17/02/2008
Tant qu'on parle de la Shoah, on ne parle pas d'autre chose
Fantastique président que nous avons là. Psychorigide qui croit qu'il sait tout mieux que tout le monde. Son idée est un tollé. Continuons cependant dans cette voie pour éviter d'avoir à aborder d'autres questions.
Article du monde : ... L'Elysée veut mener le projet sans fléchir
Un internaute du monde ayant d'ailleurs, avec humour, dénoncé une erreur sur le titre. Sans "réfléchir" étant plus proche de la réalité. Il n'est pas besoin d'être madame soleil pour prédire que Sarlozy va atteindre le record d'impopularité d'un Président de la République française.
Peut-il en être autrement ? De la part d'un être complexé au plus haut point, dont la seule façon d'exister est d'arriver à être le premier des français et à épouser des top modèles, certainement que non.
Le plus hilarant c'est qu'il entraîne pas mal de monde dans son sillage. Madame Mignon conseillère du Président sur la question: "Les discriminations dont sont victimes aujourd'hui les personnes issues de l'immigration ont la même origine que les crimes dont les juifs ont été victimes : la bête immonde du racisme". C'est d'ailleurs pour cette raison que cette année l'objectif est d'en "désimmigrer" 26000 qui n'ont pas le profil pour une immigration positive. Trop peu quoi ou trop coloré ?
La directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy souhaite ainsi "empêcher les amalgames entre la Shoah et d'autres drames". "Personne ne conteste" qu'il existe d'autres drames "mais ce sont des drames politiques. Les enfants palestiniens, vietnamiens, d'autres encore ont été victimes de conflits politiques, qui doivent et qui sont enseignés, mais avec la Shoah, les enfants ont été victimes du racisme. En enseignant la mémoire de ce génocide, on prémunit toute la société contre ce fléau", estime-t-elle.
Le drame du Rwanda, c'est un drame politique ou raciste ? Le Darfour, c'est un drame politique ou raciste ? L'ex-yougoslavie, c'est un drame politique ou raciste ?
Et puis tant qu'on s'occupe des morts, cela évite d'avoir à se précoccuper des drames qui touchent les vivants à cause de la politique de civilisation.
12:50 Publié dans Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Shoah, génocide
15/02/2008
Sarkozy et la shoah
Finalement, il n'y a plus beaucoup de notes sur ce blog. La plupart des auteurs de blogs que je lisais de manière assidue ont décidé un jour de les achever plus au moins violemment. Un matin on récupère une erreur 404 ou une épitaphe pour officialiser la fin du journal. Mais malgré le manque de notes, je n'ai pas encore scellé le destin du mien. L'actualité française avec notre président qui est de plus en plus apprécié de ses compatriote est une vraie source d'inspiration. J'ai quelques minutes pour donner des extraits étonnants de ses paroles récentes.
Discours de Dakar du 26 juillet 2007:
"Je ne suis pas venu effacer le passé car le passé ne s'efface pas. Je ne suis pas venu nier les fautes ni les crimes car il y a eu des fautes et il y a eu des crimes. Il y a eu la traite négrière, il y a eu l'esclavage, les hommes, les femmes, les enfants achetés et vendus comme des marchandises. Et ce crime ne fut pas seulement un crime contre les Africains, ce fut un crime contre l'homme, ce fut un crime contre l'humanité toute entière. Et l'homme noir qui éternellement « entend de la cale monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit de l'un d'entre eux qu'on jette à la mer ». Cet homme noir qui ne peut s'empêcher de se répéter sans fin « Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ». Cet homme noir, je veux le dire ici à Dakar, a le visage de tous les hommes du monde. Cette souffrance de l'homme noir, je ne parle pas de l'homme au sens du sexe, je parle de l'homme au sens de l'être humain et bien sûr de la femme et de l'homme dans son acceptation générale. Cette souffrance de l'homme noir, c'est la souffrance de tous les hommes. Cette blessure ouverte dans l'âme de l'homme noir est une blessure ouverte dans l'âme de tous les hommes.
Mais nul ne peut demander aux générations d'aujourd'hui d'expier ce crime perpétré par les générations passées. Nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères.
Jeunes d'Afrique, je ne suis pas venu vous parler de repentance. Je suis venu vous dire que je ressens la traite et l'esclavage comme des crimes envers l'humanité. Je suis venu vous dire que votre déchirure et votre souffrance sont les nôtres et sont donc les miennes. Je suis venu vous proposer de regarder ensemble, Africains et Français, au-delà de cette déchirure et au-delà de cette souffrance. Je suis venu vous proposer, jeunes d'Afrique, non d'oublier cette déchirure et cette souffrance qui ne peuvent pas être oubliées, mais de les dépasser. Je suis venu vous proposer, jeunes d'Afrique, non de ressasser ensemble le passé mais d'en tirer ensemble les leçons afin de regarder ensemble l'avenir."
Discours au dîner du CRIF du 13/02/2008:
"Mais c’est d’abord à la mémoire et à la transmission de la Shoah vers les jeunes générations que la France doit consacrer toute son attention et toute son énergie. Nous le devons aux victimes. C’est surtout notre meilleure arme contre le racisme et l’antisémitisme, et notre seule protection contre la réitération des faits et le réveil de la bête immonde. Mais cette éducation doit être suffisamment précoce pour toucher aussi les coeurs. C’est dans les premières années de l’éveil de sa conscience qu’un enfant doit être élevé dans le rejet absolu du racisme. En même temps, je sais qu'il n'est guère facile d'initier des enfants de primaire à la complexité de la seconde guerremondiale et de la solution finale. C’est pourquoi j’ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l’Education nationale, Xavier DARCOS, de faire en sorte que désormais, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne. Rien ne touche autant un enfant que l'histoire d'un autre enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies, et les mêmes espérances que lui, mais qui, à l'aube des années 40, avait le malheur de répondre à la définition de juif. A Paris, au mémorial de la déportation, chacun verra donc le nom de l'enfant dont le souvenir lui aura été confié. Et pas un seul de nos enfants ne pourra oublier qu'en dehors de cette inscription, ce n'est qu'entre ses mains que subsiste un petit fragment de mémoire de cet enfant."
