20/10/2009

Sassou, de plus en plus fort

Les médias français n'en font pas vraiment écho alors que l'on trouve déjà l'information en anglais, en portugais et en turc entre autres. Le dernier livre de Denis Sassou-Nguesso est soi-disant préfacé par Nelson Mandela lui-même. Un démenti vient cependant de l'Afrique du Sud sur le sujet. Après avoir tranquillement manipulé les élections présidentielles sans que le gouvernement français ne bronche, le Congolais continue à user toutes les ficelles pour se créer de la légitimité. Il y a fort à parier que Sarko va réagir... Euh, ben non. Il a dit qu'il y aurait rupture dans la françafrique. Tout le monde s'attendait à ce qu'il dénonce les Bongo, les Sassou, les Biya et consorts. On s'est mis le doigt dans l'oeil. Au lieu d'aligner les pays africain sur une démocratie à la française, Sarko 1er aligne la France sur les Républiques Bananières Africaines en usant du népotisme pour placer son fils, Jean Sarkozy, à la tête de l'Epad.

Nous vivons dans un pays épadant.

PS: Espérons que la fondation Mandela ne menace pas simplement de plainte pour récupérer un peu de l'argent puant du pétrole Congolais. Les éditions Michel Lafon sont plutôt mal dans cette affaire.

04/02/2009

Sacré Kouchner, the french touch

La riposte de Bernard Kouchner

Ce dernier riposte mercredi dans un entretien sur le site du Nouvel Observateur. Il déclare notamment : "Je n'ai jamais signé un seul contrat avec un Etat africain. Jamais. J'ai été un des consultants d'une entreprise française – Imeda – dans un domaine que je connais : celui de la médecine et de la santé publique." "Y a-t-il quelque chose de choquant qu'un ancien ministre de la santé, qui a fait pendant des dizaines d'années des missions humanitaires pour Médecins sans Frontière - Prix Nobel de la Paix je le rappelle -, Médecins du Monde et bien d'autres sans toucher un centime, rédige des rapports permettant à des pays africains d'améliorer leur système de santé ?", souligne Bernard Kouchner.

C'est risible... La plupart des médias mettent en titre "Je n'ai jamais signé un seul contrat avec un Etat africain".

Du coup, ceux qui ne lisent que les titres vont croire qu'il n'a jamais mis les pieds là bas et que c'est de la diffamation. On se fiche de qui a signé le contrat avec les états Africains pour que le french doctor sorte un rapport sur la santé publique en Afrique contre espèce sonnante et trébuchante. Ce que la moindre moralité voudrait c'est qu'il ait continué dans le bénévolat quand il s'agissait de peuples spoliés par la françafrique et surtout que cela apporte des résultats. Aux dernières nouvelles, on ne peut pas dire que le système de santé congolais se soit amélioré par la force des propositions de Bernard Kouchner. Ce n'était peut-être pas bourré de fautes d'orthographe comme un rapport de Xavière Tibéri mais les résultats sont les mêmes. Financièrement pour leurs auteurs et en efficacité pour le sujet traité (ou maltraité, c'est selon...)

Pour approfondir les sujets:

Le livre de Pierre Péan sur Mwinda

Le système de santé Congolais et l'intervention de Bernard Kouchner

 

15/01/2009

Les nations unies

On sait que l'ONU est bien chargée en ce moment avec la bande de Gaza. Mais l'ONU ne doit pas se restreindre à quelques peuples seulement. La planète "abrite" beaucoup de peuples qui souffrent. En plus, faire en sorte que Sassou Nguesso mette en place une Commission Electorale Indépendante dans son pays, c'est à la portée de l'ONU pour peu qu'il y est la volonté politique. Un message d'un mouvement d'opposition de la République du Congo:

A Son Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
Washington, DC.

S/C de Monsieur le Représentant Résident du PNUD au Congo.
Brazzaville.

Excellence,

Les années 90 ont été marquées au Congo par une forte demande des libertés fondamentales, des droits humains et du citoyen, d’efficacité de l’action politique, et surtout, de légitimation du pouvoir par le libre consentement des citoyens. Cette forte demande démocratique s’est matérialisée par l’adoption d’une nouvelle constitution en 1992 et la tenue des premières élections libres, consensuelles et transparentes. Au terme d’une conférence nationale voulue souveraine.

Ces avancées ont été malheureusement brisées par un coup de force perpétré en 1997 par le Général Denis Sassou Nguesso. Dès lors, un régime d’exception s’est installé, fondé sur les armes et qui brille par des multiples violations des droits humains dont les plus spectaculaires sont : la disparition au beach de Brazzaville de centaines des concitoyens qui, pourchassés de leur pays au motif d’appartenir aux régions de Pascal Lissouba et Bernard Kolélas, revenaient à Brazzaville à la suite d’un discours rassurant du chef de l’Etat autoproclamé et d’un accord tripartite HCR-RDC-Congo ; le maintien en exil de certaines personnalités non moins importantes de la vie politique nationale ; l’arrestation de certaines personnalités de l’opposition à l’instar de Gilbert N’songuissa Moulangou, militant de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale, UPADS ; l’interdiction des activités des partis de l’opposition (interdiction de la tenue de l’assemblée générale constitutive de l’association « Marien Ngouabi et Ethique » le 17 mai 2008, interdiction du meeting du Rassemblement des Jeunes Patriotes, RJP de Paul Marie M’POUELE le 13 décembre 2008, interdiction des activités du Conseil National des Républicains, CNR du pasteur Ntumi, à Owando ainsi que d’autres formations politiques comme l’Union Patriotiques pour le Renouveau National, UPRN, de Mathias Dzon, etc.) ; la confiscation des richesses nationales au profit de la famille présidentielle et ses courtisans ; de la consécration de l’impunité avec la protection par la police nationale et même le parquet de Nicolas Okandzi, après avoir donné la mort à son domicile, à Jean Roger Boubelo, jardinier, le 23 décembre 2008, l’intimidation, l’entretien par le pouvoir des milices privées (à Tsambitso et à Kintélé), l’achat effréné d’armes et du matériel de guerre, etc. )

