22/01/2007

Sassou-Nguesso, l'ex-marxiste Cardin et ses notes d'hotel princières

L'an dernier, j'annoncais qu'une star était née. Je notais dans ce blog, le 6 janvier 2006, que Denis Sassou Nguesso le Président du Congo-Brazzaville était de plus en plus connu dans les journaux américains. Il pouvait, pour cette nouvelle gloire, remercier ses collaborateurs directs et leurs nombreuses malversations sur le pétrole du golf de Guinée. Merci qui ? Merci Itoua, Ngokana et le jeune Denis-Christel Nguesso. La structure complexe des détournements utilisait beaucoup de sociétés écrans au maigre capital mais aux très importants et très rapides mouvements de fonds. Tout cela étant maintenant aux mains de tribunaux européens et américains par la dénonciation des fonds dits vautours. On peut décerner une mention spéciale au FMI qui n'a rien trouvé à redire à ces manipulations congolaises. Encore un double langage de ceux qui dominent le monde, d'un côté on demande soi-disant de la transparence et de l'autre on applaudit des deux mains les techniques illégales des voleurs Congolais. Par contre, on attend toujours de la part du FMI une vraie politique pour supprimer tout ce qui ressemble à un paradis fiscal. Paradis fiscaux qui restent pourtant la meilleure solution pour détourner de l'argent et maintenir une grande partie de l'humanité dans une pauvreté honteuse.

La notoriété de la star Nguesso ne s'est pas démentie depuis cette date. Le bonhomme étant comme le crapaud qui veut se faire plus gros que le boeuf. Il a été nommé Président de l'Union Africaine par ses pairs dictateurs, il a fait créer une course de voiliers avec un bateau, bon dernier, aux couleurs de son programme politique "la nouvelle espérance" (que la plupart des congolais appellent la nouvelle désespérance) et il a même été jusqu'à faire ériger un mausolée à la mémoire du colonisateur de son pays. 

Le résultat est là. Il fait maintenant l'actualité télévisée avec ses factures pharaoniques d'hotel en Amérique quand il s'y déplace pour... demander plus d'argent pour l'Afrique.

Cette année, il nous pond sa deuxième édition de la course du dictateur, euh, de la Route de l'Equateur. Et pour couronner le tout, le dossier à propos des disparus du beach est réouvert en France où son nom apparaît aux côtés de Ndenguet l'homme libéré nuitamment par l'intervention Elyséenne et Dabira qui n'aime pas les juges de Meaux qui lui donne des maux de tête. 

En clair, Sassou-Nguesso, une notoriété qui ne se démentira pas de sitôt jusqu'à ce que son peuple l'envoie à la retraite le plus loin possible du Congo pour lui éviter une pendaison pour haute trahison. Maintenant qu'il est sur youtube, il va faire le tour du monde sans, une fois n'est pas coutume, piller l'argent des congolais.