Faut-il faire des commentaires sur ces 2 passages ?
Pas nécessairement pour ceux qui me connaissent. Pour les autres, je tiens à préciser que j'estime que nous avons un devoir de mémoire vis à vis de la Shoah. Mais n'ayons surtout pas la mémoire sélective en occultant complétement les victimes dont en tant que français nous sommes de loin bien plus responsables. Peut-être que parmi les élèves de CM2, ils s'en trouvent dont les parents ont encore sur la conscience le sang d'êtres humains laminés par la realpolitik et la guerre économique menée par les nations occidentales. Ce n'est pas l'action de la France au Tchad dernièrement qui pourra contredire la sale impression que notre politique étrangère continue de me procurer. L'aide au développement de la part de nos pays se réduit toujours plus et quand elle persiste elle ne sert qu'à enrichir des potentats locaux. C'est une information récente qu'il convient de mettre en face de celle reçue ces derniers jours où l'on apprenait que la France avait construit toute la logistique pour réapprovisionner en munitions le régime d'Idriss Déby qui était arrivé au pouvoir par un coup d'état dans les années 90. Qui se maintient au pouvoir par manipulation des élections depuis lors et détourne la rente pétrolière comme la plutart de ses collègues dictateurs équatoriaux.
La France osera-t-elle un jour se lever comme la nation australienne qui vient de demander pardon au peuple aborigènes ?
La patrie des droits de l'homme est sans doute aux antipodes de la France d'aujourd'hui.
21:15 Publié dans Afrique, Humeurs, Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, mémoire, shoah, aborigènes, pardon
25/12/2007
Sarkozy c'est la bouffée d'air frais pour le blog politique
Notre président bien élu est sur la bonne voie pour faire passer le pays Grolandais de la fiction à la réalité. Son pote Bobol lui cède encore généreusement son falcon Hash Bol pour ses petits déplacements vers la terre des pharaons. J'ai été bien bête de refuser les petits présents de mes fournisseurs quand j'étais acheteur dans une PME. Déontologie quand tu nous tiens...
L'avantage d'un tel président c'est que l'audience des blogs politiques va être excellente puisqu'il deviennent de fait des blogs people quand ils abordent notre Président Omnipotent, Omniscient et Omnichiant.
La semaine prochaine de Nicolas:
il sera mercredi en Mauritanie pour arrêter les meurtriers des touristes français,
il sera jeudi au Niger pour traiter le cas des journalistes français,
il sera vendredi au Darfour pour faire signer la paix.
Même pendant la grêve des confiseurs, il arrive à passer dans les journaux télévisés.
L'image détournée est de REUTERS/AHMED ALI AMIR.
19:35 Publié dans Présidentielles 2007, Sarkozy a dit et a fait, Voyages et Balades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Joyeux noël, Bonne année 2008, Sarkozy, Carla Bruni
31/10/2007
Salaire de président
La revalorisation du salaire de notre Président de la République est à la une de l'actualité. Certains la juge non avenue dans le contexte actuel. Personnellement, je ne l'estime pas spécialement scandaleuse. Il est préférable de savoir que notre petit Président gagne 16 000€ net par mois plutôt que de croire qu'il n'en gagne que 6 000€ avec un énorme flou sur les à côtés comme les frais de bouche pour ne citer que ceux-là. L'ère Chirac n'a pas été un modèle dans la transparence des émoluments du Président, du montant et de la destination des lignes budgétaires affectées à l'Elysée. Il n'est sans doute pas nécessaire d'activer une enquête parlementaire pour constater que 16 000€ c'est de la rigolade en comparaison des avantages du précédent squatter de l'Elysée.
On peut par contre s'interroger sur les charges sociales que paie de notre bon Président en comparaison des notres. En reportant le taux de charges sociales de mon salaire sur la le brute présidentiel, j'arrive à un salaire net théorique de 14800 €. Le petit Nico touchera 16 000€ d'après la presse. Nous ne sommes vraiment pas égaux dans notre effort de solidarité sociale.
Rien à redire sur la pertinence et l'opportunité d'une telle mesure. Mais cette décision entraîne d'autres remarques. On peut noter que le planning de décision est vraiment astucieusement optimisé. Notre bon Président est finalement passé devant le juge aux affaires familiales avec des fiches de paie à 6 000€. Un mois plus tard, la fiche de paie est beaucoup moins favorable dans le cadre d'une procédure de divorce. Il a eu chaud ou tout était bien calculé ? Je fais peut-être un mauvais procès d'intention car notre Président a peut-être réussi à se faire payer une pension alimentaire par Cécilia. C'est bien la première fois que nous avons un Président aussi déshérité.
Notre Président est tellement pauvre qu'il est devenu le parasite de son cercle d'amis. A chaque fois qu'il est en vacances, il en est réduit à se faire inviter par des amis moins dans le besoin pour l'hébergement en roulotte ou les petites croisières en barquette. C'est même un soulagement pour lui quand Bush junior l'invite à sa table. C'est toujours un repas de moins pour des finances très serrées. C'est dur de tirer le diable par la queue tous les mois.
Cette revalorisation est donc une bonne nouvelle pour ses amis. Le petit Nico va enfin pouvoir payer ses tournées lors de la fête de la bière.
00:30 Publié dans Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Salaire du Président, Célilia, Nicolas
14/08/2007
Second formulaire contact sur le site de l'Elysée
Bonjour,
J'ai posé un certain nombre de questions par l'intermédiaire de ce formulaire début juillet à l'occasion de la venue de Sassou-Nguesso reçu à l'Elysée le 5 juillet.