La gestion de tels précédents et d’un tel passif ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue national incluant toutes les parties afin de construire une réconciliation véritable.

En effet, au mépris de tout bon sens et de tous les textes relatifs aux élections, le pouvoir de Brazzaville s’entête à relever son propre défi fixé en 2002, celui de « transformer la victoire militaire de 1997 en victoire politique ». Dès lors, les différentes consultations électorales organisées depuis 2002 n’ont été que des parodies électorales dénoncées par toute la classe politique et par les observateurs de l’Union Africaine et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, CEEAC en 2007 et 2008.

Tout compte fait, le Congo est soumis à l’arbitraire d’un régime qui se préoccupe de demeurer au pouvoir foulant sans cesse aux pieds les dispositions de la nouvelle constitution rédigée par le pouvoir lui-même. Or, la lutte pour le pouvoir est le régulateur patenté de la paix et de la guerre civiles dans toutes les sociétés organisées. Non démocratisée, elle génère la violence récurrente, antinomique avec l’existence d’une société des libertés et de progrès.

Conscients du danger que représentent le scrutin présidentiel parodié dans notre pays, les signataires de la présente pétition dénoncent l’obstination du président de la République et de son gouvernement à vouloir organiser de façon unilatérale et frauduleuse l’élection majeure qu’est l’élection présidentielle ; le refus paranoïaque de mettre en place une commission électorale indépendante chargée de toutes les opérations préélectorales, électorales et post électorales telles le recensement administratif spécial en vue de déterminer un corps électoral fiable, la confection et la distribution des cartes d’électeurs et des listes électorales, la proclamation des résultats et la transmission du contentieux électoral au juge électoral, etc.

Ils en appellent à la communauté internationale et à votre propre attachement à la paix, la démocratie et la bonne gouvernance, pour qu’une pression suffisante soit exercée sur le régime de Monsieur Sassou Nguesso afin que soit pris en compte la revendication légitime du peuple congolais d’exercer sa souveraineté pour élire de façon libre, démocratique et transparente le futur président de la République tel que stipulé dans la Déclaration de Bamako, la Charte africaine des droits de l’Homme et plusieurs autres textes y relatifs.

Les signataires de la présente pétition en appellent aussi à tous les démocrates du monde à soutenir le peuple congolais dans sa quête de démocratie et dans son aspiration légitime à avoir des élections libres, équitables et transparentes passant nécessairement par la tenue d’une nationale inclusive.

Fait à Brazzaville, le 12 janvier 2009.

Les signataires :


Joël MAFOUTA , Président du RLBC

 

10/09/2007

Carte postale du Président

Mes Chers Amis,

Je viens de quitter Cannes après quelques jours de vacances. Après Marbella où j'ai pu m'amuser sans bobonne, je me suis retrouvé sur la Côte d'Azur pour assister au mariage de la fille du Vice-président, le grand entrepreneur de travaux publics et des routes que ne verront jamais les Congolais. Nous nous sommes retrouvés en bonne compagnie, beaucoup de blancs, beaucoup d'entrepreneurs qui ne jurent que par ma grandeur, par mes mérites et qui prient le ciel que mon règne dure jusqu'à la fin des temps ! Que des gens que j'ai enrichis sur votre misère. Noire cela va sans dire car je suis d'excellente humeur lorsque je suis loin de vous et de la puanteur de vos quartiers. La vie est très belle en Espagne et trop belle sur la Riviera !

Rassurez-vous, tout y est beau et propre. Les hommes et les femmes sont bien habillés, bien portants et tout le monde se plie en quatre pour me rendre les honneurs et me faire plaisir. Ma réputation de prédateur de fonds publics, avant même la décision du Procureur de Paris, me précède et tout le monde guette ma venue pour avoir droit à une petite partie de mes larcins. Les routes sont lisses comme les mains de ces dizaines de milliers de chômeurs congolais qui, " par paresse ", n'ont jamais travaillé et là, je peux vraiment profiter des berlines qui me transportent. Pas le moindre petit nid de poule ! Ma grosse Mercedes roule comme sur un billard.

La suite ici... 

