08/01/2009

Saisie symbolique d'un hotel particulier d'un dictateur africain

La justice Gabonaise a fait arrêter plusieurs représentants de la société civile qui oeuvraient pour aider les ONG occidentales dans leurs investigations sur la spoliation du peuple Gabonais par la gestion clanique d'Omar. L'un d'eux se trouve d'ailleurs sur la vidéo qui suit.

Les ONG ne baisseront pas les bras malgré le soutien indéfectibles des présidents qui se succèdent à la tête de la France vis à vis des dictateurs du pré carré africain. Sarkozy ne dérogeant pas à la règle en ayant, qui plus est, montré très tôt son estime des peuples par son discours de Dakar ou le limogeage de Bockel.

 

 

14/08/2007

La France n'accepte pas qu'on joue avec ses intérêts en Afrique

On trouve depuis hier sur le site de l'Elysée une lettre de remerciement de Sarkozy à Thabo Mbeki:

Lettre de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, adressée à M. Thabo Mbeki, Président de la République d'Afrique du Sud.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 13 août 2007


Monsieur le Président,


Je tiens à vous remercier très sincèrement pour le message de félicitations que vous avez bien voulu m'adresser à propos du discours que j'ai prononcé à l'Université de Dakar le 26 juillet dernier.

Je suis très touché que vous ayez pris le temps de lire ce discours auquel j'accordais une importance toute particulière et suis sensible à votre proposition de porter mon message au peuple sud-africain mais aussi au continent africain tout entier.

Venant de vous qui êtes un des dirigeants qui incarnez la fierté retrouvée de l'Afrique et qui contribuez sans relâche à insuffler une nouvelle dynamique à ce continent, je ne peux qu'être honoré d'un tel jugement.

Vous voulez bien souligner « le courage et la franchise » de ce discours de Dakar. Je vous en remercie. Mais vous le savez, l'Afrique a besoin d'amis francs pour relever les défis auxquels elle doit faire face et je suis convaincu qu'elle y parviendra.

Soyez persuadé, Monsieur le Président, que vous pouvez compter sur la France et sur moi-même dans vos efforts en faveur d'une renaissance africaine. J'espère vivement avoir très vite l'occasion d'un échange avec vous sur ce sujet.

Je vous prie d'agréer Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération et amicale.


Nicolas SARKOZY

Monsieur Thabo Mbeki
Président de la République d'Afrique du Sud

Le président français répond aux félicitations mais pas aux interrogations et aux critiques de ceux qui n'ont pas eu la même lecture de son discours de Dakar. Il est vrai que Thabo Mbeki est réellement le mieux placé, compte tenu de l'histoire de l'Afrique du Sud, pour donner une vision éclairée de ce qu'est la françafrique et des desseins de Nicolas Sarkozy vis à vis des africains (surtout des anciennes colonies françaises). Le monde s'est lui aussi empressé de faire un article sur les félicitations de Thabo Mbeki.

Rien ne change. La politique africaine de la France reste la même et nos médias nationaux se confinent dans un autisme coupable. Et pourtant des voix crédibles s'élèvent pour dire que cela ne peut plus durer. C'est le cas d'Eva Joly qui répondait récemment à une interview dans la tribune de Xavier Harel un autre convaincu que la France doit changer son comportement vis à vis des peuples africains: Article sur le blog de Chantal Cutajar.

Finalement comme l'écrit Eric Mapouya en paraphrasant le Général de Gaulle: "La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts":