La copie de ces demandes est ici:
là
N'ayant ni accusé de réception, ni réponse, j'ai plusieurs alternatives à ma disposition:
-le formulaire n'a pas bien fonctionné, nous verrons donc cette fois-ci si j'obtiens un signe de vie de votre système numérique
-les réponses sont réservées à certaines personnes. Dans ce cas ne connaissant pas trop les critères, pouvez-vous me fournir une adresse postale à laquelle je puisse vous faire parvenir les copies de mes quittances d'impôts sur les dix dernières années ?
Dans l'attente d'un signe numérique ou de la part d'un être vivant derrière ce formulaire, veuillez recevoir mes salutations binaires.
17:10 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Site Elysée, écrire au Président, Sarkozy, Afrique
La France n'accepte pas qu'on joue avec ses intérêts en Afrique
On trouve depuis hier sur le site de l'Elysée une lettre de remerciement de Sarkozy à Thabo Mbeki:
Lettre de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, adressée à M. Thabo Mbeki, Président de la République d'Afrique du Sud.
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le 13 août 2007
Monsieur le Président,
Je tiens à vous remercier très sincèrement pour le message de félicitations que vous avez bien voulu m'adresser à propos du discours que j'ai prononcé à l'Université de Dakar le 26 juillet dernier.
Je suis très touché que vous ayez pris le temps de lire ce discours auquel j'accordais une importance toute particulière et suis sensible à votre proposition de porter mon message au peuple sud-africain mais aussi au continent africain tout entier.
Venant de vous qui êtes un des dirigeants qui incarnez la fierté retrouvée de l'Afrique et qui contribuez sans relâche à insuffler une nouvelle dynamique à ce continent, je ne peux qu'être honoré d'un tel jugement.
Vous voulez bien souligner « le courage et la franchise » de ce discours de Dakar. Je vous en remercie. Mais vous le savez, l'Afrique a besoin d'amis francs pour relever les défis auxquels elle doit faire face et je suis convaincu qu'elle y parviendra.
Soyez persuadé, Monsieur le Président, que vous pouvez compter sur la France et sur moi-même dans vos efforts en faveur d'une renaissance africaine. J'espère vivement avoir très vite l'occasion d'un échange avec vous sur ce sujet.
Je vous prie d'agréer Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération et amicale.
Nicolas SARKOZY
Monsieur Thabo Mbeki
Président de la République d'Afrique du Sud
Le président français répond aux félicitations mais pas aux interrogations et aux critiques de ceux qui n'ont pas eu la même lecture de son discours de Dakar. Il est vrai que Thabo Mbeki est réellement le mieux placé, compte tenu de l'histoire de l'Afrique du Sud, pour donner une vision éclairée de ce qu'est la françafrique et des desseins de Nicolas Sarkozy vis à vis des africains (surtout des anciennes colonies françaises). Le monde s'est lui aussi empressé de faire un article sur les félicitations de Thabo Mbeki.
Rien ne change. La politique africaine de la France reste la même et nos médias nationaux se confinent dans un autisme coupable. Et pourtant des voix crédibles s'élèvent pour dire que cela ne peut plus durer. C'est le cas d'Eva Joly qui répondait récemment à une interview dans la tribune de Xavier Harel un autre convaincu que la France doit changer son comportement vis à vis des peuples africains: Article sur le blog de Chantal Cutajar.
Finalement comme l'écrit Eric Mapouya en paraphrasant le Général de Gaulle: "La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts":
"Quand le Général De Gaulle disait solennellement que "la France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts", il n'avait pas du tout tort dans la mesure où sa vision des relations bilatérales et multilatérales entre pays, est centrée sur cette réalité.
De Pompidou en passant par Valéry Giscard d'Estaing et récemment François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les successeurs du Général De Gaulle qu'ils soient de la gauche ou de la droite, continuent de prendre fait et cause pour ce principe qu'ils appliquent à la lettre.
Le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy qui avait promis lors de la campagne présidentielle en France une totale rupture avec le passé, a tout de même réitéré son ferme engagement envers le principe gaulliste selon lequel "les intérêts français de par le monde sont intouchables".
Intouchables sont les sociétés françaises installées en Afrique ainsi que dans d'autres pays car comme on le dit souvent, qui veut s'en prendre à la France, n'a qu'à s'en prendre à ses intérêts installés en Afrique.
Et dans ce cadre, ce ne sont nullement les présidents du Niger, du Centrafrique, de la Côte d'Ivoire, du Tchad, du Gabon etc qui nous démentiront.
Il suffit de prendre connaissance des objectifs du déplacement éclair du secrétaire d'État français à la Coopération et à la Francophonie M. Jean-Marie Bockel au Niger et en République Centrafricaine pour s'en convaincre.
En effet, la visite éclair de Jean-Marie Bockel qualifiée de : "Mission de vérité en Afrique, Amitié et Sécurité, Pétrole et Uranium" a été l'occasion pour le diplomate français de préciser les règles du jeu de la diplomatie française et notamment sarkozienne après son élection à la présidence dans les anciennes colonies considérées comme étant sa chasse gardée. Ce qu'il y'a lieu de dire, c'est que le message des autorités françaises est clair comme l'eau de roche : "il n' y a ni rupture ni continuité dans la doctrine française mais on ne peut pas tout accepter, surtout pas que l'on fasse n'importe quoi".
Et ce n'importe quoi, ce n'est nullement les violations des droits de l'Homme en vogue dans la plupart des pays africains, l'impunité, la mauvaise gouvernance etc. mais c'est plutôt les intérêts français qui sont menacés par les dirigeants africains qui aimeraient faire profiter à leur peuple, les retombées de l'exploitation minière, forestière…, des ressources provenant de leur sol et sous-sol.
