachée d’irrégularités comme l’ont constaté les observateurs de l’UA) qui permettront aux bailleurs de constater des progrès accomplis en matière de gouvernance démocratique…

On peut s’attendre à ce que le potentat vienne dire en substance à l’hôte de l’Elysée que si la justice française continue à mettre son nez dans les « affaires » congolaises, les privilèges accordés aux entreprises françaises pourraient prendre fin. Avec le risque qu’il trouve une oreille attentive. Nos associations resteront donc vigilantes quant aux décisions prises à l’issue de cette rencontre.

Estimant que le plus élémentaire respect des droits de l’Homme exige que soit déclaré personna non grata dans notre pays tout dictateur arrivé et maintenu au pouvoir par la force et la fraude électorale, nos associations condamnent fermement cette visite

1. Dans son projet pour 2007 l’UMP affirmait que ses élus ne soutiendraient « ni les dictateurs ni les pays dirigés pars des régimes corrompus ».

2. En 2007, 30 associations de solidarité internationale regroupées dans la campagne « 2007 Etat d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire ! » ont signé une fiche de revendications sur les relations France-Afrique adressée aux candidats aux élections françaises. Elles y dénonçaient le soutien de la France à des régimes contestés par leurs peuples et réclamaient le conditionnement de l’aide française au respect de l’Etat de droit dans les pays concernés : www.etatdurgenceplanetaire.fr

03/07/2007

Mail au Président de la République Française sur la politique vis à vis de l'Afrique

Sur le site de l'Elysée, il est possible d'envoyer un mail :

http://www.presidence-de-la-republique.fr/ecrire/index.html

En voyant que notre Président prévoyait de recevoir Sassou-Nguesso jeudi après avoir reçu Bongo juste après son élection, j'ai décidé de lui passer quelques questions:

Bonjour,

Je vois que le 5 juillet vous recevez Denis Sassou-Nguesso. La gouvernance, la déontologie et l'honnêteté du Président de la Rapublique du Congo sont particulièrement mises en doute par différentes instructions judiciaires en cours au niveau international (RICO aux Etats-Unis ou la plainte de Survie et Sherpa à Paris). Les dernières élections législatives au Congo ont montré un énorme déni de démocratie vis à vis du peuple Congolais comme les observations convergentes remontées par de nombreuses sources indépendantes en attestent. Alors qu'en tant que français, je peux témoigner de l'organisation transparente de nos élections en France qui vous ont porté à la place que vous occupez aujourd'hui et qui ont permis l'élection de nos députés sans que nous ayons aujourd'hui des suspicions d'irrégularité.

Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour qu'un Président de la Republique de la France, patrie des droits de l'homme, cesse cette hypocrisie vis à vis de l'Afrique francophone depuis les indépendances ?

Les peuples d'Afrique francophone n'ont-ils pas suffisamment payé de leur sang le liquide noir que nous leur volons pour notre confort d'européen ?

N'ont-ils pas eux aussi droit à une vraie démocratie ? 
Pas une démocratie de façade qui nous sert ensuite de justification facile pour renvoyer ces africains indésirables dans leur pays où ils n'ont aucun avenir. Non, une démocratie avec un respect des règles qui ne puisse pas être mis en doute.

Vos actes seront-ils en accord avec vos déclarations lors de votre déplacement récent sur le continent noir ?

Pour rappel: "Nous devons créer les conditions de relations adultes, responsables et décomplexées qui pourront s'épanouir en pleine lumière, sous le regard de tous", a lancé le ministre de l'Intérieur (Vous même à cette époque). « Ce dialogue et ce partenariat exigeant, ils doivent s'inscrire dans le cadre d'un échange équilibré entre nations souveraines et alliées, liées par des liens privilégiés », a poursuivi le ministre, annonçant que les relations avec l’Afrique seraient une « priorité » de sa politique internationale, s’il est élu l’an prochain. Nicolas Sarkozy a plaidé pour « une obligation de résultats et plus simplement de moyens » en matière d'aide publique au développement. « La question de l'aide, ce n'est pas seulement: combien? C'est aussi: comment et pour quels résultats? "Nous ne devons plus accepter que l'aide au développement puisse devenir une prime à la mauvaise gouvernance et aux régimes prédateurs. Comme nous ne devons plus tolérer les détournements auxquels elle donne encore trop souvent lieu", a conclu le ministre de l’Intérieur... source: le figaro

Ces détournements que vous montrez du doigt, c'est justement eux qui sont la source de nombreuses plaintes à l'encontre de Denis Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et son régime.

Dans l'attente de vos réponses qui seront, je l'espère, en accord avec vos déclarations.

Si vous vous posez les mêmes questions, n'hésitez pas à lui faire un petit mot qui sera traité par ses conseillers et qui vous vaudra éventuellement un fichage aux RG. ;-).

