03/07/2007
Mail au Président de la République Française sur la politique vis à vis de l'Afrique
Sur le site de l'Elysée, il est possible d'envoyer un mail :
http://www.presidence-de-la-republique.fr/ecrire/index.html
En voyant que notre Président prévoyait de recevoir Sassou-Nguesso jeudi après avoir reçu Bongo juste après son élection, j'ai décidé de lui passer quelques questions:
Bonjour,
Je vois que le 5 juillet vous recevez Denis Sassou-Nguesso. La gouvernance, la déontologie et l'honnêteté du Président de la Rapublique du Congo sont particulièrement mises en doute par différentes instructions judiciaires en cours au niveau international (RICO aux Etats-Unis ou la plainte de Survie et Sherpa à Paris). Les dernières élections législatives au Congo ont montré un énorme déni de démocratie vis à vis du peuple Congolais comme les observations convergentes remontées par de nombreuses sources indépendantes en attestent. Alors qu'en tant que français, je peux témoigner de l'organisation transparente de nos élections en France qui vous ont porté à la place que vous occupez aujourd'hui et qui ont permis l'élection de nos députés sans que nous ayons aujourd'hui des suspicions d'irrégularité.
Combien de temps encore faudra-t-il attendre pour qu'un Président de la Republique de la France, patrie des droits de l'homme, cesse cette hypocrisie vis à vis de l'Afrique francophone depuis les indépendances ?
Les peuples d'Afrique francophone n'ont-ils pas suffisamment payé de leur sang le liquide noir que nous leur volons pour notre confort d'européen ?
N'ont-ils pas eux aussi droit à une vraie démocratie ?
Pas une démocratie de façade qui nous sert ensuite de justification facile pour renvoyer ces africains indésirables dans leur pays où ils n'ont aucun avenir. Non, une démocratie avec un respect des règles qui ne puisse pas être mis en doute.
Vos actes seront-ils en accord avec vos déclarations lors de votre déplacement récent sur le continent noir ?
Pour rappel: "Nous devons créer les conditions de relations adultes, responsables et décomplexées qui pourront s'épanouir en pleine lumière, sous le regard de tous", a lancé le ministre de l'Intérieur (Vous même à cette époque). « Ce dialogue et ce partenariat exigeant, ils doivent s'inscrire dans le cadre d'un échange équilibré entre nations souveraines et alliées, liées par des liens privilégiés », a poursuivi le ministre, annonçant que les relations avec l’Afrique seraient une « priorité » de sa politique internationale, s’il est élu l’an prochain. Nicolas Sarkozy a plaidé pour « une obligation de résultats et plus simplement de moyens » en matière d'aide publique au développement. « La question de l'aide, ce n'est pas seulement: combien? C'est aussi: comment et pour quels résultats? "Nous ne devons plus accepter que l'aide au développement puisse devenir une prime à la mauvaise gouvernance et aux régimes prédateurs. Comme nous ne devons plus tolérer les détournements auxquels elle donne encore trop souvent lieu", a conclu le ministre de l’Intérieur... source: le figaro
Ces détournements que vous montrez du doigt, c'est justement eux qui sont la source de nombreuses plaintes à l'encontre de Denis Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et son régime.
Dans l'attente de vos réponses qui seront, je l'espère, en accord avec vos déclarations.
Si vous vous posez les mêmes questions, n'hésitez pas à lui faire un petit mot qui sera traité par ses conseillers et qui vous vaudra éventuellement un fichage aux RG. ;-).
01:05 Publié dans Afrique, Législatives 2007, République du Congo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Président, agenda du président, dictateurs, déni de démocratie, Sarkozy, Sassou, Afrique
Ballet de dictateurs chez Sarkozy
Ce jeudi 5 juillet, le Président de la République française élu dans les règles de l'art reçoit Denis Sassou-Nguesso tout auréolé des résultats des élections les plus anti-démocratiques de ces dernières années:
- carte électorale complétement en faveur d'une région (celle dont est originaire le président...)
- cartes d'électeurs non distribuées
- bureaux de votes non ouvert ou aux horaires atypiques
- organisation de tournée d'électeurs de bureau en bureau
- pas de papier d'identité
- nombreux morts sur les listes (on comprend pourquoi les ministres congolais se déplacent en masse en Corse quand un parrain meurt)
- circonscriptions avec un seul candidat grace à l'intimidation (élu par 99,**% des voix avec moins de 5% des votants)
- circonscriptions où le nombre de votants est supérieur au nombre d'habitants
- candidats déclarés ou retirés la veille des élections
- urnes déplacées à la nuit tombée avant le dépouillement
- etc... et des meilleures.
De manière étonnante, cette année, pas d'observateur de l'union européenne pour vérifier la transparence de ces élections. Cela sera-t-il fait pour le second tour à la fin du mois de juillet ?
Monsieur Sarkozy, vous qui avez été élu dans une élection transparente qui montre la France comme une véritable démocratie, ne croyez-vous pas qu'il est temps que la France arrête de donner des satisfecits à nos gouverneurs noirs d'Afrique, uniquement pour que nous puissions continuer de sucer tranquillement le pétrole du peuple congolais ?
Rappel d'un récent voyage de Sarkozy en Afrique: "Une fois la question de l’immigration éclaircie, le candidat à la présidentielle a pu passer au second objectif de son voyage : poser les bases d’une politique Africaine nouvelle. Nicolas Sarkozy a plaidé pour un « partenariat rénové » entre la France et le continent africain, pour « chasser les vieux démons du paternalisme, du clientélisme et du partenariat ». ''Nous devons créer les conditions de relations adultes, responsables et décomplexées qui pourront s'épanouir en pleine lumière, sous le regard de tous'', a lancé le ministre de l'Intérieur. Une critique à peine voilée de la politique prônée par Jacques Chirac. « Ce dialogue et ce partenariat exigeant, ils doivent s'inscrire dans le cadre d'un échange équilibré entre nations souveraines et alliées, liées par des liens privilégiés », a poursuivi le ministre, annonçant que les relations avec l’Afrique seraient une « priorité » de sa politique internationale, s’il est élu l’an prochain. Nicolas Sarkozy a plaidé pour « une obligation de résultats et plus simplement de moyens » en matière d'aide publique au développement. « La question de l'aide, ce n'est pas seulement: combien? C'est aussi: comment et pour quels résultats? 'Nous ne devons plus accepter que l'aide au développement puisse devenir une prime à la mauvaise gouvernance et aux régimes prédateurs. Comme nous ne devons plus tolérer les détournements auxquels elle donne encore trop souvent lieu », a conclu le ministre de l’Intérieur... source: le figaro
Sarkozy a dit mais a fait. Il est vrai que comme sous Miterrand, Chirac ou les présidents qui les ont précédés, nos politiciens sont friands de la phrase: "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !".
00:50 Publié dans Afrique, Législatives 2007, Sarkozy a dit et a fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, sarkozy, elysée, dictateurs, élections




