03/06/2007
Quelques vidéos du Général Ngouélondélé (7)
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Quelques vidéos du Général Ngouélondélé (6)
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Quelques vidéos du Général Ngouélondélé (5)
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Quelques vidéos du Général Ngouélondélé (4)
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Quelques vidéos du Général Ngouélondélé (3)
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Quelques vidéos du Général Ngouélondélé (1)
Voici quelques vidéos du général Ngouélondélé. Malheureusement le son et l'image sont très limites. Le discours du général est assez intéressant même si on peut se demander quel est l'avenir politique de ce tribun dans un pays comme le Congo et compte tenu de son passé.
Extrait de la première vidéo: "Nous ne pouvons pas aller au combat politique dans notre pays si nous ne pouvons pas nous faire accompagner de nos femmes". Le général regrettant, à juste titre, de faire un meeting devant une assemblée complétement masculine.
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29/04/2007
Les institutions financières internationales sont-elles peuplées de crétins ?
C'est la question que je me pose quasiment à chaque sortie d'un rapport du FMI sur la République du Congo. Le site du FMI vient de publier la NIP (Note d'Information au Public) sur la revue au Congo dans le cadre de l'article IV des statuts du FMI*. Cette NIP étant une synthèse d'un rapport plus complet qui peut être diffusé au public si le pays en donne l'autorisation. La République du Congo ne donne visiblement pas cette autorisation. La transparence a ses limites...
Le document n'est pour le moment disponible qu'en anglais. Il est prévisible que la version française ne soit pas disponible avant le simulacre d'élections législatives de juin prochain au Congo. Les informations que l'on y trouve sont pourtant importantes pour les électeurs congolais puisqu'une nouvelle fois encore, la gestion économique du clan Sassou fait preuve de son incompétence et hypothèque gravement un redressement futur du pays.
L'équipe du FMI note que les deux années 2004 et 2005 étaient globalement satisfaisantes. Remarque qu'il faut comprendre en se mettant à la place du FMI. Le point de vue du FMI étant toujours à des années lumière de ce que ressentent les habitants d'un pays qui vivent toute l'année dans leur misère alors que les hauts fonctionnaires internationaux viennent passer une journée dans les hotels luxueux pour collecter les données leur permettant de dresser l'état économique d'une nation. Par contre, pour 2006 c'est la débandade. La croissance reste forte (6.1%) mais cela n'a rien à voir avec une bonne gestion de l'équipe au pouvoir puisque cette croissance est tirée essentiellement par le prix du baril de pétrole. L'inflation (8.2%) est au-delà du taux de croissance à cause des dérapages budgétaires du gouvernement et des interruptions de trafic ferroviaire.
Mais le plus inquiétant concerne la dette. Le Congo, grace à l'intervention appuyée des administrateurs français, a obtenu plusieurs annulations de dettes et l'intégration du pays comme Pays Pauvre Très Endetté. Cela était un ballon d'air frais pour le pays puisque le service de la dette redevenait soutenable. Malheureusement le Congo a récupéré à sa tête celui qui est à l'origine de l'accélération de la dette pendant les années 80: Denis Sassou Nguesso. Chasser le naturel, il revient au Congo.
Pendant que les vieilles dettes sont effacées, le gouvernement Sassou a appuyé sur le champignon pour en générer de nouvelles (Debt relief has improved the external debt indicators, but accelerated new borrowing could undermine debt sustainability. Following debt relief granted by the Paris Club creditors and multilateral creditors, the debt stock declined to 86 percent of GDP in 2006 from 213 percent of GDP in 2004. However, recent new external borrowing commitments of $829 million as of end-2006 could jeopardize debt sustainability.)
Faudra-t-il que le FMI crée un programme PPDE (Pays Pauvre Définitivement Endetté) spécialement pour le Congo ?
Il faut que l'électeur Congolais comprenne rapidement que compter sur Sassou pour gérer l'économie du Congo revenait à vouloir confier la présidence d'une multinationale de la pharmacie à un toxicomane récidiviste dont toutes les cures de désintoxication ont échouées.
Les nouveaux emprunts du clan Sassou s'élévent déjà à un total de 829.000.000 $ ce qui met gravement en péril le pays. Sassou est un multirécidiviste. Il faut que l'électeur Congolais comprenne rapidement que compter sur Sassou pour gérer l'économie du Congo revenait à vouloir confier la présidence d'une multinationale de la pharmacie à un toxicomane récidiviste dont toutes les cures de désintoxication ont échouées.
