07/05/2007
Esprit civique : le bulletin nul
Hier, j'ai non seulement été voter mais j'ai poussé le vice jusqu'à aller dépouiller quelques vieux les bulletins. Ce n'était pas la peine de rester devant son téléviseur pour attendre 20 heures pour avoir les résultats que nous connaissions depuis un moment par internet.
Le dépouillement du second tour est plus facile que celui du premier. Il est plus aisé de mettre les petits batons dans trois cases (Sarko, Ségo, Nullo) plutôt que dans 14. Cela pouvait en théorie être rapide. Sauf que les 2 candidats restants restaient une impossibilité épidermique pour plus de 1 millions 5 de votants. Ces votants ce sont exprimés par le vote nul.
Pour un dépouilleur d'élections, le vote nul c'est la plaie. Il faut le mettre dans une catégorie parmi treize et la table complète (4 personnes) des dépouilleurs doit signer l'enveloppe de chacun de ces bulletins. En plus, le process lourd de traitement du bulletin nous distrait et entraîne parfois l'oubli d'un baton. Quand il manque un baton, c'est pas bon puisque cela nécessite de tout recompter.
Hier, nous sommes tombés sur plusieurs bulletins nuls des types suivants:
- rien dans l'enveloppe
- 2 bulletins, un pour sarko et un pour royal. Avec les rumeurs de l'internet pourquoi pas un nouveau couple: sarko président et ségo première dame de France. C'est risqué pour la carrière de Nicolas, il peut demander à Francois.
- 2 bulletins rayés pour chacun des candidats
- et enfin le dernier qui m'a appris 2 choses: Gilbert Montagné vote dans mon bureau et il n'a pas voté Sarkozy. Nous avons en effet retrouvé un bulletin tout blanc avec rien écrit dessus. C'est la dernière bonne farce de Yannick Noah. "Tiens Gilbert, je te donne le bulletin de Sarko pour éviter une erreur dimanche prochain..."
Du coup, le dépouillement a été plus long que prévu. Le prochain qui me dit qu'il a voté nul, je lui fait une tête.
01:40 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles 2007, devoir civique, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, bulletin nul, dépouillement, Yannick Noah