"Quand le Général De Gaulle disait solennellement que "la France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts", il n'avait pas du tout tort dans la mesure où sa vision des relations bilatérales et multilatérales entre pays, est centrée sur cette réalité.
De Pompidou en passant par Valéry Giscard d'Estaing et récemment François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les successeurs du Général De Gaulle qu'ils soient de la gauche ou de la droite, continuent de prendre fait et cause pour ce principe qu'ils appliquent à la lettre.
Le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy qui avait promis lors de la campagne présidentielle en France une totale rupture avec le passé, a tout de même réitéré son ferme engagement envers le principe gaulliste selon lequel "les intérêts français de par le monde sont intouchables".
Intouchables sont les sociétés françaises installées en Afrique ainsi que dans d'autres pays car comme on le dit souvent, qui veut s'en prendre à la France, n'a qu'à s'en prendre à ses intérêts installés en Afrique.
Et dans ce cadre, ce ne sont nullement les présidents du Niger, du Centrafrique, de la Côte d'Ivoire, du Tchad, du Gabon etc qui nous démentiront.
Il suffit de prendre connaissance des objectifs du déplacement éclair du secrétaire d'État français à la Coopération et à la Francophonie M. Jean-Marie Bockel au Niger et en République Centrafricaine pour s'en convaincre.
En effet, la visite éclair de Jean-Marie Bockel qualifiée de : "Mission de vérité en Afrique, Amitié et Sécurité, Pétrole et Uranium" a été l'occasion pour le diplomate français de préciser les règles du jeu de la diplomatie française et notamment sarkozienne après son élection à la présidence dans les anciennes colonies considérées comme étant sa chasse gardée. Ce qu'il y'a lieu de dire, c'est que le message des autorités françaises est clair comme l'eau de roche : "il n' y a ni rupture ni continuité dans la doctrine française mais on ne peut pas tout accepter, surtout pas que l'on fasse n'importe quoi".

Et ce n'importe quoi, ce n'est nullement les violations des droits de l'Homme en vogue dans la plupart des pays africains, l'impunité, la mauvaise gouvernance etc. mais c'est plutôt les intérêts français qui sont menacés par les dirigeants africains qui aimeraient faire profiter à leur peuple, les retombées de l'exploitation minière, forestière…, des ressources provenant de leur sol et sous-sol.
A Niamey au Niger, le géant français de l'atome AREVA est soupçonné de financer dans l'ombre la rébellion touareg. C'est ainsi que les autorités de ce pays ont expulsé deux de ses dirigeants. En Centrafrique, les intérêts de la société française Total sont menacés avec la libéralisation du secteur de l'énergie.
Alors, les enjeux sont importants et il fallait coûte que coûte le soutien de Paris pour que le bras de fer entre lesdites sociétés et les dirigeants de ces pays soit décanté. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy tout comme ses prédécesseurs n'a pas lésiné sur les moyens pour dire haut et fort que les "intérêts français sont intouchables et malheur à celui qui s'y aventure" car, il risquera fort bien de perdre sa peau renchérit un observateur de la scène politique nationale.

Au cours d'un tête-à-tête entre le président centrafricain François Bozizé et Jean-Marie Bockel, l'émissaire de l'Élysée n'est pas passé par quatre chemins pour dire que "Paris veut bien aider la République Centrafricaine ainsi que d'autres pays mais à condition qu'ils ne prennent pas en otages les intérêts économiques de la France".
Pauvre au milieu de tant de richesses nationales, la République Centrafricaine tout comme le Niger fait face à une réalité si dure soit-elle, qui impose aux gouvernants de ces deux pays d'entreprendre toutes les réformes économiques possibles tout en protégeant les intérêts de la France. La France alors intouchable ?
C'est toute la question qui se pose et on comprend aisément pourquoi Paris n'a ménagé aucun effort pour voler au secours des régimes tchadien, centrafricain, nigérien qui font face à des mouvements rebelles.

Et dans ce jeu de David contre Goliath que se livrent la France et les États d'Afrique francophone suscités, les aides budgétaires octroyées par Paris à ses anciennes colonies ainsi que les forces françaises déployées par la métropole pour appuyer sinon protéger leurs propres intérêts dans lesdits États sont, à n'en point douter, le symbole de la puissance française dans ces zones.  Une autre manière de promouvoir le néo-colonialisme.

Et comme le dit un ex-combattant de la 2ème guerre mondiale, "Paris pourrait tout de même apparaître dans ce jeu comme le pyromane et le sapeur-pompier".

Lorsque ses intérêts sont menacés, il reconnaît que le peuple souffre, que les droits de l'homme sont violés, que les dirigeants africains pillent le pays, qu'il y a une politique d'exclusion et la mal gouvernance etc. ce n'est qu'au cas où les intérêts de Paris sont bien protégés, qu'il assure la longévité aux régimes dictatoriaux en Afrique francophone. Drôle, vraiment drôle cette politique française.
Alors, on s'aperçoit que dans le cas d'espèce que tous les moyens de pression sont bons et la France ne lésinera pas sur les moyens pour faire taire tous ceux qui tenteront de s'en prendre à ses intérêts fussent-ils aussi présidents des États souverains."