A Niamey au Niger, le géant français de l'atome AREVA est soupçonné de financer dans l'ombre la rébellion touareg. C'est ainsi que les autorités de ce pays ont expulsé deux de ses dirigeants. En Centrafrique, les intérêts de la société française Total sont menacés avec la libéralisation du secteur de l'énergie.
Alors, les enjeux sont importants et il fallait coûte que coûte le soutien de Paris pour que le bras de fer entre lesdites sociétés et les dirigeants de ces pays soit décanté. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy tout comme ses prédécesseurs n'a pas lésiné sur les moyens pour dire haut et fort que les "intérêts français sont intouchables et malheur à celui qui s'y aventure" car, il risquera fort bien de perdre sa peau renchérit un observateur de la scène politique nationale.
Au cours d'un tête-à-tête entre le président centrafricain François Bozizé et Jean-Marie Bockel, l'émissaire de l'Élysée n'est pas passé par quatre chemins pour dire que "Paris veut bien aider la République Centrafricaine ainsi que d'autres pays mais à condition qu'ils ne prennent pas en otages les intérêts économiques de la France".
Pauvre au milieu de tant de richesses nationales, la République Centrafricaine tout comme le Niger fait face à une réalité si dure soit-elle, qui impose aux gouvernants de ces deux pays d'entreprendre toutes les réformes économiques possibles tout en protégeant les intérêts de la France. La France alors intouchable ?
C'est toute la question qui se pose et on comprend aisément pourquoi Paris n'a ménagé aucun effort pour voler au secours des régimes tchadien, centrafricain, nigérien qui font face à des mouvements rebelles.
Et dans ce jeu de David contre Goliath que se livrent la France et les États d'Afrique francophone suscités, les aides budgétaires octroyées par Paris à ses anciennes colonies ainsi que les forces françaises déployées par la métropole pour appuyer sinon protéger leurs propres intérêts dans lesdits États sont, à n'en point douter, le symbole de la puissance française dans ces zones. Une autre manière de promouvoir le néo-colonialisme.
Et comme le dit un ex-combattant de la 2ème guerre mondiale, "Paris pourrait tout de même apparaître dans ce jeu comme le pyromane et le sapeur-pompier".
Lorsque ses intérêts sont menacés, il reconnaît que le peuple souffre, que les droits de l'homme sont violés, que les dirigeants africains pillent le pays, qu'il y a une politique d'exclusion et la mal gouvernance etc. ce n'est qu'au cas où les intérêts de Paris sont bien protégés, qu'il assure la longévité aux régimes dictatoriaux en Afrique francophone. Drôle, vraiment drôle cette politique française.
Alors, on s'aperçoit que dans le cas d'espèce que tous les moyens de pression sont bons et la France ne lésinera pas sur les moyens pour faire taire tous ceux qui tenteront de s'en prendre à ses intérêts fussent-ils aussi présidents des États souverains."
Eric Mampouya
16:40 Publié dans Afrique, Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, françafrique, Sarkozy, Thabo Mbeki, Discours de Dakar, Cellule africaine de l'Elysée
12/08/2007
Discours de Sarkozy à Dakar
Sarkozy a été récemment sur le continent africain pour réitérer l'appui de la France aux dictateurs habituels de la mafiafrique françafricaine et même faire passer le dictateur Libyen Kadhafi pour un gentil boy scout. C'est vrai que c'est l'époque puique l'on fête cette année les cent ans du scoutisme imaginé par cet ancien militaire, Baden Powell.
Notre Président a fait un discours à l'Université de Dakar. L'allocution a été écrite par un conseiller qui en était très fier. L'accueil à Dakar a été poli, les réactions des élites intellectuelles africaines sont plutôt très critiques par rapport à cette intervention. Quand on lit le discours, on ne peut que les comprendre.
Voici quelques extraits commentés de ma part:
"J'aime l'Afrique, je respecte et j'aime les Africains".
Attachés sur le siège d'un avion d'Air France qui les ramène vers leurs pays d'origine ?
"Je veux, ce soir, m'adresser à tous les Africains qui sont si différents les uns des autres, qui n'ont pas la même langue, qui n'ont pas la même religion, qui n'ont pas les mêmes coutumes, qui n'ont pas la même culture, qui n'ont pas la même histoire et qui pourtant se reconnaissent les uns les autres comme des Africains. Là réside le premier mystère de l'Afrique."
Je trouve ce paragraphe d'une profonde bêtise mais cela doit être mon manque d'intelligence...
"Je ne suis pas venu, jeunes d'Afrique, pour m'apitoyer sur votre sort parce que votre sort est d'abord entre vos mains. Que feriez-vous, fière jeunesse africaine de ma pitié ?"
Faux, archi-faux !! S'il est vrai que la jeunesse africaine n'a que faire de la pitié de Sarkozy, la jeunesse de l'Afrique francophone souhaite réellement avoir son sort entre ses mains avec l'éradication pure et simple de tous les réseaux mafieux de la françafrique.
"La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique. Elle n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n'est pas responsable des génocides. Elle n'est pas responsable des dictateurs. Elle n'est pas responsable du fanatisme. Elle n'est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n'est pas responsable des gaspillages et de la pollution."
La colonisation n'est pas responsable des dictateurs. Il faut donc chercher ailleurs. Peut-être dans la politique néocolonialisme de la France engagée à la demande du général de Gaulle par Foccart et toujours poursuivie par tous les gouvernements de droite ou de gauche qui se sont succédés à la tête de la France.
"La colonisation fut une grande faute mais de cette grande faute est né l'embryon d'une destinée commune. Et cette idée me tient particulièrement à cœur."
Mea Culpa qui ne convainc personne. La destinée commune qui est de piller les ressources naturelles de l'Afrique et la matière grise du continent tout en renvoyant les malades, vieux et pauvres dans leur pays de misère, où l'on soutient des despotes, pour qu'il disparaissent un peu plus rapidement de la surface de la planète ?