En plus, ces différents emprunts ne servent même pas à développer le pays en s'attaquant aux dossiers prioritaires. (Directors encouraged the authorities to make further progress in public financial management, including by prioritizing expenditure—with appropriate emphasis on health and education.) L'équipe du FMI encourage le gouvernement à mettre en place des actions dans les domaines de la santé et de l'éducation. Pendant que des navigateurs européens naviguent pour une carotte à plusieurs milliers d'euros dans une épreuve dont le budget se compte en millions d'euros, les congolais continuent de mourir par manque de soin, de moyens et d'argent dans le mourroir qu'est devenu le CH('t)U de Brazzaville. Pendant que les restes de De Brazza et de sa famille reposent tranquillement dans un mausolée luxueux, les congolais continuent d'aller chercher de l'eau à des kilomètres de chez eux.
Le FMI ajoute qu'il est impératif de dégager des fonds pour le déploiement des infrastructures et qu'il faut absolument cesser les procédures exceptionnelles de dépenses sur le budget. Comprendre par là, qu'il faudra que le clan Sassou arrête de sortir des fonds du budget de l'Etat en le justifiant par un morceau de PQ, qu'il soit ou non signé par telle ou tel ministre.
Malheureusement, le FMI note toutes les choses que nous savons déjà mais se réjouit assez stupidement des facéties du gouvernement Sassou. Ainsi, ils considèrent comme suffisant un papier qui précise qu'il y a pas de situation de conflit d'intérêt pour les membres de la SNPC. Après toutes les révélations faites par les avocats des fonds vautours, le simulacre de procés du beach et l'affaire Mounzeo-Makosso, on ne peut que s'interroger sur la stupidité du FMI. En plus ils se contredisent, car une nouvelle fois encore, les administrateurs demandent une accélération dans la mise en place de réformes pour la transparence dans le secteur pétrolier. Allez comprendre !
Le paragraphe le plus exceptionnel du document concerne la collecte des statistiques. L'équipe du FMI considère qu'il est toujours très difficile d'obtenir de manière régulière des données fiables pour suivre la performance du Congo et en particulier il semble manquer beaucoup d'informations sur les financements extérieurs. Tu m'en diras tant. Ils se font simplement rouler dans la farine par le gouvernement Sassou. Cela dure depuis un bon moment. Mais tels des masochistes, les hauts fonctionnaires internationaux en redemandent.
C'est pourtant pas bien compliqué. Le clan Sassou détourne une partie de la rente financière pour l'accumuler sur des comptes dans les paradis fiscaux ou dans l'immobilier occidental. Le reste de la rente arrive sur le budget de l'etat pour être détourné afin de se bâtir un capital immobilier au pays. C'est de la croissance au sens du FMI. Mais c'est une croissanbce qui ne développe rien puisque ne met rien de pérenne en place à part des piscines pour les enfants du clan Sassou.
Et pour le reste, le peuple congolais peut crever avec la bénédiction de Sassou, Kolélas, Ntumi et tous les opposants alimentaires.
Electeurs Congolais, quand on vous proposera de l'argent pour voter pour le PCT, prenez-le** mais votez pour quelqu'un d'autre.
*Les notes d'information au public (NIP) font partie des efforts déployés par le FMI pour promouvoir la transparence de ses vues et de son analyse de l'évolution et des politiques économiques. Les NIP sont diffusées, avec le consentement du ou des pays concernés, après examen par le Conseil d'administration des consultations au titre de l'article IV avec les pays membres, de la surveillance de l'évolution régionale, du suivi post-programme et des évaluations a posteriori des programmes appliqués par les pays membres nécessitant un engagement à plus long terme. Les NIP sont diffusées aussi après examen par le Conseil d'administration de questions de politique générale, sauf dans les cas particuliers où le Conseil en décide autrement.
** C'est un acompte sur ce que vous récupérerez plus tard quand vous aurez viré Sassou par les urnes (Non, il ne manque pas de lettre...)