Eric Mampouya

23/06/2007

Sarkozy aime la sagesse africaine

Billet du 25 mai de cellule France Afrique: "Il n’aura pas fallu 10 jours pour que le nouveau président accueille à l’Elysée le doyen des dictateurs africains. Lire la suite...

Et récidive le 5 juin: "Omar Bongo, président du Gabon depuis plus de 40 ans, a été reçu par le président Sarkozy puis a reçu bon nombre de ministres du gouvernement la semaine dernière à Paris. L’histoire ne dit pas si c’etait à l’ambassade du Gabon ou dans un de ses quelques biens mal acquis parisiens ! Lire la suite...

Hier afrique centrale info titrait : "Le président Bongo Ondimba condamné en France. [...] Selon l'avocat, Me Jean-Philippe Le Bail, le tribunal a demandé dans sa décision rendue jeudi que l'indemnisation soit augmentée "des intérêts depuis 1996", motivant notamment sa décision par "la mauvaise foi" de M. Bongo dans cette affaire." Lire l'article en entier...

Omar Bongo, son beau-père Denis Sassou Nguesso et beaucoup de membres de ce clan congolo-gabonais partagent beaucoup de défauts, en particulier la mauvaise foi.

Nicolas Sarkozy écoutera-il les conseils, que l'on espère inspirés, d'une secrétaire d'Etat de 30 ans qui pensera aux déshérités de son continent d'origine ou continuera-t-il à perpétuer la tradition Foccart en s'acoquinant avec les dictateurs qui par leur mauvaise foi condamnent chaque année des milliers d'africains à une mort prématurée après une vie non vécue ?

 

Un article complémentaire à lire sur rue89: "La carte des résidences de la françafrique".  Carte qui est très loin d'être exhaustive, tant la mauvaise foi et le mensonge est une caractéristique de ce monde.

21/06/2007

Première nuit contre la Françafrique

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Je souhaite que Rama Yade ne soit pas qu'une belle jeune femme. Que ses origines et la dénomination de son secrétariat d'Etat l'inspirent fortement dans les décisions indispensables à prendre pour en finir avec la Françafrique une fois pour toutes. Cela ne sera pas facile avec un ministre comme Kouchner qui n'a pas hésité à faire des missions pour le dictateur Sassou Nguesso quand il n'avait plus de portefeuille de ministre.
Le Monde: "Rama Yade était taillée sur mesure pour devenir, à 30 ans, la benjamine du gouvernement, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et aux droits de l'homme. [...] La jeune secrétaire d'Etat ne sait pas encore en quoi consistera sa mission sur les droits de l'homme."
Madame la ministre, branchez-vous sur Zalea TV et prenez rendez-vous avec les gens de survie ou Sherpa, vous comprendrez bien vite ce que l'on attend d'un secrétaire d'Etat aux droits de l'homme dans le gouvernement du pays des droits de l'homme. Vous en apprendrez bien plus, malheureusement, qu'avec votre ministre de tutelle (tout socialiste bon teint qu'il est comme l'était l'équipe de Miterrand qui a fait plus de mal à l'Afrique que tous les gouvernements de droite précédents).

25/05/2007

Omar Bongo et la Françafrique reprennent leurs vieilles habitudes à l’Elysée

Note de Survie:

Omar Bongo et la Françafrique reprennent leurs vieilles habitudes à l’Elysée

Communiqué de Survie le 24 mai 2007

medium_banderole-survie.jpgLors de sa campagne électorale, notamment à l’occasion d’un déplacement au Bénin en mai 2006, Nicolas Sarkozy a promis de « refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques », de « tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités » et de «cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures».
Nous venons pourtant d’apprendre que le premier chef d'Etat étranger invité à rencontrer le nouveau président français à l’Elysée sera Omar Bongo Ondimba, le tyran qui tient le Gabon sous sa botte depuis plus de 40 ans sous les applaudissements hexagonaux.
De deux choses l'une - ou Monsieur Sarkozy trahit là ses promesses, ou il n'est pas conscient
qu’Omar Bongo est un dictateur. La deuxième hypothèse étant peu crédible, il nous faut constater que notre président vient, en connaissance de cause, de rater une occasion de  prendre ses distances avec une politique française  faite depuis plus de 45 ans de néocolonialisme et de paternalisme. 
Cette visite est un déni de justice, une manifestation d'indifférence morale à l'égard des démocrates gabonais, dont le découragement devant l'indécence française est plus que compréhensible.