Ballet de dictateurs chez Sarkozy

465fe015013b786e5e18b17c7cbc378d.jpgCe jeudi 5 juillet, le Président de la République française élu dans les règles de l'art reçoit Denis Sassou-Nguesso tout auréolé des résultats des élections les plus anti-démocratiques de ces dernières années:

  • carte électorale complétement en faveur d'une région (celle dont est originaire le président...)
  • cartes d'électeurs non distribuées
  • bureaux de votes non ouvert ou aux horaires atypiques
  • organisation de tournée d'électeurs de bureau en bureau
  • pas de papier d'identité
  • nombreux morts sur les listes (on comprend pourquoi les ministres congolais se déplacent en masse en Corse quand un parrain meurt)
  • circonscriptions avec un seul candidat grace à l'intimidation (élu par 99,**% des voix avec moins de 5% des votants)
  • circonscriptions où le nombre de votants est supérieur au nombre d'habitants
  • candidats déclarés ou retirés la veille des élections
  • urnes déplacées à la nuit tombée avant le dépouillement
  • etc... et des meilleures.

De manière étonnante, cette année, pas d'observateur de l'union européenne pour vérifier la transparence de ces élections. Cela sera-t-il fait pour le second tour à la fin du mois de juillet ?

Monsieur Sarkozy, vous qui avez été élu dans une élection transparente qui montre la France comme une véritable démocratie, ne croyez-vous pas qu'il est temps que la France arrête de donner des satisfecits à nos gouverneurs noirs d'Afrique, uniquement pour que nous puissions continuer de sucer tranquillement le pétrole du peuple congolais ?

Rappel d'un récent voyage de Sarkozy en Afrique: "Une fois la question de l’immigration éclaircie, le candidat à la présidentielle a pu passer au second objectif de son voyage : poser les bases d’une politique Africaine nouvelle. Nicolas Sarkozy a plaidé pour un « partenariat rénové » entre la France et le continent africain, pour « chasser les vieux démons du paternalisme, du clientélisme et du partenariat ».  ''Nous devons créer les conditions de relations adultes, responsables et décomplexées qui pourront s'épanouir en pleine lumière, sous le regard de tous'', a lancé le ministre de l'Intérieur. Une critique à peine voilée de la politique prônée par Jacques Chirac. « Ce dialogue et ce partenariat exigeant, ils doivent s'inscrire dans le cadre d'un échange équilibré entre nations souveraines et alliées, liées par des liens privilégiés », a poursuivi le ministre, annonçant que les relations avec l’Afrique seraient une « priorité » de sa politique internationale, s’il est élu l’an prochain. Nicolas Sarkozy a plaidé pour « une obligation de résultats et plus simplement de moyens » en matière d'aide publique au développement. « La question de l'aide, ce n'est pas seulement: combien? C'est aussi: comment et pour quels résultats? 'Nous ne devons plus accepter que l'aide au développement puisse devenir une prime à la mauvaise gouvernance et aux régimes prédateurs. Comme nous ne devons plus tolérer les détournements auxquels elle donne encore trop souvent lieu », a conclu le ministre de l’Intérieur... source: le figaro

Sarkozy a dit mais a fait. Il est vrai que comme sous Miterrand, Chirac ou les présidents qui les ont précédés, nos politiciens sont friands de la phrase: "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !".
 

27/06/2007

Conférence-Débat à Metz sur la corruption en Afrique

C'est le genre de conférences auxquelles il faut assister pour ne pas être obligé de dire dans un avenir (que j'espère proche): "bah, on ne savait pas". Ne comptez pas sur les médias nationaux pour vous informer sur ces questions. Ceux-ci préfèrent comptabiliser les morts au proche, au moyen orient ou au Darfour, quand l'honneur de la France ne risque pas d'être écornée. Quand il s'agit de prendre du recul sur la France ancienne puissance coloniale et pays néo-colonialiste, cela donne mal aux fesses à nos journalistes pire qu'une crise hémorroïdaire aiguë. 

INVITATION CONFERENCE DEBAT ORGANISEE PAR L'AICP

L'association Inter-Cultures Promotion (AICP) organise une conférence publique sur le thème :

« Biens mal acquis, dette, revenus pétroliers, fonds vautour, bonne gouvernance : Comment panser le Congo et l'Afrique aujourd'hui ? »

Qui se déroulera le jeudi 28 Juin 2007 à 20h00 à l'Université de METZ - Campus du Saulcy UFR Sciences Humaines et Arts (1er bâtiment à droite en rentrant sur le campus) à l’amphithéâtre Pascal.

Nous aurons pour invité et intervenant Brice MACKOSSO, activiste des Droits de l'Homme, prisonnier d'opinion au Congo Brazzaville, membre de la Commission Justice & Paix de l'Eglise Catholique et acteur dans l’ONG « Publish What You Pay » (Publiez ce que vous Payez) soutenue par la Banque Mondiale et les grandes Institutions Internationales.

L’association AICP et ses partenaires, l'Université de Metz, le Journal BA SANGO Les Nouvelles, le CCFD, l’association Survie Lorraine invitent un très large public à participer à cette conférence- débat.

Contact :
ASSOCIATION INTER-CULTURES PROMOTION
1 rue Rochambeau
BP 34135 57041 METZ Cedex 1
03.54.62.40.23
06.64.82 43.10 (permanence téléphonique)
Mail : aicpacem@yahoo.fr

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