14/07/2007

Le premier quatorze juillet du Président Sarkozy

2ab16666a8a8d4e2d4e38fbc9010a6d0.jpgAujourd'hui c'est le 14 juillet, le bruit des avions m'a donné l'idée de jeter un oeil sur le défilé à la télévision. Histoire de voir Tanguy et Laverdure passer. Il est possible que les 2 pilotes qui discutaient dans le train Marseille-Paris soient de la patrouille de France puisqu'ils avaient parlé du spare. Le spare étant l'avion de remplacement si un des autres avions a une avarie. Cette fois-ci les 9 avions sont passés au-dessus des Champs, spare y compris. C'est le premier 14 juillet du Président des français dénommé Sarkozy. Il avait ce petit sourire identique à celui qu'il avait lors de la cérémonie d'investiture. Ce petit rictus en coin qui veut dire tant: "C'est bon j'y suis !".

Pourtant le bonhomme n'est pas encore arrivé là où son intime conviction le mène. L'ambition de Nicolas Sarkozy est européenne. Pas l'europe des européens. Indirectement peut-être. Mais d'abord l'Europe de Sarkozy. Une Europe où Sarkozy serait le Président de tous les européens. L'homme est ambitieux. Il lui faut surpasser ce que d'autres ont fait avant lui, Chirac, Miterrand, Giscard d'Estaing ou Pompidou. Il doit arriver à dépasser De Gaulle sans être un héros de la résistance et de la libération.

Le poste visé par le petit Nico c'est tout simplement la Présidence de l'Europe. Un Président de l'Europe élu par le suffrage universel. Pas le Président semestriel et tournant d'aujourd'hui. Un Président avec un mandat de quelques années.

En attendant l'atteinte de cette ambition, nous aurons droit à quelques 14 juillet sur les Champs Elysée.

Pour aujourd'hui, alors que les petits chanteurs à la croix de bois venaient de finir l'hymne national, les commentateurs ont relevé que Rama Yade semblait très émue. Comme j'attends toujours la réponse de l'Elysée sur la visite de Sassou-Nguesso le 5 juillet, je suis également dans l'expectative concernant la capacité à s'émouvoir de Rama Yade sur le sort pas trop enviable de ses frères de couleur immigrés en Europe ou cassés économiquement sur leur continent par les gouverneurs noirs des anciennes puissances coloniales européennes. Elle est annoncée comme sécrétaire d'état aux affaires étrangères pour les droits de l'homme. Pourtant, je ne l'ai pas vu sur les photos lors de la rencontre où l'on faisait venir "l'intime connaisseur des problèmes africains" pour parler du Darfour. Si elle ne participe même pas à ce genre de réunions, quel est réellement son job ? Sarkozy a-t-il repris le principe des emplois fictifs rendus célèbres par son prédécesseur allergique à la prison ?

Modification du 14/07/2007 à 17:56 - Je viens de prendre connaissance de cet article du monde : Rama Yade "s'étonne" des critiques sur son voyage à Tunis avec cette citation : "Le régime tunisien est tenu par toutes les associations internationales de défense des droits de l'homme pour l'un des plus répressifs du monde arabe". Sarkozy a réclamé de l'efficacité à son gouvernement mais visiblement pas sur tous les sujets.

La famille Sassou est une bien étonnante famille. Sassou sur le perron de l'Elysée ne démentait pas posséder de nombreux biens immobiliers luxueux en Europe mais critiquait que l'on puisse lui en tenir grief. Alors que tout le monde le faisait disait-il...

C'est le moment où Global Witness a publié les photocopies des relevés de cartes bancaires de Denis-Christel Nguesso. On comprend à la lecture de la liste des courses du rejeton Sassou que Sarkozy préfère dire du Président du Congo qu'il est un sage plutôt que de dénoncer ses agissements. La famille du dictacteur (surnommé cache-sexe dans son pays) fait bien vivre le petit commerce de proximité à Paris: Monsieur Lancel, Madame Louis Vuitton et autres ne considérant certainement pas l'argent des dictateurs comme de l'argent sale. On peut se retirer de la course de l'America car d'autres ont poussé le capitalisme encore plus loin que soi. Mais continuer de vendre des choses à des familles de dictateurs reste toujours honorable pour ces gens là. On ne doit pas être originaire de la même planète.

fe4c6ccb24b1f51fdff8ca6819ce4a1c.jpg

Les relevés montrent que le fiston est souvent en voyage et fait beaucoup de shopping. On peut aussi conclure, qu'il ne va pas chez Lidl et ne s'habille pas chez Tati alors que son pays est un pays pauvre trés endetté dont la dette a été en grande partie rayée par l'intervention du champion des frais de bouche. Comme l'image le montre au-dessus, il dépense un peu d'argent dans la chaîne de magasins "Une étoile est née". Dire que sans le savoir, six mois plus tard, je faisais une note à propos de son père "A star is born: Hollywood est sur les rangs". 

Dire qu'après cela, on trouve encore des porte-paroles de la Présidence française qui nous disent que Sassou a une connaissance intime des problèmes africains alors qu'il passe son temps dans les villes du luxe mondial pour faire du shopping. Continuez à prendre vos compatriotes pour des imbéciles !

J'attends autre chose des fonctionnaires pour lesquels mes impôts participent à leur rémunération. J'ai posé quelques questions il y a dix jours, pas de réponse. Faut-il que j'envoie les quittances de mes impôts sur le revenus depuis que j'ai commencé à travailler pour que l'Etat daigne me répondre ? 