11:40 Publié dans Afrique, République du Congo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FMI, République du Congo, Détournements, dette, pillage, kleptocrates, népotisme
22/01/2007
Sassou-Nguesso, l'ex-marxiste Cardin et ses notes d'hotel princières
L'an dernier, j'annoncais qu'une star était née. Je notais dans ce blog, le 6 janvier 2006, que Denis Sassou Nguesso le Président du Congo-Brazzaville était de plus en plus connu dans les journaux américains. Il pouvait, pour cette nouvelle gloire, remercier ses collaborateurs directs et leurs nombreuses malversations sur le pétrole du golf de Guinée. Merci qui ? Merci Itoua, Ngokana et le jeune Denis-Christel Nguesso. La structure complexe des détournements utilisait beaucoup de sociétés écrans au maigre capital mais aux très importants et très rapides mouvements de fonds. Tout cela étant maintenant aux mains de tribunaux européens et américains par la dénonciation des fonds dits vautours. On peut décerner une mention spéciale au FMI qui n'a rien trouvé à redire à ces manipulations congolaises. Encore un double langage de ceux qui dominent le monde, d'un côté on demande soi-disant de la transparence et de l'autre on applaudit des deux mains les techniques illégales des voleurs Congolais. Par contre, on attend toujours de la part du FMI une vraie politique pour supprimer tout ce qui ressemble à un paradis fiscal. Paradis fiscaux qui restent pourtant la meilleure solution pour détourner de l'argent et maintenir une grande partie de l'humanité dans une pauvreté honteuse.
La notoriété de la star Nguesso ne s'est pas démentie depuis cette date. Le bonhomme étant comme le crapaud qui veut se faire plus gros que le boeuf. Il a été nommé Président de l'Union Africaine par ses pairs dictateurs, il a fait créer une course de voiliers avec un bateau, bon dernier, aux couleurs de son programme politique "la nouvelle espérance" (que la plupart des congolais appellent la nouvelle désespérance) et il a même été jusqu'à faire ériger un mausolée à la mémoire du colonisateur de son pays.
Le résultat est là. Il fait maintenant l'actualité télévisée avec ses factures pharaoniques d'hotel en Amérique quand il s'y déplace pour... demander plus d'argent pour l'Afrique.
Cette année, il nous pond sa deuxième édition de la course du dictateur, euh, de la Route de l'Equateur. Et pour couronner le tout, le dossier à propos des disparus du beach est réouvert en France où son nom apparaît aux côtés de Ndenguet l'homme libéré nuitamment par l'intervention Elyséenne et Dabira qui n'aime pas les juges de Meaux qui lui donne des maux de tête.
En clair, Sassou-Nguesso, une notoriété qui ne se démentira pas de sitôt jusqu'à ce que son peuple l'envoie à la retraite le plus loin possible du Congo pour lui éviter une pendaison pour haute trahison. Maintenant qu'il est sur youtube, il va faire le tour du monde sans, une fois n'est pas coutume, piller l'argent des congolais.
00:50 Publié dans Afrique, République du Congo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, Sassou-Nguesso, voleur, détournements, enrichissement illicite
16/12/2006
T'as pas fini de siphonner les réservoirs ?
Xavier Harel est passé 4 minutes sur iTélé suite à la sortie de son livre sur les scandales du pétrole africain. Je regrette vraiment que l'on accorde si peu de temps de temps dans une émission dédiée à l'Afrique alors que nos médias nationaux accordent 45 minutes à Denis Sassou-Nguesso qui est l'un des principaux protagonistes dans les scandales dénoncés par le journaliste. Je suis assez dépité par le journaliste d'iTélé (Joseph Andjou) qui par ses questions semble prendre partie pour ces régimes mafieux soutenus par Paris. En particulier la question "Vous l’avez écrit seul ou avec d’autres complicités ?" m'a plutôt interpellé après son premier demi-lapsus "je pense bien que tous ceux que vous jugez... vous citez dans votre livre". Mounzeo et Makosso qui dénoncent l'opacité de l'industrie pétrolière au Congo sont en jugement par un très bon montage du régime dont ils mettent sur la place publique les détournements des revenus pétroliers. Xavier Harel qui dénoncent lui aussi les pratiques douteuses est nécessairement, d'après le journaliste télé, un délinquant dont il s'agit d'identifier les éventuels complices.