Nicolas Sarkozy n’en est pas à son premier faux pas. Peu après ses déclarations faites au Bénin en mai 2006, le candidat Sarkozy avouait au journal Jeune Afrique  ses liens d’amitié avec quelques présidents africains parmi lesquels deux dictateurs notoires, Omar Bongo et le Congolais Denis Sassou Nguesso. Si le candidat affirmait alors qu’il n’avait pas l’intention de mélanger amitié personnelle et amitié officielle, les partisans d’une politique de la France en Afrique responsable et transparente , en mars dernier, s’étaient indignés de voir Omar Bongo recevoir Nicolas Sarkozy dans son somptueux hôtel particulier du 16ème arrondissement en pleine campagne électorale .
Le président gabonais a été également une des premières personnalités à recevoir un appel téléphonique de Nicolas Sarkozy le soir de la proclamation des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle. Un coup de fil dont Omar Bongo s’est vanté quelques jours plus tard à l’antenne de RFI, évoquant un appel de « remerciement » tout en restant évasif sur le type de soutien apporté au candidat de l’UMP qui aurait rendu celui-ci redevable vis-à-vis du « sage gabonais » . Un comble pour un candidat qui a déclaré en 2006 que la France n’avait (économiquement) « pas besoin de l’Afrique ».

La « Françafrique » dont Omar Bongo (intronisé en 1967 par Jacques Foccart, l’homme de l’ombre du Général De Gaulle) est une des figures de proue et qui a connu de si belles heures sous les règnes des présidents français successifs vient-elle de trouver son nouveau guide en la personne de Nicolas Sarkozy ? Si l’on se fie aux liens d’amitié de ce dernier avec les présidents gabonais et congolais (et d'autres…) mais aussi avec certains chefs d’entreprises ayant des intérêts considérables en Afrique (Bouygues, Bolloré) on peut difficilement être rassuré sur ce point .


Survie s’associe à un rassemblement de protestation
Esplanade des invalides vendredi 25 mai à 16h30
(RDV Sortie métro des invalides)

Contact presse : Association Survie - Tél. : 01 44 61 03 25

06/05/2007

Fraude électorale en marche pour les législatives

Je viens de recevoir ce texte dans ma messagerie. Ce que nous pressentions est déjà en train de se multiplier. Le clan est prêt à tout pour conserver le pouvoir obtenu par les armes. Quelle chance nous avons en France de pouvoir voter alors que nous savons que la probabilité des fraude est faible. Ce n'est pas le cas en Afrique comme le Nigéria et le Mali l'ont montré récemment. Au Congo, la fraude est industrialisée pour permettre à Sassou de garder une majorité qui lui permettra de continuer de piller son pays en toute impunité avec la bénédiction des observateurs internationaux dépêchés pour l'occasion.

L'un des sport favoris de Sassou à commencé dans le Niari (la fraude électorale)

Le Maire apparenté PCT de Mossendjo, dans le département du Niari, vient d'être pris la main dans le sac, confirmant ainsi l'exercice du sport préféré du pouvoir de Brazzaville, qui est l'organisation sans relâche de la fraude aux élections futures comme en 2002.
A Mossendjo, forteresse imprenable de l'ancien Président de la République, Pascal Lissouba, grâce à la vigilance des populations, on vient d'éventrer la fraude que commence à préparer le pouvoir, sur instructions de Mr Ibovi, ministre de l'administration et du territoire, auprès de ses Préfets, Maires de communes et sous-préfets.

Déjà en 2002, ce maire récidiviste, avait gonflé allégrement les listes électorales en portant par exemple ; la bourgade de Boungoto, ou vivent seulement 15 (quinze) personnes, à 750 (sept cent cinquante) électeurs, sans compter plusieurs doublons sur les listes des bureaux de vote ; le nom de Mr Mbobi Maurice, administrateur maire de Mossendjo, s'était retrouvé plus de dix fois sur les listes électorales dans plusieurs bureaux de vote de la ville, avec les mêmes dates et lieu de naissance.

Les hommes en armes des COMUS, présents à Mossendjo en 2002, avaient aussi largement votés plusieurs fois dans tous les bureaux de vote ; de Boungoundza, la gare et les quartiers 4, 6, 5, 7 et 1.