Les autres sites qui parlent des dépenses somptuaires de la famille Sassou:

GlobalWitness
Backchich
Mwinda
Biens mal acquis
Harper's Magazine
Global voice
Le monde (article payant)
CNN money
The Philadelphia Inquirer
Jugement Glencore
Wearethebest 
Les pauvres voleurs congolais


Sinon d'après un site de propagande de Brazzaville, il paraît qu'il existe un reflux sur internet concernant les dénonciations du régime Congolais. Visiblement, ces pauvres bougres ont été les victimes d'un des délestages journaliers de l'electricité à Brazza.

09/07/2007

Association de malfaiteurs

0ea1634deabdb8eec668cffe5c5bc952.jpgIl a été possible de lire plusieurs articles intéressants dans la presse internationale à propos de la visite du Président Congolais à l'Elysée afin d'y rencontrer le nouvel occupant des lieux. La presse française, comme à son habitude quand il s'agit des Présidents de nos anciennes colonies, est restée très pudique sur une sortie particulièrement réussie du dictateur de Brazzaville. 

J'attends toujours les réponses à mes questions posées sur le site de la Présidence et je suis très déçu de ne pas trouver de compte-rendu de cette rencontre entre le nouveau Président français qui tient pourtant une réputation de courage et le président Congolais avec ses nombreuses instructions à charge qu'il a sur le dos.

Sarkozy est-il finalement un lâche ou souhaite-t-il, contrairement à ce qu'il a annoncé, perpétuer le système françafricain d'une France archaïque qu'il critiquait il y a peu ? 

Il y a sans doute un peu des deux. Cette visite précoce d'un Président à la réputation sulfureuse n'est visiblement pas autre chose, comme le suggérait un journaliste, qu'un avertissement sans frais aux juges qui s'intéressent de trop près à un ami des différents Présidents de la France.

Quel plaisir peut avoir Nicolas Sarkozy à couvrir un personnage dont les seules paroles ont été de critiquer les associations qui l'accusent d'être un voleur ?

Tous les dirigeants du monde ont des résidences en France a-t-il dit. Oubliant un peu vite que tous les dirigeants n'ont pas un peuple affamé, sans eau, sans électricité et sans soin. 

Voici les seules paroles d'un Sassou, qui a soi-disant une connaisance intime des grands dossiers de l'Afrique (dixit le porte-parole de l'Elysée), avant de s'éclipser comme un... vulgaire voleur.

03/07/2007

Mail au Président de la République Française sur la politique vis à vis de l'Afrique

Sur le site de l'Elysée, il est possible d'envoyer un mail :

http://www.presidence-de-la-republique.fr/ecrire/index.html

En voyant que notre Président prévoyait de recevoir Sassou-Nguesso jeudi après avoir reçu Bongo juste après son élection, j'ai décidé de lui passer quelques questions:

Bonjour,

Je vois que le 5 juillet vous recevez Denis Sassou-Nguesso. La gouvernance, la déontologie et l'honnêteté du Président de la Rapublique du Congo sont particulièrement mises en doute par différentes instructions judiciaires en cours au niveau international (RICO aux Etats-Unis ou la plainte de Survie et Sherpa à Paris). Les dernières élections législatives au Congo ont montré un énorme déni de démocratie vis à vis du peuple Congolais comme les observations convergentes remontées par de nombreuses sources indépendantes en attestent. Alors qu'en tant que français, je peux témoigner de l'organisation transparente de nos élections en France qui vous ont porté à la place que vous occupez aujourd'hui et qui ont permis l'élection de nos députés sans que nous ayons aujourd'hui des suspicions d'irrégularité.

Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour qu'un Président de la Republique de la France, patrie des droits de l'homme, cesse cette hypocrisie vis à vis de l'Afrique francophone depuis les indépendances ?

Les peuples d'Afrique francophone n'ont-ils pas suffisamment payé de leur sang le liquide noir que nous leur volons pour notre confort d'européen ?

N'ont-ils pas eux aussi droit à une vraie démocratie ? 
Pas une démocratie de façade qui nous sert ensuite de justification facile pour renvoyer ces africains indésirables dans leur pays où ils n'ont aucun avenir. Non, une démocratie avec un respect des règles qui ne puisse pas être mis en doute.

Vos actes seront-ils en accord avec vos déclarations lors de votre déplacement récent sur le continent noir ?

Pour rappel: "Nous devons créer les conditions de relations adultes, responsables et décomplexées qui pourront s'épanouir en pleine lumière, sous le regard de tous", a lancé le ministre de l'Intérieur (Vous même à cette époque). « Ce dialogue et ce partenariat exigeant, ils doivent s'inscrire dans le cadre d'un échange équilibré entre nations souveraines et alliées, liées par des liens privilégiés », a poursuivi le ministre, annonçant que les relations avec l’Afrique seraient une « priorité » de sa politique internationale, s’il est élu l’an prochain. Nicolas Sarkozy a plaidé pour « une obligation de résultats et plus simplement de moyens » en matière d'aide publique au développement. « La question de l'aide, ce n'est pas seulement: combien? C'est aussi: comment et pour quels résultats? "Nous ne devons plus accepter que l'aide au développement puisse devenir une prime à la mauvaise gouvernance et aux régimes prédateurs. Comme nous ne devons plus tolérer les détournements auxquels elle donne encore trop souvent lieu", a conclu le ministre de l’Intérieur... source: le figaro

Ces détournements que vous montrez du doigt, c'est justement eux qui sont la source de nombreuses plaintes à l'encontre de Denis Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et son régime.