Voici le texte de l'interview bien trop courte :
- Nous arrivons à nos questions à Xavier Harel qui a sorti chez Fayard : "Afrique Pillage à huit Clos Comment une poignée d’initiés siphonne le pétrole africain". Bonjour Xavier
- Bonjour
- Dans votre livre, vous tapez très fort sur les grandes puissances qui amusent la galerie, selon vous, avec la complicité des chefs d’Etats de ces pays producteurs de pétrole toute cela au détriment de leurs populations. Alors, Pensez-vous que votre livre peut changer quelque chose ?
- C’est un livre qui peut effectivement changer un certain nombre de choses car il révèle d’une certaine façon l’envers du décor. Derrière les beaux discours, les choses sont malheureusement beaucoup moins claires. Depuis quelques années, il y a une certaine mobilisation de la communauté internationale en faveur de l’Afrique. On annule la dette, on augmente l’aide publique au développement, on crée même des taxes sur les billets d’avion pour financer un certain nombre de luttes contre des maladies. En revanche, dès qu’il s’agit de regarder ce que font leurs compagnies pétrolières, leurs banques dans ces pays, notamment en Afrique centrale, tout le monde détourne la tête de peur d’y découvrir la corruption absolument débridée qui s’y passe et notamment des centaines de millions de dollars qui y sont détournés. On est complètement dans un double discours. On ne peut pas à la fois faire la campagne pour une taxe sur les billets d’avion et puis soutenir un certain nombre de régimes qui détournent des centaines de millions de dollars de revenu pétrolier. Argent qui vient évidemment à manquer quand il s’agit de financer la santé, l’éducation ou des infrastructures. La raison pour laquelle l’industrie pétrolière génère une telle corruption, génère des détournements aussi importants, c’est évidemment la grande opacité qui entoure cette industrie. C'est-à-dire qu’on ne sait pas combien les compagnies pétrolières versent aux Etats. Ce qui permet toutes les tricheries possibles et inimaginables et tous les montages qui bien souvent passent par des Paradis fiscaux. Qui sont financés par des grandes compagnies bancaires comme BNP Paribas ou bien qui sont couverts par certaines compagnies pétrolières.
- Alors Xavier dans votre livre, vous avez particulièrement la dent dure envers Denis Sassou-Nguesso, le Président du Congo Brazzaville. Vous l’accusez même de bénéficier du soutien de Monsieur Jacques Chirac, notre Président. Notamment dans le cadre de l’affaire Elf. Ce n’est pas assez dangereux pour vous ?
- Ecoutez, quand on est journaliste et qu’on a de bonnes informations, il faut les donner. L’objectif de ce livre est de dénoncer le double discours des pays riches à l’égard de l’Afrique et le fait est qu’il y a un soutien incontestable de Jacques Chirac à Denis Sassou-Nguesso qui est le Président du Congo Brazzaville.
- Il y a aussi la Guinée Equatoriale que vous épinglez, le Nigéria…
- Il y a une sorte de malédiction de l’or noir, malédiction du pétrole, qui fait que tous les pays pétroliers enregistrent des performances économiques inférieures aux pays qui n’ont pas de ressources naturelles. C’est lié à cette industrie qui est à la fois très opaque et qui génère des revenus absolument colossaux mais qui ne crée pas d’emploi. Donc l’essentiel du débat politique se résume à une chose capter la rente pétrolière, capter une partie de la rente pétrolière.
- Dans un souci de débat contradictoire, je pense bien que tous ceux que vous jug… citez dans votre livre n’approuvent pas forcément vos écrits. Est-ce que vous pensez que des procès seront intentés contre vous ?
- Alors, on m’a fait passer le passage que certaines compagnies m’attaqueraient en diffamation. Elles ne l’ont pas fait car tout ce qui est écrit dans ce livre est étayé par des documents. On ne s’attaque pas à des régimes ou à des multinationales sans preuve. Ce serait évidemment une folie. Mais jusqu’ici personne ne m’a attaqué en diffamation. Le livre est parfaitement étayé. C’est évidemment sur la base de documents incontestables que j’affirme…
- Vos sources sont tout à fait fiables ?...
- Fiables, sûres !
- Vous l’avez écrit seul ou avec d’autres complicités ?
- J’ai écrit seul ce livre.