"La colonisation fut une faute qui a changé le destin de l'Europe et le destin de l'Afrique et qui les a mêlés. Et ce destin commun a été scellé par le sang des Africains qui sont venus mourir dans les guerres européennes. Et la France n'oublie pas ce sang africain versé pour sa liberté."
Comme se donner le beau rôle. Ces fameux tirailleurs sénégalais que nous aimions tant et pour qui nous avions tant de respect... Hum, Hum... Cela sent vraiment la moquerie.
"Jeunes d'Afrique, ne cédez pas à la tentation de la pureté parce qu'elle est une maladie, une maladie de l'intelligence, et qui est ce qu'il y a de plus dangereux au monde."
Le conseiller englué dans sa vision de l'homme noir en symbiose avec la nature part ensuite dans une description des africains qui en a fait réagir plus d'un.
"C'est en puisant dans l'imaginaire africain que vous ont légué vos ancêtres, c'est en puisant dans les contes, dans les proverbes, dans les mythologies, dans les rites, dans ces formes qui, depuis l'aube des temps, se transmettent et s'enrichissent de génération en génération que vous trouverez l'imagination et la force de vous inventer un avenir qui vous soit propre, un avenir singulier qui ne ressemblera à aucun autre, où vous vous sentirez enfin libres, libres, jeunes d'Afrique d'être vous-mêmes, libres de décider par vous-mêmes."
En gros Sarkozy dit: "Jeunes Africains droguez vous et faites pas chier !"
"Je suis venu vous dire que vous n'avez pas à avoir honte des valeurs de la civilisation africaine, qu'elles ne vous tirent pas vers le bas mais vers le haut, qu'elles sont un antidote au matérialisme et à l'individualisme qui asservissent l'homme moderne, qu'elles sont le plus précieux des héritages face à la déshumanisation et à l'aplatissement du monde."
J'ai sans doute raté un épisode, mais sur quelles valeurs a été élu Sarkozy en tant que Président de la France: bouclier fiscal, élimination des droits de succession... Qui lui prêtent des villas et des bateaux sur des vacances ? Des gens qui ont trouvé l'antidote au matérialisme et à l'individualisme ?
"Mais je suis aussi venu vous dire qu'il y a en vous, jeunes d'Afrique, deux héritages, deux sagesses, deux traditions qui se sont longtemps combattues : celle de l'Afrique et celle de l'Europe. Je suis venu vous dire que cette part africaine et cette part européenne de vous-mêmes forment votre identité déchirée."
Les africains doivent se taper une identité européenne en plus de celle africaine mais il leur est interdit de profiter de cette identité pour émigrer en Europe afin que les européens soient eux aussi empreints d'une double identité liée à leur passé chargé.
Morceau de choix:
"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin."
Voila comment Sarkozy aime l'africain, un être immobile qui subit les dictateurs soutenus par Paris en la fermant. Que connait Sarkozy à l'Afrique ?
"Le problème de l'Afrique et permettez à un ami de l'Afrique de le dire :lol: , il est là. Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire."
Monsieur Sarkozy, l'Afrique avait tout, c'est nous européens qui lui avons tout retiré ! Est-ce si compliqué à comprendre ?
"Le défi de l'Afrique, c'est d'apprendre à se sentir l'héritière de tout ce qu'il y a d'universel dans toutes les civilisations humaines. C'est de s'approprier les droits de l'homme, la démocratie, la liberté, l'égalité, la justice comme l'héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes."
Franchement le conseiller est d'un cynisme sans équivalent. Même si nous ne devons pas porter le poids des erreurs de nos pères, arrêtons aussi de nous targuer des avancées extraordinaires de ceux-ci, nous ne sommes pas en Afrique la patrie des droits de l'homme. Nous sommes la main armée de la politique initiée par Foccart qui est responsable de la mort de nombreux africains qui ne sera jamais autant médiatisée que celle des trop nombreux GIs américains en Irak (mais par rapport à combien de victimes innocentes sur le continent africain ?).
"Dès lors que vous regarderez bien en face la réalité de l'Afrique et que vous la prendrez à bras le corps, alors commencera la Renaissance africaine. Car le problème de l'Afrique, c'est qu'elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause. Et ce mythe empêche de regarder en face la réalité de l'Afrique. La réalité de l'Afrique, c'est une démographie trop forte pour une croissance économique trop faible. La réalité de l'Afrique, c'est encore trop de famine, trop de misère. La réalité de l'Afrique, c'est la rareté qui suscite la violence. La réalité de l'Afrique, c'est le développement qui ne va pas assez vite, c'est l'agriculture qui ne produit pas assez, c'est le manque de routes, c'est le manque d'écoles, c'est le manque d'hôpitaux. La réalité de l'Afrique, c'est un grand gaspillage d'énergie, de courage, de talents, d'intelligence. La réalité de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu'il n'arrive pas à se libérer de ses mythes. La Renaissance dont l'Afrique a besoin, vous seuls, Jeunes d'Afrique, vous pouvez l'accomplir parce que vous seuls en aurez la force. Cette Renaissance, je suis venu vous la proposer. Je suis venu vous la proposer pour que nous l'accomplissions ensemble parce que de la Renaissance de l'Afrique dépend pour une large part la Renaissance de l'Europe et la Renaissance du monde. Je sais l'envie de partir qu'éprouvent un si grand nombre d'entre vous confrontés aux difficultés de l'Afrique. Je sais la tentation de l'exil qui pousse tant de jeunes Africains à aller chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas ici pour faire vivre leur famille. Je sais ce qu'il faut de volonté, ce qu'il faut de courage pour tenter cette aventure, pour quitter sa patrie, la terre où l'on est né, où l'on a grandi, pour laisser derrière soi les lieux familiers où l'on a été heureux, l'amour d'une mère, d'un père ou d'un frère et cette solidarité, cette chaleur, cet esprit communautaire qui sont si forts en Afrique. Je sais ce qu'il faut de force d'âme pour affronter le dépaysement, l'éloignement, la solitude. Je sais ce que la plupart d'entre eux doivent affronter comme épreuves, comme difficultés, comme risques. Je sais qu'ils iront parfois jusqu'à risquer leur vie pour aller jusqu'au bout de ce qu'ils croient être leur rêve. Mais je sais que rien ne les retiendra. Car rien ne retient jamais la jeunesse quand elle se croit portée par ses rêves. Je ne crois pas que la jeunesse africaine ne soit poussée à partir que pour fuir la misère. Je crois que la jeunesse africaine s'en va parce que, comme toutes les jeunesses, elle veut conquérir le monde."