Dans l'attente de vos réponses qui seront, je l'espère, en accord avec vos déclarations.

Si vous vous posez les mêmes questions, n'hésitez pas à lui faire un petit mot qui sera traité par ses conseillers et qui vous vaudra éventuellement un fichage aux RG. ;-).

19/03/2007

Vous n'êtes que des sans coeur !

medium_petite_congolaise.JPGVoici une note que je veux dédier à notre Président sur le départ, Jacques Chirac, l'ami d'une certaine Afrique (une Afrique vraiment pas belle à voir...). Avec le regret que la prison qui le guette soit malheureusement bien plus douce que la vie qu'endurent ces millions d'africains victimes du système Foccart institué par De Gaulle. Une françafrique qui a été pérennisée par tous les présidents français qui se sont succédés depuis. Jacques Chirac et Francois Miterrand ayant été peut-être les plus brillants dans l'hypocrisie.

Je veux dédier également cette note et la vidéo qui l'accompagne à ces marins qui vont servir de faire-valoir à un dictateur qui préfère offrir des fortes sommes d'argent à des skippers européens et à des agences de communication occidentales plutôt que de mettre en place les conditions pour une vie digne à ses concitoyens alors que le pétrole coule à flots au large de ses côtes... pour la grande joie des actionnaires de Total et notre petit confort d'européens.

 

Matondo-Congo a enrichi la liste des skippers qui vont se repaître d'argent frais pendant que les congolais vivent dans les ordures, sans eau courante et le plus souvent sans electricité. L'agence de communication (dont le budget affecté par les congolais est de combien ?) a même débauché Florence Arthaud qui vient avec le frère de Philippe Poupon. Philippe Monnet est également là, mais son cas est très certainement désespéré (Philippe Monnet délinquant routier).

Deux ans après la première édition de la route de l'équateur, on nous annonce pour cette seconde édition de la course de l'équateur: en plus de Florence Arthaud, Philippe Monnet et Luc Poupon les présences des skippers Frédérique Brulé, Patrice Carpentier, Philippe Fiston, Franck Ferey, Michel Mirabel et côté équipages Alexis Lepesteur, Jean-Michel Gandon, et Alexia Barrier. D'autres skippers doivent encore confirmer leur présence sur la ligne de départ: Anne Liardet, David Lefebvre, Marc Lespesqueux, Philippe Naudin et Arnaud Aubry. Comme pour la première édition et le tour de France à la voile, vous pouvez toujours chercher un skipper congolais...

La vidéo qui est au-dessus est tournée dans la capitale de la République du Congo. En pleine capitale d'un pays pétrolier, les habitants lavent leurs affaires dans les ruisseaux alors qu'il y a une épidémie de choléra. On va chercher l'eau au fleuve alors que la famille du président avec l'argent du pétrole a sans doute créé une société privée d'eau minérale. Les pauvres sont expropriés de leurs parcelles pour que les ministres et les généraux agrandissent leurs villas avec l'argent des chantiers d'Etat. Les militants des droits de l'homme qui réclament la transparence sur la gestion des revenus pétroliers sont assignés à résidence.

medium_traite.JPGLa liste des preuves s'est allongée sur le comportement cupide et cynique du clan Sassou depuis la dernière course de l'équateur. Pourtant les skippers se bousculent pour toucher l'argent du dictateur.  Après les familles italiennes et françaises de De Brazza qui ont touché leur pécule pour permettre de rapatrier les restes du colon sur les bords du fleuve, c'est au tour des skippers français de toucher de l'argent pour descendre le long des côtes de l'Afrique en bateau. Comme le faisaient jadis nos ancêtres négriers (voir la carte ci-contre).

Les agences de communication et d'incentive ne tarissent pas d'idées symboliques avec l'argent volé aux esclaves des temps modernes: les peuples d'afrique qui ont la malchance d'avoir à la tête de leurs pays des dictateurs soutenus par les anciennes puissances coloniales qui avaient grandement bénéficié de la traite des noirs.

Un grand merci aux skippers et aux équipages de la Route de l'équateur. Nous avons bien compris que vous étiez des sans coeur... Avez-vous bien prévu les chaînes dans vos cales ? 

10/12/2006

Route de l'Equateur

Samedi 9 décembre - Je commence ma journée par une visite chez mon pote Gros Bill. J'ai besoin de quelques composants informatiques pour le noël de mes filles. Je décide de me rendre au point de vente de Thiais pour éviter d'avoir à tourner pendant des heures à Paris pour me garer à proximité toute relative de la boutique du boulevard de l'Hôpital. Je ne connaîs pas ce dépôt mais je connais Thiais. Supposant que la boutique se trouve dans la rue de l'alouette, je ne prends pas l'adresse ni le plan d'accès. Rue de l'alouette pas de grosbill. Je tente Belle-Epine. On y trouve un Darty et un Surcouf mais toujours pas de trace de GrosBill.

Je me résouds à demander chez monsieur kiloutou qui me dit tout. Grosbill est caché dans une impasse au fond de la zone industrielle. C'est impossible de tomber dessus par hasard. Conclusion, c'est très bête de chercher un magasin sans l'adresse.