Résultat : Mr Sassou, avait eu 94 % aux élections présidentielles de 2002 à Mossendjo, alors que la population n'avait pas été votée en masse, le maire ayant rempli seul la majorité des urnes avec son directeur de cabinet
L'incident le plus révélateur qui a déclenché une vive bagarre, ce vendredi 04 mai 2007, s'est produit au quartier N° 9 de Mossendjo à la gare.
Mr Pépé kallé, délégué de seko, habitant du quartier a découvert avec les autres délégués des partis que le chef de ce quartier, enregistre les noms des électeurs qui n'habitent pas la ville, mais proviennent plutôt des villages de : Popo, Massanga et Obouéssé appartenant au district de Moutamba.
Toutes ces personnes surprises en flagrant délit par les populations du quartier, sont munies des pièces d'état civil délivré par l'ancien Sous-préfet de Mayoko, en la personne de Mr Tombet Roland, homme de main du maire et elles reconnaissent toutes, être habitants des les villages du district Moutamba, ou le Maire, Mr Mbobi Maurice, s'était rendu en personne, pour leur demander d'aller se faire inscrire sur les listes électorales de sa ville de Mossendjo, afin de voter en sa faveur en juin 2007 moyennant une récompense pécuniaire.
Le maire, leur aurait donné la garantie, qu'il n'y avait aucun risque pour eux, puisqu'il (Mr le Maire) est mandaté par le Président Sassou Nguesso lui même, et il est son plénipotentiaire dans toute la zone du Niari forestier.
Suite à cette bagarre qui a fait des blessés, il semblerait que le Préfet du Niari, tenu informé, va diligenter une enquête sur cette affaire qui n'augure pas des lendemains meilleurs quand à la transparence des élections à venir.
Devant le fait accompli, les autorités municipales de Mossendjo ont trouvé bon de suspendre par l'entremise de Celtel Congo, toutes les communications téléphoniques entrantes et sortantes en direction de Mossendjo durant toute la journée du 04 mai 2007 dans l'après midi.
On comprend donc aisément, la petite phrase prophétique et provocatrice en même temps, de Mr Sassou qui disait lors de sa tournée dans la Bouenza, du 30 avril au 03 mai 2007, je le cite :
"Nul n'a le droit d'évoquer la violence au moment ou l'on parle de dialogue et de recherche de consensus".
Cette boulimie insatiable du pouvoir, est le résultat de la multiplication de la part du PCT, de plusieurs contrats de partage des postes, avec le MCDDI, les partis de la majorité présidentielle et ceux provenant des FDU, malgré cela, les hommes de main de Mr Sassou, vivent dans l'angoisse du lendemain pour affronter la censure du peuple souverain.
Ceci est la preuve irréfutable, du gouvernement de Sassou, qui craint comme une peste, la commission électorale indépendante gage d'une véritable transparence des élections de 2007 et 2009.
 
Mr Ibovi qui se gargarise devant les écrans, préfère demander uniquement dans sa nouvelle loi électorale scélérate, aux préfets, sous-préfets, Maires, Directeurs généraux, de prendre des mises en disponibilité pour participer aux élections législatives, cependant les membres du gouvernement, peuvent continuer à assumer leurs fonctions tout en étant candidats, drôle de république bananière.


Joseph Leboulou.
Dolisie, le 04 mai 2007

 

08/01/2007

Une petite explication de ce qu'est la françafrique

13/11/2006

Sassou sur TV5 - Europe 1 (9)

Episode 9: Sassou et les flux migratoires 

Journaliste: Vous parliez à l'instant de l'Europe. L'Europe qui s'étend à l'est. On parle même de l'Ukraine aujourd'hui. Est-ce que vous n'avez pas le sentiment que, euh, en tout cas c'est ce que disent certains de vos collègues chefs d'Etat, que cette extension à l'est nuit un peu au fond à une solidarité vers l'Afrique, vers le sud. Est-ce que vous, vous ressentez ça ?