En attendant, c'est surtout la jeunesse africaine que l'on renvoie par charter. Le gaspillage de talent et de toutes les autres choses, finalement, il est initié par qui ?
"Ce que la France veut faire avec l'Afrique, c'est le co-développement, c'est-à-dire le développement partagé."
C'est une bonne nouvelle, si on doit faire du 50-50, après avoir eu du 100-0 depuis plusieurs décennies, je propose que la France rende déjà tout ce qu'elle a engrangé de trop par rapport à un réel partage. Histoire de repartir sur de bonnes bases.
"Alors, mes chers Amis, alors seulement, l'enfant noir de Camara Laye, à genoux dans le silence de la nuit africaine, saura et comprendra qu'il peut lever la tête et regarder avec confiance l'avenir. Et cet enfant noir de Camara Laye, il sentira réconciliées en lui les deux parts de lui-même. Et il se sentira enfin un homme comme tous les autres hommes de l'humanité."
Alors, Monsieur Sarkozy, l'enfant de Camara Laye, voudra relever la tête et ne pas voir votre tête lui faire une leçon de néocolonialisme et d'ignorance sur la réalité africaine. Il relévera la tête pour voir des politiciens occidentaux qui décident de supprimer les paradis fiscaux, qui demandent à leurs multinationales de payer à leur vrai prix les ressources qu'elles tirent de l'Afrique et qui refusent que pour un dollar d'aide, les pays occidentaux en récupèrent 4.
Au fait, j'ai corrigé un des paragraphes de votre discours qui était bourré de fautes de frappes, je le fais bien gracieusement:
"Jeunes d'Afrique, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie.
Mais le voulez-vous voulons-nous vraiment ? Voulez-vous voulons-nous que cessent l'arbitraire, la corruption, la violence ? Voulez-vous voulons-nous que la propriété soit respectée, que l'argent soit investi au lieu d'être détourné ? Voulez-vous voulons-nous que l'État se remette à faire son métier, qu'il soit allégé des bureaucraties qui l'étouffent, qu'il soit libéré du parasitisme, du clientélisme, que son autorité soit restaurée, qu'il domine les féodalités, qu'il domine les corporatismes ? Voulez-vous voulons-nous que partout règne l'État de droit qui permet à chacun de savoir raisonnablement ce qu'il peut attendre des autres ?"
Message personnel à Monsieur Sarkozy: Bien que je paie des impôts, je n'ai toujours pas reçu d'accusé de réception, ni de réponses aux questions que j'ai posées par le formulaire du site de l'Elysée. Je trouve cela assez impoli et très peu efficace pour un quinquennat qui est censé être marqué du sceau de l'efficacité.
14:50 Publié dans Afrique, Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Afrique, Dakar, discours, prendre les africains pour des cons
26/07/2007
La corruption ne prend pas de vacances
Je profite de mes vacances pour accélérer le rythme de mes lectures. L'accélération est tellement forte que j'entame 3 à 4 livres à la fois. Je découvre Romain Gary et son pseudonyme Emile Ajar. J'ai fait l'acquisition du dernier livre d'Eva Joly "La force qui nous manque".
Eva Joly y retrace son parcours de Norvégienne venue en France comme jeune fille au pair, qui s'y est installé pour l'amour d'un français pour finalement instruire les plus gros dossiers de corruption et d'abus de biens sociaux de l'hexagone (affaire Elf).
Je ne l'ai pas encore terminé mais je vous livre ici un extrait de la part d'une personne qui a très certainement eu accès à des documents que les ONG qui se battent contre la corruption n'ont pas eu le droit de consulter.
Ce paragraphe crédibilise, par la fonction de son auteur, tout le combat des ONG comme Global Witness ou Survie. Le paragraphe en question fait suite à l'explication sur l'enterrement en première classe au nom de "l'intérêt national"* par Tony Blair d'une enquête sur le versement d'énormes pots-de-vin par British Aerospace (BAE) à l'Arabie Saoudite.
"Il y a en moi dans ces moments-là une colère immédiate que je ne raisonne pas. J'ai des mots plein la bouche. Des souvenirs, des chiffres, des noms, les contrats saoudiens et leurs pourcentages astronomiques de commissions, entraperçus augré d'anciennes investigations, tambourinent dans ma tête. Le journal The Independent a fini par m'offrir une tribune. Puisque Tony Blair laissait entendre qu'il sauvegardait les emplois et la tout-puissance britannique, j'ai tenté d'expliquer, en quelques feuillets, que la corruption fragilise le monde et la vie de chacun de nous. Les pots-de-vin ne profitent jamais aux populations d'Asie ou d'Arique, ils atterrissent dans nos banques via les paradis fiscaux. Les lointains despotes y sont de respectables clients. En prétendant sauver ici des emplois, ou veiller sur le prix de l'essence à la pompe, on maintient là-bas des régimes assis sur la misère, cette longue mèche d'un monde explosif."