Le retrait des commandes dans le dépôt de Thiais est aussi bien organisé qu'à Paris. Un mélange de FIFO, de LIFO et d'une pointe d'anarchie. Arrivent-ils à fidéliser leurs clients comme cela ? Mais pour une fois, je ne m'en sors pas trop mal contrairement à une femme pas très heureuse d'attendre 1h30 pour un composant et un monsieur assez agaçé de voir arriver son ordinateur en kit, pièce après pièce au rythme d'une pièce toutes les dix minutes.

Je prends la route pour Paris afin de me rendre au salon nautique. Cela commence par un embouteillage sur l'A6. A6a ou A6b même combat. De toute façon, je dois prendre le périphérique ouest. Pendant que nous roulons à 2 km/h, on a le droit de se ranger sur le côté pour laisser passer une délégation de voitures officielles précédées de motards. Une personnalité politique ou l'ennemi public numéro 1 ? On ne le sait pas car les vitres des véhicules sont fumées. Et puis peu importe, la différence entre nos élus souvent véreux et les chefs de la mafia est plutôt ténue. 

La circulation se fluidifie mais se rebouche sur le périphérique où une Austin Morris rouge a mis à terre un motard sur une moto jaune. Une fois à la porte de Versailles, c'est la quête aux places de parking. Tous les parking du parc des expositions sont réservés aux VIP. Je me trouve une place à Vanves, ça me permet de me dégourdir les jambes pendant 20 minutes pour rejoindre l'entrée du salon. Je ne suis pas VIP et je n'ai pas d'invitation. Je me soulage de 13 € pour l'entrée et je file directement vers le hall 1 où se trouve l'exposition dédiée aux voiliers. Les Class America sont à l'extérieur du bâtiment. Il y a deux splendides voiliers de compétition que l'on retrouve lors de l'america's cup: BMW Oracle Racing et AREVA Challenge.

On peut flâner entre les halls sans billet. Par contre pour entrer dans un hall, il faut un billet. On nous met alors un bracelet rose fluo particulièrement tendance. C'est un bracelet à usage unique qui permet de vérifier que l'on a bien une invitation ou un ticket payant et ainsi de visiter les différents halls sans problème. Il est impossible de le refiler à quelqu'un d'autre sans détruire le système de verrouillage. Cela me rappelle les bracelets que l'on met au nouveaux nés dans les hôpitaux. Ils doivent avoir la même destination, éviter les fraudes. Du genre, la dame et le monsieur qui trouvent que leur bébé n'est pas terrible. Du coup, ni vu, ni connu, je t'embrouille, ils l'échangent avec un autre bébé plus à leur goût. Avec les bracelets, c'est maintenant impossible. Cela évite aussi les erreurs de manipulation par les auxiliaires de puéricultrice qui sont tête en l'air.

Dans le hall 1, je commence par regarder les nouveautés sur les catamarans, dans les catalogues de Jeanneau, de Béneteau et des constructeurs anglo-saxons. Il y a vraiment des bijoux qui font rêver. Cela en restera au stade du rêve, ce n'est pas vraiment dans mes moyens. Je ne fais pas partie de la famille d'un dictateur d'Afrique Centrale et je ne vends pas de prestations à de tels individus. En parlant de cela, il est temps de faire un tour sur le stand de la Route de l'Equateur.

Voyons voir dans le catalogue du salon où se trouve le stand: course de l'équateur, rien, matondo congo, rien, Sail Incentive, rien, route de l'équateur, rien. On voit les pros du marketing. Des gens qui ont un stand mais qui ne veulent surtout pas qu'on les trouve. Je m'adresse au blondinet du stand "informations" après l'avoir laissé terminer un grand baillement qui montre l'enthousiasme pour sa fonction ou une nuit trop courte. Il m'oriente vers le secteur course qui est à l'opposé de l'endroit où je me trouve.

Le stand de matondo congo est dans un coin. C'est un stand de 30 m2 environ avec une grosse partie privée. Il y a une statue gigantesque de Rhode Bath-Schéba Makoumbou. La sculpture est une Africaine avec un cabat qui sert visiblement de poubelle aux visiteurs ou aux personnes du stand. Quand l'artiste va récupèrer sa statue, il faudra qu'elle vide son sac. Les 3 "congolaises" d'accueil sont regroupées dans un coin du stand. Je m'approche et lance un enjôleur "mboté na yo". Elles prennent le sourire de celles qui pensent: "c'est quoi ce demeuré ?". L'une est en communication avec son téléphone portable. Aucune des 2 autres ne profitent de mon lingala irréprochable pour enchaîner comme le ferait toute hotesse d'accueil normalement constituée en me demandant si je connais le Congo. Je doute fort que ces hotesses soient réellement congolaises comme le blog de Matondo l'affirme haut et fort. Elles peuvent aussi bien être d'Abidjan ou de Pointe à Pitre. J'entame alors un petit dialogue avec l'une d'entre elles après qu'elle m'ait répondu par "Bonjour" à mon "Mbote" :

-C'est quoi cette course ?

-C'est une course qui relie Marseille à Pointe-Noire au Congo... Brazzaville (Une légère hésitation qui montre qu'on lui a bien dit de toujours préciser)

-Et ?

-Ben, c'est tout. Posez-moi des questions !  (J'ai pourtant pas beaucoup de ressemblance avec Jean-Pierre Foucault et c'est une étrange façon de faire l'article sur cette course...)

-Il y a beaucoup de participants ?