DSN: Bon, nous.. nous, pensons que l'Europe, euh, fait son développement en tenant compte, euh, euh, de ses propres réalités et qu'elle s'étende, euh, à l'est ou pas. Ce que nous attendons, c'est qu'il y ait une réelle politique, euh, vis à vis de l'Afrique qui soit une politique de développement. Nous ne croyons pas que les, les barrières qu'on émet, qu'on met ici et là, les barbelés [Sassou a une façon amusante de dire barbelés...], les patrouilles en mer, si l'Afrique devait avoir 1 milliards et demi d'habitants d'ici là, et que ces solutions seraient valables s'il n'y a pas un réel développement de l'Afrique et il y a des pays africains qui ont 60% de leur population de moins de 20 ans. Et ces jeunes là... ils viendront en Europe.

Journaliste: Comment vous réagissez lorsque ces jeunes aujourd'hui meurent le long des côtes de l'Espagne par exemple. Comment est-ce que vous en charge de l'Union Africaine vous vivez ces drames quotidiens ?

DSN: C'est, c'est tragique. C'est ce que je décris, c'est parce que il n'y a pas le développement en Afrique. Et ces jeunes ne peuvent pas, euh, euh, rester en Afrique et si en plus de cela il y a le mirage des télévisions, on montre la France comme le Paradis. Paris, avec le, la mondialisation (?) ... Londres. Et s'ils n'ont pas d'avenir en Afrique. Je ne vois pas comment on pourrait les empêcher.

Journaliste: Mais certains de ces jeunes disent aussi qu'ils fuient des pays sans perspective démocratique, y'a pas que l'économie ?

DSN: Mais les 2 vont ensemble, les 2 vont ensemble...

Journaliste: L'emploi et la démocratie ?

DSN: ...les deux vont ensemble.

Journaliste: On dit même que certains présidents les laissent fuir car finalement c'est autant d'opposants qu'ils n'auront pas chez eux.

DSN: C'est faux. C'est 100% faux. C'est 100% faux.

Journaliste: Pourquoi vous le dites ?

DSN: Par ce que je connaîs des chefs d'Etat qui ont décidé dans des accords bilatéraux. Qui ont décidé que ces jeunes reviennent dans leur pays. Donc, ils n'ont rien fait pour qu'ils partent.

Journaliste: Quand vous entendez ici, parler d'immigration choisie, voulue, partagée, concertée qu'est-ce que cela vous fait ? 

DSN: Ben, vous voyez bien que c'est à l'opposé de, de ce que j'ai dit tout à l'heure. Parce que je propose un réel programme de développement pour l'Afrique. Et pour que les jeunes restent, euh, en Afrique et bon, ceux qui pourraient partir, euh,  dans d'autres pays, euh, qu'ils ne soient pas comme des malpropres, non, mal reçus là où il vont et qu'ils soient reçus avec un minimum de... délicatesse (?)

Journaliste: En tant que Président de l'Union Africaine, est-ce que vous sentez qu'il y a à l'intérieur même du continent Africain des migrations de population ? A la fois de la migration et de l'immigration ?

DSN: Oui. A l'intérieur du Continent. Oui même voulue, pourquoi pas. Les populations passent d'un pays à l'autre et il faut aussi dans le cadre, euh, euh, de notre programme d'intégration économique sous-régional. Y'a des programmes qui permettent ces libres mouvements de, euh, population et... de biens. 

Journaliste: Est-ce que vous comprenez, bien sûr, il y a le devoir de développement, qu'il y ait certains Etats Européens, etc..., un devoir de contrôle de leurs frontières ? Euh, euh, et de police à l'égard des filières de bandits, parce qu'il y a en même temps ces trafiquants et ces passeurs. Est-ce que des 2 côtés, du côté africain et du côté européen, il ne faut pas être plus sévère, euh, à l'égard de ceux qui se comportent comme à l'époque de la traite des noirs ?

DSN: Ouais, je ne dis pas que l'on aura mis fin, euh,  aux voyous, aux bandits, aux criminels. Ben de là, à considérer des milliers de jeunes qui, euh, vont aux îles Canaries ou qui meurent, euh, euh, à Gibraltar, de là à les, les confondre aux vulgaires bandits.

Journaliste: Ah non pas eux! Pas eux ! Pas eux! Ceux qui s'occupent des filières, ceux qui s'en servent, qui leur font miroiter ce que vous avez dit vous-même, le Paradis...

DSN: Ce sont des criminels. Je parle des criminels. Ceux-là ce sont des criminels, ils doivent être traités comme tels.

A suivre... Episode 10: Sassou, les financements innovants et les préjugés (Mercredi 15 Novembre)