*Ce même intérêt national qui fait écrire à Sarkozy sur le livre d'or de Mouammar Kadhafi "Je suis heureux d'être dans votre pays pour parler de l'avenir!". C'est vrai qu'avec Kadhafi, il est préférable de ne pas s'occuper du passé. Qu'il soit peu récent avec le terrorisme d'Etat qui a conduit entre autres aux morts de Lockerbie ou ceux du DC10 d'UTA qui a explosé au dessus du Ténéré en revenant de Brazzaville. Ou qu'il soit encore tout chaud avec l'affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien où l'Europe s'est fait, comment dire ? ... enfilée à sec pour la gloire finale du petit Nico et de son épouse non élue, non nommée, Cécilia. Donner l'accès au nucléaire à la Libye présente-t-il moins de risques que de laisser l'Iran continuer son propre programme ? Quand l'intérêt national transforme le monde en poudrière, ça fait vraiment peur pour nos enfants.
La corruption n'est pas en vacances.
Les combattants anti-corruption ne s'arrêtent pas non plus. Deux dates à mettre à son agenda:
le 28 juillet avec une manifestation devant le siège de BNP paribas qui est sous le coup d'une procédure RICO aux Etats-Unis et qui a été nommée dans l'affaire "Pétrole contre nourriture",**
le 31 juillet avec une conférence débat dont les intervenants seront : Théophile Obenga, Abel Goumba et Henda Diogène Senny.***
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Depuis plusieurs années la banque B.N.P. Paribas a mis ses experts financiers les plus talentueux à la disposition du Général SASSOU NGUESSO pour faire disparaître dans les paradis fiscaux, la rente pétrolière du Congo Brazzaville (pays pauvre très endetté) ; SASSOU NGUESSO, Président du régime dictatorial de Brazzaville, revenu au pouvoir par les armes en octobre 1997, avec l’aide des armées et mercenaires étrangers.
Aujourd’hui La banque B.N.P. Paribas et la SNPC (société nationale des pétroles du Congo) sont poursuivies par un créancier privé, Kensington International Ltd devant la cour fédérale à New York pour conspiration au travers d’arrangements d’une complexité croissante pour piller la rente pétrolière congolaise.
Par ailleurs, une enquête préliminaire est ouverte par la justice française à l’encontre du Général SASSOU NGUESSO pour enrichissement illicite et détournement des deniers public.
- La paupérisation du Congo Brazzaville, pays riche très endetté, ne laisse que trois possibilités à sa population : L’immigration, la survie dans la misère ou le recours à la violence.
- L’irresponsabilité de la banque B.N.P. Paribas qui participe à la paupérisation du Congo Brazzaville par des méthodes mafieuses, pour des profits inavouables, ni pour le Congo ni pour la France.
<< [..] Nos lâchetés d’aujourd’hui peuvent être les conflits de demain [...] >>
Jean Marie BOCKEL Secrétaire d’Etat à la Coopération français.
Le Conseil Représentatif de la Diaspora Congolaise se réserve le droit de se porter partie civile contre la banque BNP Paribas et le dictateur SASSOU NGUESSO.
Aussi nous vous convions à la marche que nous organisons ce samedi 28/07/2007 de 14h à 18h30 de La place de la République au siège de La banque BNP Paris sise 16 boulevards des Italiens 75009 Paris., Pour :
- Réclamer du conseil d ‘administration de la Banque BNP Paribas l’arrêt de toutes sortes de soutien au régime de Brazzaville.
- Le gel des fonds détournés du Trésor public Congolais par le Général SASSOU NGUESSO
Fait à Paris le 24/07/2007
***
- Professeur Théophile Obenga
- Professeur Abel Goumba
- M. Henda Diogène Senny
Maison de Radio France (entrée porte A)
116 av. du Président Kennedy
75220 Paris cedex 16
France
Accès:
Parking : Pont de Grenelle - Maison de la Radio
12:35 Publié dans Afrique, République du Congo, Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Eva Joly, Théophile Obenga, Corruption, Tony Blair, Sarkozy
25/07/2007
Ce que la presse nous cache
La presse nous cache beaucoup de choses. Surtout quand il s'agit du pré-carré africain de nos élites. Mais, je viens de découvrir que ce n'est pas tout.
Morceaux choisis.
La vengeance est un plat qui se mange froid:
Le président polonais Lech Kaczinski agacé par les agitations compulsives du président français Nicolas Sarkozy pour le traité simpliste, a lui-même affrété un car de plombiers pélerins polonais pour saboter les statistiques de la prévention routière française.
Véhicule à moteur, toujours:
Prévenu par son stand que le vainqueur aurait la bise de Roselyne Bachelot, Felipe Massa, a laissé passer son coéquipier Kimi Raikkonen dans les derniers tours du Grand-Pix de France. Felipe préfère Mireille Matthieu. A chacun ses goûts.
Le gazon pousse-t-il sur la terre battue ?
Devant les résultats affligeants des français à Roland Garros et leurs parcours exceptionnels à l'Open Britannique, la FFT a sommé les jardiniers du complexe de la Porte d'Auteuil de faire pousser de l'herbe sur les court pour l'édition 2008.
Les paris sont ouverts :
Sachant que les tests démasquent un coureur dopé par jour sur le tour de France. Qu'à chaque coureur pris, l'équipe entière abandonne. Combien restera-t-il de coureurs sur les Champs Elysées pour le final du tour de France des VRP de l'industrie chimique ?
Poursuivons dans le deux roues par une photo volée de l'atelier de maintenance du Velib' :

Tout ceci n'est que moquerie mais avec les vacances, je me sens d'humeur humoristique.