-Non, il y en avait 5 la première fois.

-Et cette fois-ci ?

-On espère doubler le nombre de participants.

-C'est pas très connu comme course ?

-Non, c'est difficile au début. Le but c'est de développer le tourisme au Congo, de faire connaître le Congo aux entrepreneurs français et de faire de l'humanitaire en donnant du matériel pour les écoles. (Là, il manquait un fond de violon et de joueurs de pipeaux...)

-C'est tous les ans ?

-Non, tous les 2 ans. La prochaine c'est en 2007... Avril 2007...

-Il y a des skippers connus ?

-Non, pas trop. Cette année les bateaux sont des "Class 40" qui est une classe jeune.  

Là, j'ai préféré abréger mes souffrances. Je quitte les hôtesses Congolaises à leur plus grand soulagement. La troisième étant toujours au téléphone.

Il y avait, à 2 pas de là, un stand intéressant avec un vrai concept original: Rames Guyane 2006. C'est une course qui relie Saint-Louis du Sénégal à la Guyane en aviron. J'ai récupéré une belle plaquette qui présente la course. Cette plaquette bien faite m'a donné l'idée de retourner sur le stand de Sail Incentive pour récupérer une plaquette. Je me pointe, les 3 hotesses se sont volatisées. Il y a, dans la partie privée interdite d'accès, uniquement 2 gars qui jouent au foot sur une Xbox et une fille qui parle avec un troisième. Je m'installe devant l'écran où passent les images de l'arrivée 2005 dans lesquelles on voit Sassou lever constamment les bras comme s'il avait lui-même gagné la course. Aucune des personnes de la partie privée du stand ne fait un geste pour s'enquérir des gens qui passent sur leur stand. On sait recevoir chez Sail Incentive ! Visiblement plus l'argent des dictateurs qui détournent les revenus du pétrole que les curieux qui veulent en savoir plus sur la Route de l'Equateur, Matondo Congo ou Sail Incentive. Puiqu'il n'y a personne pour s'occuper des visiteurs et que j'en ai marre de voir la trombine de Sassou se faire applaudir par des Congolais à qui ses hommes de main ont payé une bière, je fais un petit tour sur les stands de région.

Sur le stand de Marseille, il y a un animateur pour qui le mot incentive veut réellement dire quelque chose. Il ressemble à Thierry Lhermitte et prend aussi ses intonations. Il vante les mérites de Marseille. Quelle surprise, il ne parle pas de la route de l'Equateur qui n'est clairement pas un événement dont les marseillais sont fiers où qui n'apporte rien pour attirer les touristes aux pieds de la Bonne Mère à déguster une bouillabaisse.

Après avoir fait un grand tour sur des stands où l'on sait décliner le terme incentive, je retourne sur le stand de Matondo. Les trois hôtesses sont revenues et déjeunent tranquillement toutes les 3 ensemble. C'est la notion de permanence par Sail Incentive. Pourquoi ce stand est-il autant à l'image du commanditaire de la Route de l'Equateur ? Il y a bien quelques visiteurs qui attendent pour poser des questions et en savoir plus sur cette course inconnue. Mais cela ne les perturbent pas dans leur dégustation. Il faut se faire une raison. Les seules plaquettes disponibles sur ce stand viennent des autres stands alentours. Les hôtesses sont out of work pendant leur déjeuner. Les membres de sail incentive qui sont dans la partie privée ne sont visiblement pas là pour prendre leur relais. Etrange façon de faire de l'incentive. Je fais comme les autres visiteurs qui attendaient vainement que l'on s'occupe d'eux, je m'en vais. 

Cela confirme bien que la Route de l'Equateur n'est qu'une nouvelle invention pour permettre aux habitués du régime Brazzavillois de s'en mettre plein les poches au détriment de la majorité des congolais qui crèvent la dalle. Il ne faut tout de même pas prendre les congolais pour des imbéciles. Pour distribuer 3 cartables et 10 moustiquaires aux déshérités Congolais, le meilleur moyen est-il d'organiser une course dont le prix pour le vainqueur est de 400 000 € ?  Une course qui a nécessité de construire un village pour les skippers et les organisateurs qui est utilisé 2 jours tous les 2 ans et interdit d'accès le reste de l'année par des vigiles armés ? Une course dont le comité d'organisation est constitué des membres de la famille du Président voyageant aux frais de la princesse ?

La route de l'équateur est, comme le mausolée de De Brazza, une nouvelle humiliation pour le peuple Congolais. Sail Incentive est simplement une entreprise française complice de cet acharnement contre le peuple congolais. Cette entreprise recrutant beaucoup en ce moment, il ne fait pas de doute que le gouvernement congolais de Sassou est toujours aussi généreux envers ses griots. Générosité qui est inversement proportionnelle à celle qu'il a pour son propre peuple affamé par son incompétence extrême et polymorphe. 

La Route de l'Equateur n'est ni une course humanitaire, ni un concept innovant pour développer le tourisme au Congo et le faire connaître. En effet, si vous voulez faire une épreuve sportive qui développe le tourisme au Congo, vous ne faites pas une épreuve ou l'équipement nécessaire vaut entre 250 000 et 350 000 € alors que ce pays a tout fait pour être reconnu comme un des plus endetté malgré le pétrole qui coule au large de Pointe-Noire et qui ne profite qu'à la famille Sassou ou des entreprises françaises comme Sail Incentive.  C'est dommage pour les hôtels de luxe que la famille Bongo-Sassou achètent avec l'argent qu'ils ont pillé dans les caisses des Etats Congolais et Gabonais.