17:45 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Denis Sassou-Nguesso, Xavier Harel, Afrique, Afrique Centrale, détournements, pétrole
14/11/2006
Sassou sur TV5 - Europe 1 (10)
Episode 10: Sassou, les financements innovants et les préjugés
Journaliste: Monsieur le Président à propos des situations extrêmement difficiles, dramatiques de l'Afrique. Il y a la question du SIDA, euh, le président Jacques Chirac est à l'initiative d'un plan Unitaid pour collecter des fonds hors budget afin de venir en aide, tenter de pallier ce, règler en tout cas une partie de ce drame. Qu'est-ce que vous vous en pensez ? Est-ce que c'est une bonne idée, euh, est-ce que cela peut changer les choses ?
DSN: Euh, d'abord, j'étais venu ici à Paris. Je crois que, euh, c'était mon avant dernier voyage. J'étais ici à Paris, à l'Elysée. J'ai pris part, euh, à la conférence sur les financements innovants.
Journaliste: Les billets d'avion, notamment.
DSN: Sur les billets d'avion. J'ai salué l'initiative et j'avais déclaré que le Congo adhérait à cette initiative. J'encourageais les dirigeants africains à adhérer à cette initiative là. Récemment encore à New-York, nous avons officiellement lancé l'Unitaid, et, euh, y'a, euh, un cadre Congolais qui, euh, a, je crois qu'il est à Genève en ce moment, et il prend part à la réunion conseil d'administration de l'Unitaid. Donc, c'est une initiative que nous soutenons.
Journaliste: Vous pensez, c'est utile ?
DSN: C'est très utile. Très utile.
Journaliste: Mais qu'est-ce qui garanti que cet argent ira bien à ceux qui en ont besoin ? Y'a des évaporations, y'a des réseaux de corruption, on est sûr que cet argent arrivera bien à ceux qui en ont besoin ?
DSN: Bon, et ben, on ne va s'enfermer dans des préjugés.
Journaliste: On n'est pas enfermés, on pose des questions.
DSN: Bon, on ne va pas s'enfermer dans des préjugés. Je pense que, euh, un mécanisme, euh, sera mis en place pour que, euh, l'argent arrive, euh, effectivement à ceux qui en ont besoin.
Journaliste: Vous nous dites les préjugés, etc..
DSN: Parce qu'il y en a. Pas ici, pas ici. Mais largement répandus qu'en même.
Journaliste: Monsieur le Président, quand on parle de votre pays et surtout du Continent Africain, est-ce que vous pensez que l'on en parle bien ? [Sassou ne répondant pas, le journaliste précise la question] Qu'on en parle convenablement, correctement, dans le respect de ce que sont les africains ?
DSN: Avec quelques préjugés. Nombreux sont ceux qui parlent de l'Afrique sans y avoir mis les pieds et ils n'ont jamais les pieds et, euh, c'est des clichés qu'ils, euh, qu'ils, euh, remuent à longueur de journée. Et il serait bon qu'ils viennent en Afrique, qu'ils apprennent à connaître l'Afrique, ils sont nombreux ceux qu'ils parlent de l'Afrique sans avoir mis les pieds en Afrique. Et ça je pense que c'est...
Journaliste: Vous avez vu qu'il y a des leaders français qui se dépêchent d'aller au Sénégal ou en Afrique. Vous avez vu, il y a eu tout un ballet de gens qui ont défilé dans ces ... à Dakar. Pourquoi on va moins dans votre pays, à Brazzaville, vous n'avez pas de boubou à distribuer ?
DSN: Nous, nous recevons à Brazzaville, euh, de nombreuses, euh, personnalités et, euh, françaises, euh, européennes...
Journaliste: Qui viennent faire leur campagne chez vous, leur campagne française...
DSN: Non. Du tout. Euh, y'a, euh, quelques jours la troïka européenne, euh, s'est rendu à Brazzaville dans le cadre de la préparation du sommet Afrique-Europe. Donc, euh, .. c'est pas une affaire de boubou, je ne sais pas si les dirigeants, vous n'allez tout de même pas penser que les dirigeants français ou européens vont à Dakar pour chercher un boubou, non, je ne pense pas. Je ne crois pas qu'ils fassent cela.
A suivre... Episode 11: Sassou et les investisseurs étrangers (en particulier la France) (Vendredi 17 Novembre)
00:10 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Financement Innovants, détournements, corruption, Sassou, Afrique, Aide humanitaire