22:05 Publié dans Récits Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : humour, velib, tour de france, Formule 1, polonais, Sarkozy
14/07/2007
Le premier quatorze juillet du Président Sarkozy
Aujourd'hui c'est le 14 juillet, le bruit des avions m'a donné l'idée de jeter un oeil sur le défilé à la télévision. Histoire de voir Tanguy et Laverdure passer. Il est possible que les 2 pilotes qui discutaient dans le train Marseille-Paris soient de la patrouille de France puisqu'ils avaient parlé du spare. Le spare étant l'avion de remplacement si un des autres avions a une avarie. Cette fois-ci les 9 avions sont passés au-dessus des Champs, spare y compris. C'est le premier 14 juillet du Président des français dénommé Sarkozy. Il avait ce petit sourire identique à celui qu'il avait lors de la cérémonie d'investiture. Ce petit rictus en coin qui veut dire tant: "C'est bon j'y suis !".
Pourtant le bonhomme n'est pas encore arrivé là où son intime conviction le mène. L'ambition de Nicolas Sarkozy est européenne. Pas l'europe des européens. Indirectement peut-être. Mais d'abord l'Europe de Sarkozy. Une Europe où Sarkozy serait le Président de tous les européens. L'homme est ambitieux. Il lui faut surpasser ce que d'autres ont fait avant lui, Chirac, Miterrand, Giscard d'Estaing ou Pompidou. Il doit arriver à dépasser De Gaulle sans être un héros de la résistance et de la libération.
Le poste visé par le petit Nico c'est tout simplement la Présidence de l'Europe. Un Président de l'Europe élu par le suffrage universel. Pas le Président semestriel et tournant d'aujourd'hui. Un Président avec un mandat de quelques années.
En attendant l'atteinte de cette ambition, nous aurons droit à quelques 14 juillet sur les Champs Elysée.
Pour aujourd'hui, alors que les petits chanteurs à la croix de bois venaient de finir l'hymne national, les commentateurs ont relevé que Rama Yade semblait très émue. Comme j'attends toujours la réponse de l'Elysée sur la visite de Sassou-Nguesso le 5 juillet, je suis également dans l'expectative concernant la capacité à s'émouvoir de Rama Yade sur le sort pas trop enviable de ses frères de couleur immigrés en Europe ou cassés économiquement sur leur continent par les gouverneurs noirs des anciennes puissances coloniales européennes. Elle est annoncée comme sécrétaire d'état aux affaires étrangères pour les droits de l'homme. Pourtant, je ne l'ai pas vu sur les photos lors de la rencontre où l'on faisait venir "l'intime connaisseur des problèmes africains" pour parler du Darfour. Si elle ne participe même pas à ce genre de réunions, quel est réellement son job ? Sarkozy a-t-il repris le principe des emplois fictifs rendus célèbres par son prédécesseur allergique à la prison ?
Modification du 14/07/2007 à 17:56 - Je viens de prendre connaissance de cet article du monde : Rama Yade "s'étonne" des critiques sur son voyage à Tunis avec cette citation : "Le régime tunisien est tenu par toutes les associations internationales de défense des droits de l'homme pour l'un des plus répressifs du monde arabe". Sarkozy a réclamé de l'efficacité à son gouvernement mais visiblement pas sur tous les sujets.
La famille Sassou est une bien étonnante famille. Sassou sur le perron de l'Elysée ne démentait pas posséder de nombreux biens immobiliers luxueux en Europe mais critiquait que l'on puisse lui en tenir grief. Alors que tout le monde le faisait disait-il...
C'est le moment où Global Witness a publié les photocopies des relevés de cartes bancaires de Denis-Christel Nguesso. On comprend à la lecture de la liste des courses du rejeton Sassou que Sarkozy préfère dire du Président du Congo qu'il est un sage plutôt que de dénoncer ses agissements. La famille du dictacteur (surnommé cache-sexe dans son pays) fait bien vivre le petit commerce de proximité à Paris: Monsieur Lancel, Madame Louis Vuitton et autres ne considérant certainement pas l'argent des dictateurs comme de l'argent sale. On peut se retirer de la course de l'America car d'autres ont poussé le capitalisme encore plus loin que soi. Mais continuer de vendre des choses à des familles de dictateurs reste toujours honorable pour ces gens là. On ne doit pas être originaire de la même planète.

Les relevés montrent que le fiston est souvent en voyage et fait beaucoup de shopping. On peut aussi conclure, qu'il ne va pas chez Lidl et ne s'habille pas chez Tati alors que son pays est un pays pauvre trés endetté dont la dette a été en grande partie rayée par l'intervention du champion des frais de bouche. Comme l'image le montre au-dessus, il dépense un peu d'argent dans la chaîne de magasins "Une étoile est née". Dire que sans le savoir, six mois plus tard, je faisais une note à propos de son père "A star is born: Hollywood est sur les rangs".
Dire qu'après cela, on trouve encore des porte-paroles de la Présidence française qui nous disent que Sassou a une connaissance intime des problèmes africains alors qu'il passe son temps dans les villes du luxe mondial pour faire du shopping. Continuez à prendre vos compatriotes pour des imbéciles !
J'attends autre chose des fonctionnaires pour lesquels mes impôts participent à leur rémunération. J'ai posé quelques questions il y a dix jours, pas de réponse. Faut-il que j'envoie les quittances de mes impôts sur le revenus depuis que j'ai commencé à travailler pour que l'Etat daigne me répondre ?
Les autres sites qui parlent des dépenses somptuaires de la famille Sassou:
GlobalWitness
Backchich
Mwinda
Biens mal acquis
Harper's Magazine
Global voice
Le monde (article payant)
CNN money
The Philadelphia Inquirer
Jugement Glencore
Wearethebest
Les pauvres voleurs congolais
Sinon d'après un site de propagande de Brazzaville, il paraît qu'il existe un reflux sur internet concernant les dénonciations du régime Congolais. Visiblement, ces pauvres bougres ont été les victimes d'un des délestages journaliers de l'electricité à Brazza.
13:50 Publié dans Afrique, Présidentielles 2007, République du Congo, Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Denis, Christel, Sassou, NGuesso, Sarkozy, voleur, Rama Yade