Vous voulez être innovant et faire découvrir le Congo ? Faites une course à la rame depuis Bangui jusqu'aux rapides en aval de Brazzaville. Cela ferait découvrir le vrai Congo et donnerait la chance à un Congolais d'être vainqueur de l'épreuve. Il sont très entrainés. Avec le gouvernement d'incompétents actuel, les ressortissants congolais ont plus l'habitude de ramer que de mettre les pieds sur un voilier à 350 000 € pièce.

Si vous aussi vous êtes contre une course qui n'a été construite que pour humilier le peuple congolais, vous pouvez laisser votre commentaire ici : Non à la Route de l'Equateur

19/11/2006

Sassou sur TV5 - Europe 1 (12)

Episode 12: Le modèle de Sassou en Afrique et son mandat à la tête de l'Union Africaine  

Journaliste: Quel est l'espoir, quel est le modèle, quel est l'espoir pour l'Afrique. On cite souvent l'Afrique du sud est-ce que c'est de l'Afrique du Sud que peut venir l'exemple pour le développement, aussi bien économique, que politique du continent ?

Autre journaliste: Ou chaque pays a son propre modèle ?

DSN: Bon, je ne sais pas si c'est le bon exemple. Euh, Si, euh, c'est l'exemple de, euh,  la sortie de l'apartheid, euh, que, euh,  vous proposez pour l'Afrique, non, j'ai... un développement endogène je crois qu'il est possible, euh,  il est possible de concevoir un développement endo...endogène, des possibilités à l'intérieur du pays, et... ,euh,  qui permettent le développement de ce pays là dans le rapport avec les autres. Je crois que les, les conditions, euh,  le permettent.

Journaliste: Vous voulez relever 3 défis. J'ai lu des articles et certains de vos discours: construire la paix, obtenir la stabilité, promouvoir le développement de l'Afrique. 

DSN: Exact.

Journaliste: Vous pensez que vous réussissez ?

DSN: Euh, ben c'est, c'est, c'est, euh, le projet que j'ai pour l'Afrique. Je ne dis pas que je vais le réussir, euh, au cours de mon mandat à la tête de l'Union Africaine. Un mandat qui dure, euh,  1 an. Mais, ça c'est le projet pour l'Afrique.

Journaliste: Justement. Est-ce que l'on peut faire avancer quelque chose avec un mandat d'un an ? Qui est le leader politique de l'Afrique ?

Autre journaliste: Un mandat d'1 an de l'Union Africaine.

Journaliste: De l'Union Africaine, naturellement. Est-ce qu'une personnalité a le temps d'entraîner l'ensemble du continent africain en un an ou est-ce que ce n'est pas une présidence un peu symbolique à la tête de l'Union Africaine ?

DSN: Euh, symbolique, euh, non.

Journaliste: Que peut-on faire en 1 an ?

DSN: Ce que, ce que l'on peut réaliser de sa part de programme pendant cette période là et d'autres dirigeants prennent le relais. Sinon, on pourrait dire que l'Europe est à construire que peut faire le Président de l'Europe en six mois ?

Journaliste: Pas grand chose, d'ailleurs. On l'a vu.

DSN: Il faut bien des normes, non ?

Journaliste: Quels sortes de voeux, ici, Président Sassou Nguesso, à la fois pour l'Afrique, les voeux et les moyens de les réaliser et en même temps que la France, l'Europe et le reste du monde s'intéressent à vous,... enfin au Congo et en même temps à tout le continent Africain pour les années qui viennent. Et comme, on le disait tout à l'heure avec 1 milliard 500 millions essentiellement des jeunes dans les prochaines années. Quel est le voeu ? 

DSN: Mais, euh, je ne crois pas que l'on construire le... ce monde sans l'Afrique et, euh, et, euh je crois que si cela admis, je crois d'ailleurs que, euh, euh, c'est le message que j'ai lancé à, euh, à, il y a quelque temps s'agissant de l'OMC. Euh, l'échec de la négociation. Je pense qu'il faut relancer la négociation parce que, euh, c'est, euh, l'échec de cette négociation est une catastrophe pour l'Afrique et on ne peut pas construire le monde sans l'Afrique. Et surtout si comme on l'a dit l'Afrique doit avoir cette population là, essentiellement jeune. L'Afrique a des potentialités et des jeunes en formation, et nous pensons que, euh, le monde devrait compter avec l'Afrique. Faire ce que l'on a fait ailleurs, même ici en Europe, ou en Asie, et, et je pense que les moyens le permettent.

Journaliste: Vous êtes président du Congo Brazzaville jusqu'à ? Jusqu'à ?

DSN: 2009.

Journaliste: Oh, il est trop tôt pour vous demander si vous serez à nouveau candidat ?

DSN: C'est un peu loin encore.

Journaliste: Vous savez, c'est un peu la maladie des journalistes français. Mais on ne vous le demandera pas. On a été très heureux de vous recevoir. Sachez que sur TV5 et Europe 1, nous manquerons jamais de penser à l'Afrique.

DSN: Merci beaucoup.

Toutes les notes